‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 73 sur 122 · TU1IBUR8 DU VAGIN. S · texte numérisé non relu

TU1IBUR8 DU VAGIN. S

ces infirmités : ainsi, on parle (1) d'une opération pratiquée par Petrunti contre la hernie vaginale ; mais ce fait est révoqué en doute, et surtout par M. Velpeau, qui dit très eipliciteroent que la prétendue hernie vaginale opérée par le chirurgien italien pourrait bien n'avoir été qu'un abcàs recto*vaginal (2). De même encore M. Malgaigne rappelle dans le Mémoire que j'ai déjà cité, qu'il a reproduit (3) une opération tentée par M. Bellini, de Florence, pour un rectocèle du volume d'un gros œuf de poule; mais il ajoute que, pour lui, ce rectocèle n'était autre chose qu'un pro* lapsus vaginal.

En résumé, les tentatives faites jusqu'à aujourd'hui pour obtenir une guérison radicale de la hernie vaginale et du rectocèle ne paraissent ni assez concluantes ni assez authentiques pour engager les praticiens à entrer dans cette voie, et à abandonner celle des palliatifs qui, s'ils augmentent encore les obstacles à la copulation, ne font du moins cou* rir aucun danger à la femme.

CORPS ÉTRANGERS DE L'ÀPPARBIL COPULATEtJR.

Il est bien évident qu'il ne peut s'agir ici que des corps étrangers introduits dans le vagin, car ceux qui seraient appliqués sur lu vulve seraient, ou sous la dépendance de la volonté de la femme, et si, par conséquent, ils n'étaient point enlevés, l'empêchement a l'introduction de la verge dans le vagin reconnaîtrait une cause tout a fait étrangère à l'organisme; ou sous la dépendance d'une volonté autre que celle de la femme, mais plus forle qu'elle . Dans ce groupe vien-

(1) Gazelle médicale de Parin, 1826, p. 424.

(2) Médecine opéraloire, 2* édilion. Paris» 4 839, t. lY, p. 214.

(3) Gazelle médicale, 4836, p. 200.

508 LËSIOMit HËCAMVUES DE l'aPI>ARKIL COPUI.ATBDK.

drail se placer l'iriGbulation, si relie mélhode barbare de garder la virginité des filles et l'honneur des remcnes n'était pas frappée de toute la réprobation qu'elle mérite, el *i je ne m'étais pas interdit dans cet ouvrage toute excursion en dehors du domaine de la médecine proprement dite.

Je n'aurai donc, ainsi que je le disais tout h l'heure, cju'â ■n'occuper des corps étrangers introduits dans le vagin.

L'eiamen comparatif des accidents que peut amener l'introduction d'un corps étranger dans ta cavité vaginale, aui points de vue de l'impuissance el de la slérililé de la femme, mérite , à coup sûr, une certaine attention, car les faits de ce genre se présentent fréquemment dans la pratique, depuis surtout que l'on fait un usage presque obusif des pessaires.

Il est incontestable que certains corps étrangers introduits dans le vagin n'occasionnent ni impuissance ni st^tlité, etbien plus, que leur présence facilite au contraire la fécondité de la femme. Il m'est jilus d'une fois nrriié (l'introduire une éponge dans le vagin pour alteindn M résultat, soit que je voulusse modiËcr momentanùinent la direction du col utérin, soit que je me proposasse de déterminer sur cet organe une excitation indispensable à la fécondation, comme je le dirai ailleurs, et qui faisait déftul.

Je n'ai donc pas à in'occuper ici de cette classe de corpt étrangers.

Il en est d'autres qui, sans empêcher la fécondation, s'opposent complètement, ou tout au moins d'une manière douloureuse, au rapprochement des sexes; de ce nombre est la très grande majorité des pessaires, surtout s'il oiirte un prolapsus de la matrice assez prononcé cl une latité det parois vaginales asset grande pour laisser couler l'instrument contenteur, et par suite, pour ne plus pcrmcllrcà celui-d

de soutenir la matrice.

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D'autres enfin, en obstruant complètement la cavité vaginale, déterminent tantôt la stérilité seulement et tantôt l'impuissance et la stérilité, suivant la hauteur à laquelle le corps étranger est arrêté.

Comme on le voit, la distinction est importante à faire, non sous les rapports de Tétiologie et du traitement, mais aux points de vue des symptômes et surtout des accidents divers que peut entraîner la présence de ces corps étrangers.

Les motifs qui amènent l'introduction d'un corps étranger dans le vagin sont nombreux et variés ; tantôt, comme je le disais plus haut, c'est le médecin lui-même qui a placé un pessaire, une éponge, ou tout autre objet qui, oublié par la malade, séjourne dans Torgane pendant un temps quelquefois très long ; tantôt c'est une pensée de luxure, Tappàt du plaisir vénérien qui a sollicité l'introduction dans la cavité vaginale d'un corps quelconque, et qui , au moment du spasme cynique, comme disaient les anciens, a échappé des mains de la femme et est resté dans l'appareil copulateur, protégé par un sentiment de honte ou de pudeur; tantôt enfin la présence du corps étranger dans le vagin eat le résultat d'un acte criminel ou de brutalité, comme dans le fait, observé par Dupuytrcn, de cette fille de la campagne, qui portait un petit pot dont la concavité regardait le col de l'utérus, et qui avait été placé 1^ par des soldats, après le viol commis par eux sur la jeune fille.

Quel que soit le motif qui ait amené le corps étranger dans le vagin, il est incontestable que sa présence s'oppose plus ou moins à l'entier accomplissement de la fonction génitale. Je ne parle pas des autres accidents pathologiques qui en peuvent résulter, tels que la douleur, l'inOammalion, la déchirure, la gangrène même des parois vaginales, car je me dois renfermer dans le cadre de ma thèse.

us LËSIUNA MftCAMQDSS ilH I.'AVMItRII. C0PI3LATBVB.

A ce point (le vuo eicluslf, In précence du cnrp» étranger peot ne rendre que le coït, ou impo»iible, ou »iin|tlefflenl doalourcut, siin% empêcher la f^condiition; ou bien, lotit CD étint un obstacle plus ou ntoios ab<ioln à la ropulalion, il peut, en même temps, s'opposer i l'urritée du «(wriue iêo» l'utérus, et par conséquent, rendre impoisthle rimprégDIlion.

On conçoit très bien, en effet, que si le col de l'alénu abais)iéA'i;ii|;(i)iCiluni4 un pesMiri-, le congrus sera înrofflplet, douloureux pour la femmo, dont le musenu de tanche ann i lup|)urlL>r len chws de la ter^f., et pt'nibli' peur l'Iioinme, dOBt te gland viendra heurter \v% parois endurdfs du pc»- Htre^ muis, niat^rn ces cirronstnnceN défavorables uo pli>> sir, non ti'cm|i<^rhera le itperme de venir frapper le mnseao de tanche, de pénétrer dans l'utérus sans qu'il soit arrtié par la tuméfadion que présente ordinairement, en Kmblable occurrence, le col de la matrice, et d'accomplir l'acte de la fécondation.

Dans l'observatioD de Dupujtren, la femme était faUl** ment condamnée à une stérilité d'une durée plus ou moiai longue, puisque l'ouverture inférieure de l'utérus était en- Uirement soustraite k l'action de la liqueur Rperraatiqoe.

La thérapeutique des corps étrangers du vagin est boiét sur les prJDcipes généraui de la médecine opératoire dtt corps étrangers en général. — Je ne dots donc pas m'y arrêter ici. — Seulement je ferai remarquer que dans certaines circonstances cette ettraction est entourée des plu grandes diflicultés, parce que très souvent des concrélJMM se forment sur le corps étranger et en empêchent le glissement, et parce qu'aussi quelquefois des végétations fongueuses se développent sur ta muqueuse, s'étendent jusqM sur le corps étranger, et lui conatitueot ainsi du lient q>i

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