‹ Traité de l'ophthalmie, la cataracte et l'amauroseChapitre 5 sur 70 · PREFACE. IX · texte numérisé non relu

PREFACE. IX

nos revues cliniques , des faits propres à confirmer les opinions énoncées dans ce traité. Le premier rapport trimestriel de notre clinique ophthalmologique a paru dans la Gazette médicale ; et, sous peu, nous publierons une seconde revue qui comprendra les faits cliniques les plus importants que nous avons observés depuis six mois ( du mois de janvier au mois de juillet de cette année).

Nous n'avons pas cherché à étaler dans ce supplément une grande érudition. Quand nous publierons un jour un ouvrage plus complet sur les maladies oculaires, nous ne négligerons pas d'indiquer avec soin les sources où l'on peut puiser des notions et des connaissances particulières sur cette branche de l'art médical. Ici, nous avons moins eu le dessein de faire une œuvre scientifique que d'exposer simplement les faits tels qu'ils se sont présentés à notre observation. En citant souvent MM. Mackenzie, Rosas , Juengken , nous avons voulu faire connaître les opinions d'ophthalmologie actuellement régnantes en Angleterre et en Allemagne, et indiquer principalement les points sur lesquels nous différons d'opinion avec les hommes célèbres qui maintenant font autorité dans cette science.

L'étendue que ce volume a acquise, nous a forcé également à renoncer au dessein de l'accompagner de notes destinées à rectifier plusieurs erreurs importantes contenues dans le traité de Weller, notes auxquelles nous avons même renvoyé dans plusieurs passages du mémoire sur l'ophthalmie*

X Préface.

Les planches qui accompagnent cet ouvrage , dues au talent de M. Beau , sont faites avec une rigoureuse exactitude. Comme objet d'art, elles nous paraissent également de nature à satisfaire le public médical. Nous espérons cependant encore mieux réussir à l'avenir et prouver, par la l ta livraison de notre iconographie ophthalmologique qui paraîtra prochainement, qu'on peut satisfaire en même temps aux exigences de la vérité, de l'art et de l'économie , lorsqu'on fait des travaux scientifiques plutôt l'objet d'une passion et d'un culte , qu'une spéculation commerciale.

Quant aux formules dont nous nous servons le plus souvent, on les trouvera dans la nouvelle édition du formulaire de M. le docteur Foy (1).

Quelques omissions et quelques erreurs qui nous sont échappées dans la rédaction ont été rectifiées parmi les Fautes typographiques; nous prions instamment nos confrères de les corriger avant la lecture de cet ouvrage.

Avant la présente publication , nous n'avions déposé nos opinions ophthalmologiques que dans un opuscule sur l'ophthalmie rhumatismale, publié en 1833, dans des leçons cliniques recueillies dans la Lancette française de 1833 et 1836; dans un article rédigé par M. Grand-

(î) Nouveau formulaire des praticiens , contenant les formules des hôpitaux civils et militaires de Paris, la France, l'Italie, l'Allemagne, la Russie, l'Angleterre; précédé d'un Mémorial thérapeutique , et suivi des secours à donner aux empoisonnés et aux asphixiés. Deuxième édition , considérablement augmentée, 1837. 3 fr. 5o c.

PRÉFACÉ. Xt

Boulogne, et inséré dans la Gazette médicale de 1836 ; dans un mémoire sur la choroïdite [Journal hebdomadaire, 1836), et enfin, dans la revue trimestrielle de notre clinique , publiée dans la Gazette médicale de

Nous devons ajouter que, depuis cette époque, plusieurs de nos disciples ont publié nos opinions , professées dans nos leçons cliniques, dans plusieurs thèses sur des sujets d'ophthalmologie. C'est ainsi que nos doctrines se trouvent verbalement, mais incomplètement, reproduites dans une thèse de M. Gade, sur les ophthalmies spéciales, et dans un opuscule intitulé : Considérations nouvelles sur Vophthalmologie , que vient de faire paraître M. le docteur Delmas-Debia, un de nos anciens élèves.

L'impression de cet ouvrage était déjà terminée lorsque nous avons reçu , de M. le docteur Sébastien Fischer, ancien médecin du vice roi d'Egypte, une note très détaillée sur l'ophthalmie d'Egypte, qu'il a fréquemment observée au Caire , à Damiette et à \bou-Zabel ; note de laquelle résulte, comme nous l'avons ùéjà dit, que cette phlegmasie est une ophthalmie catarrhale blennorhagique. Nous publierons ce document intéressant dans tous ses détails à une autre occasion.

Paris, ce ao juillet 1837.

J. SlCHEL.

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