‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 71 sur 122 · TUMEURS DE LA VULVE · texte numérisé non relu

TUMEURS DE LA VULVE

B. Tumeurs de la vulve duei à la présence d'un organe voisin»

Les organes qui peuvent venir faire tumeur à la vulve sont le vagin, la matrice et Tintestin.

Le vagin et la matrice n'apparaissent à ToriGce vulvaire, et par conséquent ne s'opposent à la copulation que par suite de déplacements qui m'occuperont ailleurs.

La présence de l'intestin dans les grandes lèvres m'arrêtera ici un instant, parce que ce genre de hernie est peu connu, et que, d'après les rares exemples que nous en avons, il parait alTectionner l'âge le plus propre & la génération.

Cette hernie signalée, je crois, pour la (fremière fois par A. Cooper, qui en a donné deux observations et qu'il appelait pudendal hernia^ est ainsi décrite d'après lui dans la Bibliothèque du médecin praticien : « La tumeur formée par cette hernie parait, à l'extérieur, un peu audessus d'une ligne qui, partant de l'orifice extérieur du vagin, se dirigerait de dedans eu dehors. Cette hernie débute comme la hernie périnéale et la hernie vaginale latérale. Elle pousse d'abord en bas le péritoine, qui va du vagin au rectum, et puis, au lieu de se développer dans le premier de ces canaux comme la hernie vaginale, au lieu de proéminer sur un point très voisin de l'anus, comme la hernie périnéale, la hernie vulvaire se développe surtout dans l'épaisseur de la grande lèvre, sur le point indiqué par A. Cooper; pour y parvenir, les organes déplacés passent d'abord derrière un ligament large de l'utérus, poussent devant eux le péritoine dans le sillon rempli de tissu cellulaire qui sépare le vagin du rectum; puis ces organes

écartent les fibres des aponévroses périoéales» celles du

&94 LiiSIONS KËCAIIIUUB8 DE l'aPFAIIIL COPtLATRtl. muscle felcveur du l'aiius an moment où il va «'insérer »ur les cAtés du vagin. D'ajtr^!! cette mnrche de In hcrriiu ol le siège <|ue son font! va occnj>er, on peut prévoir (|ue Car* tère vaginale sora placée en dcdan)! du .itic , l'artère honteusc intenie en dehor:*. Lu position de cm dent vaitscaui fait entrevoir la nécetsitif d'un dêbrid(?ment méthodique dans les cas d'étranglement (t). »

J'ai dit tout h l'IiL'ure [}uc cette hernie était peu connue, et qu'on l'avait loujoun obiervéi; ii l'Age le plas Tavorable a la cojiulation ; In science, en eiïet, n'en possède que Irolt exemples bien aulhentiqueï , dcu\ qui appartiennent k A. Cooper, et le troisifrine communiqué par M. S. Cloqueth Murât, l'uuleur de l'article VuLvt du Dictionnaire des sriences médicales. Les malades du rhirur{;ien sn(;lat3t n'avaient i]ue uiigt-dem ans, cl celle de M. Ctoqurl vingtquatre.

Qu'on me permette de rapporter en entier celle deroii re observation, qui me dispensera de plus longs développements sur ce sujet. « La domestique du garde-magasto de l'hdpitnl Saint-Louis, jeune fille Agée de vingt-quatre ans, d'une constitution sëctie et nerveuse, vient me consulter, dit M. J. Cloquet, au mois de février de la présente année. sur une maladie qui lui était survenue, dcpuii! peu de temps, au\ organes ciléricurs de la génération. L'ajant eiaminée, je trouvai, dans la piirlic postérieure de la grande lèvre droite, une tumeur arrondie, rénilcnle, du volume d'un gros marron, qui iioulevail la peau et faisait saillie en dedans do la vulve. Cette tumeur, un pi'U douloureuse an toucher, se prolongeoit à la partie latérale droite du vagin, sous la forme d'une saillie longitudinale, longue de deui

(I) Bibliothèquf du midtein pralkie», t. I, p. 13.

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