CATARRHALE
La conjonctive palpébrooculaire est seule affectée dans Tophthalmie catarrhale; aucun autre tissu de l'œil ne participe à l'affeclion.
Dès que la sclérotique commence à s'injecler,l'ophihaImie catarrbale se combine et devient soit une epbthaluiie catarrho-rbumalismale, soit une opbthalmie cutar rbo-arihritique.
La conjouctive palpébrale es! couverte de slries Unes d'un rouge vermillon , et présente une surface uni formément rouge ou velou-
ée. On y dislingue dans quelques cas des granula-
ons circonscrites , d'une teinte un peu plus claire et légèrement diaphane.
La conjonctive palpébrale, et surtout le grand pli de cette membrane , sont relâchés, et il peut arriver que leur volume soit deux ibis et même trois fois plus grand que celui qu'ils offrent à l'état normal.
L'injection de la conjonctive oculaire est composée de vaisseaux à distribution égulière. Leurs troncs sont tournés du côté de la conjonctive palpébrale ; ils sont légèremenlflexueux et à peu près parallèles entre eux ; en s'approebant du miroir de l'œil ils se bifurquent et se terminent par des pointes très déliées , à une ligne et demie ou deux lignes de la
rconférence de la cornée, de manière à laisser autour de celle ci un espace , en forme de bande , exempt de rougeur.
HUMATISMALE.
La sclérotique est le tissu principalement affecté ; l'inflammation de celte membrane peui s'étendre d'une part à la conjonctive , et d'autre part à la cornée, au feuillet séreux de l'iris et à d'autres tissus tibro-séreux de l'œil et de ses dépendances.
La conjonctive ne présente d'injection que lorsque l'oph thaï mie rhumatismale se complique d'ophthalmie catarrhale. Dans ce dernier cas. on voit dans la conjonctive, autour de la circonférence coroéale, une zone vasculairc, composée de vaisseaux dont la direction est parallèle à celle des vaisseaux sclérolidiens, que nous allons décrire cidessous. Les vaisseaux situés dans la conjonctive se distinguent de ceux de la sclérotique en ce qu'ils sont situés plus superficiellement, qu'ils se déplacent avec les mouvements de»
paupières, qu'ils sont d'un calibre plus gros , et qu'ils communiquent avec d'autres vaisseaux venant de la conjonctive palpébrale.
Ol'IlTHALMIE
KBYSIPÉLàTECSE.
L'ophtbalmie érysipélateuse siège dans la conjonc tive oculaire et dans le tissu cellulaire, sous nonjonctival.
Le tissu cellulaire inlra orbitaire et celui d;s paupières peuvent, en même temps que la conjonctive, être le siège du gonflement érysipélateux.
L'injection delà conjonctive, dausl'ophlhalmie érysipélatetise, est confluenle ; la conjonctive se gonfle , prend une teinte d'un rouge pâle-jaunâtre , assez uni forme, devient laxe, se plisse facilement, et présente l'aspect d'une membrane infiltrée.