TAILLE KE CTO- V É SI CALE
rable de la partie inférieure de la prostate , est plus grande que celle qui sépare ces mêmes parties , quand on pénètre au travers de la partie supérieure et latérale de cette glande ; en outre , le premier trajet est recourbé de bas en haut ;
4°. Que la partie postérieure ou inférieure de la prostate, qui n’est le plus souvent incisée qu’un peu au-delà de la moitié de sa longueur, est bien plus susceptible de se déchirer dans le reste de son étendue, et particulièrement à sa base , à cause de son épaisseur et de son défaut d’extensibilité, que de se prêter à la dilatation que nécessite le passage du calcul ;
5°. Que , dans l’extraction de pierres d’un gros volume , il est nécessaire de fendre plus ou moins le bas-fond de la vessie , en pratiquant une incision qui commence au col de la vessie ( ou ce que les anatomistes plus exacts nomment le col de l9 urètre ) et se continue jusqu’au-delà de la base de la prostate; incision qui peut avoir des suites funestes pour le malade, si l’on intéresse le repli postérieur du péritoine, et qui, d’ailleurs, donne lieu sûrement à la formation d’une fistule sterco-urinaire ; que de plus , on divise constamment aussi la partie antérieure de la vésicule séminale gauche , circonstance qui mérite d'être prise en considération ,
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quoique M. le professeur Yacca n’y attache aucune importance.
6°. Enfin , que les accidens consécutifs à la taille recto-vésicale pratiquée suivant l’un ou l’autre des procédés indiqués par M. Sanson , sont presque toujours très-graves et dénotent une cystite ou une péritonite mortelle (î). Aussi a-t-il fallu, dans presque tous les cas, avoir recours , après l’opération , aux moyens antiphlogistiques les plus énergiques.
Je ne crois pas qu’on ait jamais signalé les difïerens inconvéniens que nous venons de rappeler , comme étant attachés à la taille latérale proprement dite ; et, à la vérité, on les évite tous en opérant suivant la méthode de Cheselden ou à l’aide du gorgeret que j’ai modifié : il est très-rare , enfin , de voir la taille latérale donner lieu à une cystite grave et mortelle. Quant aux calculs très-volumineux dont l’extraction ne peut avoir lieu par le périnée ( quoiqu’il soit possible d’extraire par cette voie des pierres très-grosses , ainsi que le prouve l’observation rapportée par le docteur Omodeî , loc. cit . ) ,
(i) Dans le petit nombre des opérations pratiquées à PHolel-Dieu de Paris, on a pu voir que l’inflammation du tissu cellulaire du petit bassin a été aussi un des açcidens fréquent après la taille recto-vésiçale , quand le calcul était volumineux. Senn , Th' se citée . ( Note du Trad. )
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et qui peuvent réclamer l’opération , parce que la vessie n’a pas été profondément altérée par la présence de la pierre , et qu’elle est suffisamment extensible, ce qu’on reconnaît aux symptômes généraux et locaux tirés de l’exploration par le rectum, de l’introduction du cathéter dans la vessie , de la nature de l’urine et de la quantité qui en est rendue à chaque expulsion , des douleurs ou de l’absence de toute sensibilité de la vessie, malgré la présence d’un calcul volumineux, et des autres circonstances analogues signalées par les auteurs qui font autorité en semblable matière; pour l’extraction de ces calculs , disons-nous , il est hors de doute que l'on doit préférer alors la taille hypogastrique à la taille recto-vésicale (1), pratiquée de l’une ou de l’autre manière.
Je termine ici cette analyse , dans laquelle j’aurais pu apporter moins de concision , si je n’avais craint de fatiguer l’attention des chirurgiens véritablement instruits et pour lesquels je l’ai principalement écrite. Je crois avoir des motifs suffisans pour penser qu’il n’en est aucun
(i) On peut lire une Observation du docteur Pezerat , consignée dans le Journal complémentaire du Dictionnaire des Sciences médicales , pour avoir une idée des grandes et nombreuses difficultés qu’on rencontre en pratiquant la taille du bas-fond de la vessie par le rectum. ( Foy. le tom.XVII.)