‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 85 sur 122 · STÉRILITÉ RELATIVE · texte numérisé non relu

STÉRILITÉ RELATIVE

que l*une et Tautre aient au cœur un amour discret de jeune fille et qu'elles n'apporlent h la couche nuptiale que Tindirrérence la plus profonde, que la froideur la plus marquée. Au bout d'un temps plus ou moins long de stérilité^ Tune, entourée par son mari de soins et de prévenances, oublie (car tout s'oublie dans ce monde, même l'amour le plus insensé ! !), oublie son affection déjeune fille, et, vaincue par les délicates attentions dont elle est l'objet, elle reporte sur son mari la tendresse qu'elle avait jusqu'alors éloignée de lui, et, s'nnimant enfin sous ces caresses, elle obtient un fruit de son nouvel amour. L'autre, cédant au sentiment qui la domine, ou, si Ion préfère, poussée par une fatalité que les circonstances expliquent sans la légitimer, déserte la couche maritale, et trouve au milieu des voluptés de l'adultère une fécondité qui l'avait fuie dans le calme du devoir.

Dira-t-on que chez ces deux femmes la faculté procréatrice est sous la dépendance de leur affection nnorale ? mais s'il en est ainsi, si l'état de l'Ame influe à ce point sur la fécondité de la femme, on ne peut espérer la détruire qu'en modifiant les aspirations morales, et alors le médecin n'a plus que faire, il doit s'en remettre i la prévoyance de ce petit dieu malin sur les yeux duquel les anciens avaient rois un bandeau.

Et cependant les toniques à l'intérieur et surtout Télectricité sur place peuvent, sans lui donner le plaisir vénérien, restituer à la femme la faculté procréatrice. Les faits de guérison de ce genre ne manquent pas dans la science, et j'aurai l'occasion d'en parler plus longuement ailleurs. Mais d'ores et déjà, dans les cas où l'électricité seule est appliquée, quelle modification , je le demande, a-t-on apportée soit à l'économie générale, soit aux sentiments

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l'accomplit.

Je le répMe encore, le plaisir vénérien n'eut point te Mimoins de l'eicitobilité utérine; il n'en est <|u'tio imltoe el fn«lc|tief<ii« le «ignal.

Cependant cet indice n'est pas infaillible, et l'on rencontre des femmes qui, avec une volujité contenue dans de justes limites, et ait milieu des meilleures rondîtiont de la santé pénératc et des afTertions de l'ime, n'ont aucune excitabilité du c6té de l'utérns et restent stériles.

Mais ce sujet m'occupera ailleurs ; il me suffît ici d'ét** blif que l'eicitabililé de l'utérus, bien qu'indépendante da ptaisir vénérien . peut cepemlant subir son influence ; et que eeltu influence, qui se traduit par un état essentiellement local, et qui n'emprunte rien aux idées d'harmonie on de contrastes, rend parfaitement compte de certaines grossesses tardives et de certaines stérilités relatives.

En résumé, et telle est la conclusion que je tire des considérations qui précèdent, il v a (rois sortes de stérilité : une qni est te fait de l'homme; une qui appartient en propre i la femme, et une troisième qui résulte d'un vice dans les rapport-* des conjoints.

Uam eetu dernière espèce de stérilité, la sevle ^

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