CHAPITRE II
APPAREIL ARTICULAIRE
ARTiCt'LATiOiN DE LA DEUXIE31E FIIALAl^GR AYCC LA TROISIÈME, OU ARTICULAI lUI^ UU i'IED.
(pj. VII, VIII. ix, X, XI, xit, xni et XIV.)
Cette articulation résulte de la réception de rextrèmiié inférieure
de la deuxième phalan^jc daos le vaste bassin diarthrodial formé par rassociation de la troisième au peliL sèsamoide.
Nous avons indiqué plus haut la forme des surfaces articulaires , nous n'v leviendroiis pas.
I.eï» moyens (ruiiion des os dans ceUc jointure constiluenl un appareil libreux très-complexe que concfuirenl à former des cordes ligamenteuses propres à l'arliculatiou môme, les expansions des tendons extenseurs el fléchisseurs qui vont sMnsérer à la troisième phalange, une gaine fibreuse de renforcement superposée à ces derniers* et entin l*appareil flbro-carlilaglneux complémentaire de l*os du pied.
UGAMEiNTS PROPRES A l' ARTICULATION DU PIED.
Ces ligaments sont au nombre de cinq : deux ligaments pairs, appelés latéraux antérieurs, élablbsent l^union de la deuxième plia- * lange avec la troisième; deux autres, latéraux postérieurs, joignent le premier de ces os aux extrémités du petit aésamolde; le cin-
((uième, interosseux, est interposé entre le petit sésamoïde et Tos du pied.
a* LIGAMBIITS LATÉRAUX AMEKIKURS.
(Pl. VIII el IX, el Pt- XII, A»)
Les ligaments latéraux antérieurs forment deux larges faisceaux fibreux qui s^étendent obliquement de la face antérieure de la deuxième phalange au bord supérieur delà troisième. Courts, renflés dans leur
APPAREIL ARTICULAISB.
- partie wnlrale, amincis sur leurs bords, aplatis du côté de leur lai i; interne, ilssoiu appliqués, dans les quatre cinquièmes de leur étendue en longueur, sur les parties latérales de l'os de la couronae, auquel ils s'attachent par des fibres épanouies et renflées dans la fossette circulaire d'iBseriioa dont cet os est cireusé et sur le relief sailsaot qui ia borde.
Cette insertion oceope en étendue plus de la moitié inférieure de la deaxièine phalange.
L'extrémité inférieure de ee ligament s'implante en s'irradiant dans la longue et profonde rainure qui est creusée, au delà du bord arii-^ cttlaire de la troisièine phalange, entre l'éminence pyramidale et l'apopliyse basilaire (Pl. II, t). Ses libres d'iiu-crlioii se prolongent audelà do ectte rainure, en bas, pour venir s'altaelier sur les aspérités qui bordent la scissure préplanlaire, et en arrière pour s'implanter en dedans de l'apophyse basilaire jusque sur les extrémités du petit sésamo'ide.
Le ligament latéral antérieur est immédiatement en rapport par toute rétendue de sa face interne avec ia membrane synoviale de l'articulation du pied« et il lui est si intimement adhérent» qu'on ne peut les désunir que par la dissection la plus minutieuse et en mordant avec le tranchant de l'instrument sur l'épaisseur du ligament. - Dest recouvert en totalité à son extrémité supérieure, et sur toute la moitié postérieure seulement de sa ibce externe, dans toute sa longueur, par le bord antérieur de la plaque du cartilage latéral, dont le tissu se confond avec le sien d'une manière tellement intime qu'on doit les considérer comme une continuité l'un de l'autre, car ce n'est que par l'artifice de la dissection qu'on peut les diviser.
A son insertion supérieure, il unit quelques-unes de ses fibres avec celles du ligament latéral postérieur correspondant (ÎM. Xlî, i>).
Celles qui s'implantent à la troisième phalange se confondent en arrière avec la trame fibreuse delà plaque cartilagineuse et avec les fibres divergentes du ligament latéral postérieur, à la face interne de delà même plaque (Pl. XII, e).
Enfin, par son bord antérieur, le ligament latéral antérieur de rartieulation du pied s'unit intimement à l'expansion tendineuse de Texlenseur, d*une part, à l'aide de la bandelette fibreuse transversale qui, de l'extrémité antérieure de la plaque cartilagineuse, se projette sur la fiice antérieure du tendon, et, plus profondément, par une véritable continuité de texture (Pl. XII, b); en sorte qu'ici
ANATUMIE
encore il faut l'intervention du scalpel pour opérer une séparation.
Texture. — Le ligament latéral antérieur est formé de fibres entrelacées dODt la texture est très-serrée. Cependani des eoupes ho- TÎEontales permettent â*y reconnaitre à Tesil bu quelques ramifleatiens vaseulaires ronges» nombreuses surtout au point de fUsion de ce ligament avec la trame fibreuse delà plaque cartilagineuse.
b. LlGAMBifTS LATÉRAUX POSTÉKUEVRS.
(PU XU elXUl.)
Les ligaments latéraux postérieurs (PI. XII» p) sont situé» en arrière des antérieurs « obliques comme eux et dsns le même lensi , mais sous une pl us forte inclinaison.
Ils font continuité aux ligaments latéraux de Tarticulation de la
première phalange avec la deuxième (Pl, XII, i), contournent cette dernière sur son boni laleral, glissent une espèce de goutlière oblique dont ce bord est cnlaille, et vont ^ atiaclier, par des fibres divergentes, d'une part, aux extrèmili s du petit sésamnide cl sur son bord supérieur (Pl. XIU, e;, et d'autre part à la face interne de la plaque des cartilages latéraux.
L'insertion supérieure de ce ligament se fait par le faisceau le plus snperticiel de ses fibres sur la face externe du ligament latéral de Tartieulation des deilx premières phalanges, ou, pour parler plus exac< mont, les fibres de ce dernier eonsliluent, en se prolongeant, ta couche la plus superficielle du ligament latéral postérieur, earil y a de « Tun à Vautre une continuité parfaite sans interruption*
Le faisceau le plus profond, formé de fibres plus courtes, s'insère en arrière et au-dessus de i'inserlion supérieure du ligament latéral antérieur, dans une petite fosse d uiiplauialion que présentent à cet effet les faces latérales de i'us do la ronronne. Quelques-unes de ses libres s'attachent dans l'espèce d'encoche que présente le bord latéral de cet os, au-dessus des condyles articulaires-, entin un petit faisceau cylindrique, formant une bride ligamenteuse à part, se détache du bord supérieiur de la plaque cartilagineuse et vient se réunir au faisceau principal au moment où il contourne ie bord de>U plialange pour s'infléchir Tcrs sa feee postérieure.
L'extrémité inférieurè de ce ligament (Pl. XII et XHI s) s^épanooit en arrière et au-deseous de la deuxième phalange et va s^attaielier et se confondre par ses fibres divergentes au bourrelet fibretix épais qui eontiiiue et complète le petit sésamoïde à sou bord supérieur. -
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Ce bourrelet complémentaire (Pl. XÏII, n), (|u'on peiil cousidiTer comme un épanouissement renforcé des libres d'inscrlion de lip^amcnls latéraux postérieurs, présente aux extrémités de l'os naviculaire une épaisseur beaucoup plus considérable que dans son milieu, où il affecte davantage la forme membraneuse.
11 laisse voir, au point d'inserlion des ligaments postérieurs, uiie espèoe de ligne eourbe saillanta en relief» qui fait contiDutté à son berd anlérieiir et wurqna la limite de la sorlàee de Irotlemeat du tendon perforant.
L'insertion du ligament latéral postérieur à cette lèvre complé* mentaire de Tos naviculaire est une véritable continuité de texture, car 11 n*y a pas de démarcation entre le tissu du ligament et celui du
bourrelet fibreux auquel il s'allaclic.
En dehors de celte large surface d'insertion, le li;^%anient latéral postérieur s'implante encore par un faisceau divergent à la face interne et à la base de la plaque cartilagineuse, dans le tissu de laquelle il confond ses fibres terminales avec les libres postérieures du ligament latéral antérieur (1*1. XII, e).
Entln, par un autre faisceau, il se prolonge en debors de Textrémité de l'os naviculaire, qu'il déborde, jusqu'à la face interne de Tapopbyse rétrossale, et forme ainsi, sur la limite extrême du ligament interosseux, une forte bride de renforcement (Pl. XIlI, h) qui assure la solidité des rapports de Tos sésamoîde avec la troisième phalange. Entre ces deuxfoisceaux de terminaison, ce ligament présente une demi-gouttière profonde dans laquelle glisse l'artère digitale iu moment où elle va subir sa division terminale.
Bappori du Ks^ment laténl post^riear*
Ce ligament est superposé et continu à son origine aux fibres terminales du ligament latéral de la première articulation phalangienne*
Sa surface externe est revêtue dans cette région par le fascia apo* névrotique qui lait continuité à la membrane d'enveloppe du coussinet plantaire.
Sou extrémité inférieure est immédiatement située sous la plaque cartilagineuse, et en rapport par sa fope externe avec le plexus veineux coronaire iulerne.
Sa face interne recouvre en partie le cul-de-sao supérieur de la capsule articulaire de la dernière, articulation phalangtenue*
Tkxture. -7- La texture de ce ligament est beaucoup moins serrée
ANA'fOMIB.
que celle du li^^amcut latéral antérieup-, ses libres, plus iàches, sembîenl douées d'une sorte d'élasticité plus marquée qu'on ne Tobserve dans le tissu libreu\ blanc en gênerai.
Le bourreiel complémentaire du petit sésamoide est formé d'un tissu bien plus dense que celui des ligaments auxquels elle lait coutiouité.
Les fibres y sont entre>croisées comme dans la tissu ûbro-carUlagineux, dont ses coupes rappellent Faspect, la texture et la compacité.