‹ Traité de l'impuissance et de la stérilité v. 1-2Chapitre 84 sur 122 · BE LA BI&B1L1TË · texte numérisé non relu

BE LA BI&B1L1TË

il'sDlros, les cauie» les plus opposées antùncnt ilcs résullsl^ idenliquL's

On voit ûî-jh le (»« qu'il Taut faire de ces »lérilit^« retatives basées sur les iiicompalibilités d'humeur, la haine, le néprii, eu un mut, sur toutes les passioitti répuUites à9 l'Ame; cl l'on devine ~ '' '~ ' ou contraire, rnpporter i BDe circonstance essenin orfjanique , matérielle ,

buucoup de ces sié i dont on s'ingéniait à placer les

causes dan!i le domaine de l'i irait pu livrera nos passion:

ion œuvre.

Lesci)usi<lénitions<|ue je vie itions lo|iograplii(|ueï, i[u'oi

jtion, comme si la naluro rtie U plus esscrilielled

( d<.> pi'éseuler ! pas'B te mol,

ir les cooel phr^io-

logiques du col de l'uléruit dons l'ado de la fécMnda(i« me poussèrent h regarder de plus près ces prétendues stérilités relatives dont j'ai perlé au début de ce chapitre, et sur la réalité desi|uelles le fait suivant me suggéra le premier doute.

Après cinq années d'un mariage stérile, madame X... a des rapports avec un jeune homme et, à son grand étonnement, elle devient enceinle; je dis i son grand étonnement, parce que le mari ayant eu des enfants avec une de ses domestiques qu'il avait séduite, madame X... croyait porter en elle seule la cause de l'infécondité qui avait frappé la courhe conjugale. En présence d'une grossesse aussi inattendue, il fut démontré ous deui amants que la stérilité dont la dame X... avait été affectée pendant cinq années, alors qu'elle u'avail eu de relations qu'avec son mari, était bien réellement produite par un défaut d'harmonio entre les deui époui.

Lié d'amitié avec l'amant et par suite de circonstances qu'il est inutile de rapporter ici, je fus mis dans le secret

STÉRILITÉ UBLATIVE. 585

de l'aventure. Comme le fait me paraissait bizarre et que je n'avais, d'autre part, aucun moyen de vérification, ne connaissant pas madame X..., j'en fus réduit aux explications bien superficielles que me donnait le jeune homme ; cependant une circonstance, à laquelle les deux amants n'avaient prêté aucune attention, me frappa : c'est que dans leurs ébats amoureux, le coït avait été plusieurs fois accompli dans une position anormale et surtout différente de celle que le mari avait l'habitude de prendre.

Je ne pouvais contrâler les suppositions que me suggéraient ces confidences; d'ailleurs eussé-je pu soumettre madame X... à mes investigations, que cet examen n'aurait probablement pas amené une certitude, car si, comme je le supposais, la stérilité de madame X... tenait à une déviation du col de l'utérus, ce déplacement devait avoir disparu, ainsi qu'il arrive souvent, par TelTet de la gestation.

Je ne pus donc retirer aucun enseignement positif de ce fait, mais il me donna l'éveil sur la possibilité de certaines circonstances trop négligées jusqu'ici, et de la valeur desquelles il était facile de s'assurer.

L'occasion s'en offrit bientôt à moi.

M. X..., habitant la rue des Vieux-Augustins, marié depuis six ans, sans enfants, vint me consulter sur la cause de l'infécondité de son mariage. Soumis à un examen sévère tant sous le rapport de ses organes que de son sperme, et à un interrogatoire minutieux sur toutes les circonstances qui accompagnaient le coït, il me parut n'avoir en lui aucun motif de stérilité, et je le priai, en conséquence, de décider sa femme à subir mes investigations.

Le désir que celle-ci éprouvait d'avoir des enfants leva tous ses scrupules ; petite, mais bien conformée, d'un tempérament lymphatico - nerveux , madame X... avait été

68H w LA vrKHiurk.

réglai' lie quinze à seite uns , et depun ctUe ^poijor (elle en avait oUn» vin{(t-()Ufitre) elle avait été régiitièremenl et as^ez abonilamincnl numitrui^e. Quelque!! fliiuun blanches evistnient, ii ai» en Irè» faible aboitilunce ; seulemeiiL elles augmentaient un |>tju, uinit qu'il arrive cbu

1 menstruelles.

beaucoup (le femmes, nui ^

Les tJésirs véni^rieiis étaient ini déré», et le coil u'oOroil rien il'auormal un point de vu» le« œani(t':«t«tio»s tuiuplueuseï^.

L'ennmen abdominal ne rien soufti^oimer «lu çMé

de la matrice et de ses unneiLes, mais le touriier va^tiiMl me Rt constater une déviation antérieure du rot de l'utérus avec renversement eu arrière du corp* do col organe.

Ce di^plaremenl de l'organe ge^tateur me parut jtrt! la csu<ie de la stérilité.

S'il en était ainsi, la férondalion devait s'opérer, si, par un arti6ce quelconque, le col de l'utérus était ramené dans son aie normal, ou plutAt dans l'aie du plan suirant lequel s'opérait l'éjaculation de l'homme.

Deux mojens s'olîrnient à l'esprit :

Ou changer la position du col de l'utérus et faire rentrer, ne fût-ce que momentanément jiendant le coït, le mu- ■eau de tanche dans la diriiction du ji-t spermatique; ou, par un artifice de position pendant l'accouplement, modilier la diiection de te jet, de sorte qu'elle ne fût plus relie <le l'axe du vagin, mais qu'elle fût portée en avant et en ItauU

Je m'arrêtai au premier de ces inojeiis, qui était tout à la fois le plus médical et le plus décent.

Un tampon, porté dans le rectum, aida, non à faire basculer l'utérus, ce qui me paraît fort diflicile, mais à le porter et à le soutenir dans un plan moins incliné.

Eu même temps que je plaçai ce tampon, je i

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autant que je le pus le col de la matrice en arrière, et je glissai entre lui et la paroi antérieure du vagin un cylindre préparé d'épongé. Cette espèce de coin, dont le volume devait nécessairement augmenter par les mucosités dont sa présence rendait la sécrétion plus abondante, avait pour mission de maintenir le col dans Taxe du vagin et d'exposer ainsi le museau de tanche au jet direct de la liqueur spermatique.

Le coït fut accompli au milieu de ces conditions, qui ne le gênaient d'ailleurs en rien, et le mois suivant les règles, contre leur habitude, ne parurent pas; madame X .. était enceinte; sa grossesse n'oiïrit rien de remarquable ; elle est accouchée l'année dernière à Sens, son pays natal, et je ne puis dire, ne l'ayant pas revue depuis, si elle a eu une seconde fécondation.

Pour le fait que je viens de rapporter, je me suis demandé si la présence de l'éponge, appliquée contre les surfaces antérieures du vagin et du col utérin , n'avait pas été la source d'une excitation absente du museau de tanche, et nécessaire, comme je l'ai dit plus haut, pour la fécondation de la femme.

Sans doute, on peut jusqu'à un certain point faire une part quelconque à cette influence ; mais cette part doit être bien minime si on la compare à celle qui revient au change* ment de position éprouvé par le col utérin ; d'ailleurs, dans d'autres circonstances que je ne puis rapporter ici, cette excitation a complètement fait défaut, car il n'y avait de modiOé que la direction du jet spermatique.

En résumé, les déviations du col de l'utérus, sur lesquelles je m'expliquerai plus longuement ailleurs, constituent fréquemment une cause de stérilité chez la femme ; mais l'obstacle que ces déviations apportent à la fécondation n'étant pas autre chose qu'un défaut de rapports topogra-

im LA eiftmtiifi.

phiques erilrn l'orf^ane char^t^ de donner vt l'or^tviic i à recevoir, il advient <]ue ces rap;-ortK, brisés daon rer- Uines circonstanciés, peuvent se rt^Ublir dsits d'autn'A, al •lors on a le speclacie de gestations t»rdivc« ou île férondations relatives, sans qu'il soit besoin de recourir m\ cspljcations métapliysinnes des *■ 'es ou des contraMes.

CependonI, il ne Tnudrait pas )irc qne toules Ifsgro*- l lesses tardives ou relatives se peuvent eipli'juvr par i déviation utérine; l'erreur c{iin''"'ombatN eût éié tropgrot» j siâre et m'aurait donné trop lenl l>esu jeu.

Mais, ainsi que je le disais plus haut, la stérilité de t% i femme tient quelquefois à l'eicitahilité trop grande ou frop I bible du col utî'rin, et cet élal, dun^ ici inanifc» talions «■ deièi ou eu de^à, moins farilemeiit ronstatable qu'une <)é- J vîalion, n'est pas tellement indépendant des sensations du congrès qu'il n'en subisse parfois l'inHui-nce.

Or, s'il est incontestable que la femme, pendant le roïl, règle sa volupté sur le thermomètre des sentiments qui l'animent, et qu'elle assiste â l'acte, selon l'homme qui l'accomplit, avec l'indifférence la plus complète ou avec le délire erotique le plus prononcé, on est en droit d'admettre que Teicitabillté utérine a également sa part dans ces llucluations de la volupté féminine.

Je sais bien, et je m'en suis expliqué plus haut, que le plaisir vénérien n'est pas le stimulant de cette excitabilité ; mais il en est dans bea'bcoup de cas un indice , et j'eslims que, sans établir entre eut des rapports de came à efTet, on est autorisé à leur prêter certaines relations de parenté.

Qu'on me permette un eiemple : Voici deux femmes, toutes deux d'un tempérament lymphatique, fibres lAcbes, désirs vénériens languissants ^ on les marie chacune à un homme vers lequel rien ne les pousse; admettons mdroe

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