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cord avec lui , nous conduisent tout naturellement à fixer d'abord le sens, du mot oplithalmic. Sous ce nom, nous comprenons Y inflammation d'une ou de plusieurs des membranes et des autres parties qui constituent l'œil. Nous disons autres parties , puisque le cristallin et le corps vitré, qui ne sont pas des membranes, semblent être quelquefois le siège d'une inflammation. Examinons donc les espèces qui se trouvent renfermées dans ce terme général d'ophthalmie.
1° Dans toutes les maladies, la première chose à considérer c'est le siège de l'affection ; tel est le point le plus important, sur lequel l'exploration médicale doit porter avant tout. Certainement la médecine moderne peut être fière d'avoir avancé cette partie du diagnostic, la localisation des maladies, à un point dont les anciens n'avaient aucune idée , aucun pressentiment. Mais ce serait pourtant un mauvais médecin, celui qui , après avoir fixé le siège d'une affection dans tel ou tel organe , ne tâcherait pas d'en explorer ultérieurement la nature , et qui baserait son traitement uniquement sur la connaissance de l'organe affecté.
2° Dans le même organe, dans la même partie d'un organe, peuvent résider des maladies différentes par leur nature. Nous ne parlons pas ici de la nature intime des maladies , nous ne la connaissons point, mais de leur nature telle qu'elle se révèle par les caractères physiologiques et anatomiques , la marche , la durée, le plus ou moins de gravité, la terminaison, les causes externes et internes , les combinaisons , le traitement qu'elles exigent , circonstances dont l'ensemble constitue la nature des maladies. Or , nous trouverons que les maladies d'un même organe , d'une même partie d'organe , peuvent présenter les plus grandes différences quant à ces circonstances.
3° Un grand nombre de maladies peuvent se porter sur divers tissus; par différentes raisons, plusieurs parties d'un même organe sont souvent malades en même temps , soit qu'un sys-
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tème entier, étant le siège d'un travail morbide, fournisse plusieurs des parties constituantes d'un organe , soit qu'une maladie soit complexe et ait son siège dans différents systèmes en même temps ( comme la goutte , par exemple , maladie simultanée du système fibro-séreux et du système veineux, etc.).
Les trois propositions précédentes , appliquées à l'analyse des phénomènes que nous rapporterons d'après une fidèle observation , nous fourniront la réponse méthodique et explicite à la question qui nous occupe.
L'œil est l'organe le plus composé de l'-économie animale. Tous les systèmes , presque sans exception , y ont leurs représentants. Des nombreuses parties qui le constituent, aucune n'est exempte de l'inflammation ; ce qui forme , d'après notre définition, autant àrophthalmiès divises, différentes par leurs caractères, leurs terminaisons, leur marche*, etc. Il n'y a guère d'organes dans l'économie animale où les modifications imprimées au travail phlegmasique par la -variété des tissus se manifestent d'une manière plus prononcée et plus évidente, et on elles puissent être mieux étudiées que dans l'œil. Les parties de cet organe étant toutes accessibles au sens de la vue , leurs caractères anatomiques peuvent être facilement saisis pendant la vie. De là , une première réponse catégorique à la question qui fait l'objet de ces recherches :
Les diverses espèces d'ophthalmies , basées sur leur siège) présentent des caractères anatonrico-pathologiques qui leur sont particuliers, et on peut fonder sur cette base la distinction de leurs espèces.
Nous allons d'abord nous arrêter à ces espèces que nous pourrions appeler. espèces primitives, et en exposer les caractères essentiels et différentiels. Nous passerons sous silence tous les caractères qui n'appartiennent pas à ces espèces primitives, et qui, dans l'inflammation de la même membrane, existent tantôt et tantôt manquent, selon le caractère spécial que l'ophtrialmie
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revêt sous, l'empire de certaines circonstances dont nous nous occuperons dans la seconde partie de ce travail.
Ces espèces primitives , qu'on peut aussi appeler ophthalmies simples (les ophthalmies idiopathiques des Allemands ) sont représentées par les ophthalmies traumatiques , c'est-à-dire, par les plilegmasies oculaires produites par des corps vulnérants sur des sujets d'ailleurs parfaitement sains , chez lesquels il n'y a prédominance d'aucun système , ou tout au plus du système vasculaire sanguin.
On verra par la suite que notre division c\es ophthalmies en simples ; et combinées , sans être compliquée ou difficile à saisir, comprend d'une manière naturelle les espèces de ce genre de maladie , et rend inutiles toutes les autres divisions , d'ailleurs mauvaises sous tous les rapports , puisqu'elles ne se basent que sur quelques symptômes isolés et peu aptes à devenir des caractères distinctifs généraux. Ainsi, on a partagé les ophthalmies en aiguës et chroniques , en sèches et humides , en externes et mternes,en chaudes et froides, en sthéniquesetasthëniques, en actives et passives, en taraxis et chémosis , divisions insuffisantes et en partie fausses et absurdes , dont il n'est pas nécessaire de faire ici la critique. JLes termes d'ophthalmie interne et externe, qui, encore aujourd'hui , malgré l'état avancé de la science , conservent une valeur relative , seront expliqués quand nous traiterons de la rétinite. Quant au taraxis, on a désigné par ce mot la conjonctivite légère qui n'exige point d'autre nom , et on l'a opposé au chémosis, comme au plus haut degré , bien que le chémosis ne soit point toujours le symptôme d'une inflammation très intense, comme nous le verrons dans la description de la conjonctivite. Les autres expressions citées plus haut et employées par les auteurs pour la classification des ophthalmies, leur ont semblé pouvoir désigner d'une manière concise les caractères appartenant aux groupes des ophthalmies; mais elles remplissent mal leur but , car il est difficile , sinon impossible ,