‹ Traité de l'organisation du pied du cheval comprenant l'étude de la structure, des fonctions et des maladies de cet organeChapitre 21 sur 70 · TROISIÈME PHALANGE · texte numérisé non relu

TROISIÈME PHALANGE

Malgré la parfaite continuité de toutes les parties qui entrent dans sa composition, l'appareil fibro-cartilagineux ne présente pas dans toute son étendue une texture uniforme et homogène.

Il faut, pour prendre une idée complète des différences que cette

texture peut présenter, réludicr ; 1*^ dans les libro-curlilu^es latéraux ; il« dans le coussinet plantaire.

I"" Texture des fibro cartilages latéraux,

La plaque des fibro-cortilages est essentiellement composée, comme l'indique le nom donné à ces appendices de la troisième phalange, de tissu fibro-cartilagineux.

Sa substance est d*un blanc nacré et douée d*une fiexibilité telle qu*on peut la plier jusqu'à la doubler sur elle-même sans qu'elle se rompe.

Elle possède une très-grande élasticité, en vertu de laquelle elle revient toujours à sa forme première, lorsque Telfort sous lequel elle a fléchi cesse de s'exercer sur elle.

Les tissus fibreux et cartilagineux qui la couililueut par leur combinaison ne sont pas cependant également distribués dans toute son épaisseur.

Ainsi, à la face externe de la plaque, la substance cartilagineuse prédomine, et Ton peut facilement s'en convaincre en enlevant, avec un instrument bien tranchant, des lames de sa surface. Le tissu mis à nu par ces coupes présente une teinte d*un blanc mat $ fi est dense, serré, homogène, et môme, à première vue, amorphe. Mais ce n'est là qu'une apparence qui tombe devant un examen plus approfondi. Il est facile de reconnaître, même à TcbiI nu, qu'il existe des fibres enu«-crolsèes jusque dans les couches les plus superficiêlles de la

plaque cartittgineme. Cette texture fibreuse e»t rendtiewt^wt appa*

renie lorsqu*ou interpose entre l'œil et la lumière une des minces la* melles détachées de sa surface, et, mieux encore, lorsqu'on l'examine avec uii instrument grossissant.

A mesure que, par des coupes successives pratiquées parallèloment àla surface de la plaque du Ûbru-cartiiage, on pénètre plus pro< londémciii dans sou épaisseur, on voit se dessiner davantage sa texture exclusivement fibreuse, mais non pas uniformément cependant et sur les mêmes niveaux.

Ainsi, l'épaisseur de la couche où la matière cartilagineuse prédomine sur le tissu fibreux est suitoat considérable à la partie anté* rieurc et sur la convexité de la plaque ; mais elle est presque nulle vers son bord inférieur, nu point où elle s'implante sur l'os du pied} là, il suiiit d'enlever quelques lamelles toutes superticieiles pour melti'c à nu le canevas inlriqué du tissu fibreux.

Vers Textréme bord antérieur, au point de fusion du fibro-carlilage avec le ligammit latéral articulaire, il n*y a aussi qu'une couche trèsmince de substance condensée superposée à la trame fibreuse.

Vers la partie postérieure, la couche extérieure de Tappendice cartilagineux présente une assez gi diule condensation ^ mais elle a peu de prolondeur. La lexlurtj fibreuse de son canevas est très-apparente sur les premières coupes superliclelles que l'un y pratique, surtout vers le bord inférieur, au point de réunion de la plaque latérale de Tappareil fibreux complémentaire avec sa couche horizontale.

Lorsque, par des dédolations successives» on a fait disparaître cette croûte condensée, d*appareiice cartilagineuse, qui forme le revêtement externe de hi plaque cartilagineuse» et lui donne sa fermeté, celle-ci se trouve réduite à une membrane épaisse, souple, exclusivement fibreuse, dont les filaments entre*croisês d^une manière inextri* cable se dessinent très-apparents à sa surface.

Le canevas de cette mrmliraiie ne présente pas k même condcn- . salion dans toute suii étendue^ il est très-serré vers son bord antérieur au point où il s'unit et se confond avec le ligament Ia(éraî. Sur toute la longueur de la base de la plaque^ 4 rinserllon du cartilage sur l'os, le tissu de cette membrane Abreuse est aussi très^oondeosé» mais non pas d'une manière uoilbnne» On y remarque par places des noyaux plus blanci et plus compacts» Jeaquela ne aout autre chose que les htm de oes eolonnee rompuee fibnKarlila^neiiaafi qui i»

APPAKSIL 08SBVX.

prolongent de la base du cartilage dana répaismr dea bnlbea reo*

liés du coussinet plantaire.

Au centre et dans les parties postérieures du la plaque, la memkaue iibreuse qui lui sert do charpente est beaucoup plus raréfiée.

Yaissbaux DBS FiBRO-CARTiLASiB. — La plaquc cartilagineiiae est traversée par deia ordres do vaiasoaux : les uns qui ne font pas partie iQtriûsèqae de sa aubstanoe et auxquels elle sert de support} les autres qui lui appartiennent en propre et lui fournissent les éléments de sa nutrition.

Les premiers de ces vaisseaux dépendent principalement du système veineux ; ils s'élèvent perpendjcuiaii eiiient à îa purlie puslcrieurede la phalange, pénètrent dans le cartilage par les nombreux pertuis de sa face externe, se logent dans les conduits cylindriques dont il rs! traversé entre ses deux lames à sa moitié inférieure, et viennent sortir vers le milieu de sa face interne, où ils forment en dedans de la plaque un plexus fortremarquable (plexus veineux cartilagineux interne), sur lequel nous reviendrons. (Yoy. Sytièmevetntu» du pied,)

Les vaisseaux nutritifo du fibro-cartilage proviennent de Tartère

digitale; ils sont très-nombreux, comme on peut s'en convaincre par des coupes dédolées pratiquées de sa superficie vers sa profondeur •, mais ils ne sont pas é^^alement répartis dans toute sa substance.

La couche externe est très-peu vasculaire \ on y remarque cependant un plu3 grand nombre de canaux sanguins qu'on n'en observe en général dans le tissu cartilagineux pur-, mais, à mesure que l'on se rapprocbe do lacoucbe fibreuse profonde, les lamelles qu^on détache de la plaque cartilagineuse apparaissent criblées d'ouvertures ténues et sillonnées de petits canaux arborisés qui témoignent de la multitude de vaisseaux capillaires ramifiés dans la trame fibreuse du cartila-c.

Cette disposition vasculaire se dessine avec les caractères les plus saillants, iDi que, par des amincissements successifs, on a réduit la plaque cartilagineuse à son canevas fondamental.

Cette préparation laisse voir h l'œil nu une riche arborisation oa* l^aire qui diminue et sa raréfie vers les bords antérieur et inférieur de la lame fibreuse prolondet là où sa trame est^ comme nous Tavons dit» le plus serrée.

DifTérences dtns ta siruclure des flbro-carlilages nnt^Tieurâ et posit'n«'urâ.

L'organisation des flbro-cartilages postérieurs diffère de celle de$ antérieurs par la prédominance marquée du tissu fibreux sur le cartilagtneux,et conséquemment par une plus grande vascularité^ différence notable qui établit une assez grande dissemblance dans la marche des maladies dont ces organes sont affectés.

4» Texture du coussinet plantaire ou partie médiane de l'appareil fibro-carlilagineux complémentaire.

Nous distinguons dans le coussinet plantaire une catteh inférieure horizontale et une partie supérieure que nous avoua appelée bulbes renflés du coussinet.

Nous allons les considérer isolément sous le rapport de leur structure.

(I. TaxLurK ûe la coucbe Inférieure do coiufliuct pianiaire (1).

Celte partie de l'appareil fibro-carlilngineux complémentaire présente uue organisation presque exclusivement fibreuse et celluleuse. Le tissu cartilagineux n'entre dans sa composition que dans quelques points très-isolés.

Son tissu fondamenlal est le tissu fibreux blanc \ il constitue à Textérieur une membrane très-épaisse qui Tenveloppe comme d'une capsule» en se moulant sur les rellefe saillants de sa surface. Cette enveloppe fibreuse fait continuité en arrière aux bords inférieurs de la plaque cartilagineuse, et s*imidante en avant, à la manière d'un tendon, sur les parties latérales de la crête semi-lunaire -, et, dans le plan médian, à la face inférieure de la troisième phalange, sur laquelle elle se continue avec le réticulum fibreux qui lui beri de revêtement périoslique.

La texture de cette membrane fibreuse est très- serrée dans toute son étendue, mais elle se raréfie sur ses parties latérales, en arrière, au point de réunion avec le tibro-cartilage, où elle est traversée d'une multitude de perluis vascuiaires, obliques de bas en haut et d'avant en arrière.

 l'intérieur de cette capsule fibreuse d'enveloppe, le tissu du corps pyramidal présente une disposition aréofaiîre fort remarquable, dont on peut prendre une idée en pratiquant des coupes horizontales sur le corps du coussinet plantaire et sur ses branches.

' Encore appelée corps pyramidal du cousHnel, fourchette de ehair, four" chette interne (iiiiernal frog) (Bracy Chrck).

Ln surface de ces coupes laisse voir un réseau formé par de grosses brides de Ussu fibreux blanc, entre-croisées d*one manière irrégu* Hère, et interceptant CQtre elles de larges mailles remplies d'une substance molle, jaunâtre, dont la couleur contraste avec celle du canevas blanc qui la supporte. Ces mailles sont d*au tant plus serrées qu'on les examine plus près delà surface, et plus en avant*, et d'autant plus larges, au contraire, qu'on pénètre plus profondément dans répaisseurdu coussinet.

A première vue, ot on suivant ce mode de préparaLum, on saisit difûcilemcnl le plan dû la disposition de ce canevas fibreux intérieur, mais si, au lieu de pratiquer des coupes honzonlaies dans l'épaisseur (lu r en fie ment pyramidal , ou en fait une perpendiculaire transversale el une autre dans le sens de la lonf^ueur, on obtient ainsi une préparation qui permet mieux de saisir l'organisation interne du coussinet.

Là première coupe (Pi. XI, g) laisse voir une succession de plans fibreux superposés par couches horizontales et interceptant entre eux d'étroits compartiments dans lesquels est renfermée cette sub* tance Jaunâtre dont nous venons de parler^ amorphe en apparence, mais susceptible de prendre une forme membraneuse lorsqu'on écarte l'un de l'autre deux des plans fibreux entre lesquels elle est comprise.

Sur la coupe longitudinale (Pl. X), on voit se dessiner des brides fibreuses blanches qui semblent s'irradier d'un point central dans la subsU.nce du corps pyramidal cl [oi mcnt des inîerscclions, dont les unes inclinées de bas en haut et d'arrière en avant, coupent obliquement l'espaee anguleux interposé entre la membrane celluleuse élastique (i) qui tapisse la face supérieure du ri'nilenienl pyramidal et la membrane tibrcusc épaisse qui forme son revêtement inférieur (a)*, tandis que les autres, les plus postérieures, affectent une disposition perpendiculaire dans l'épaisseur des bulbes du coussinet.

Ces brides, d'apparence ligamenteuse, ne sont autre chose que la tranche des plans fibreux que laisse voir une eoupe transversale.

La substance d'aspect jaunâtre comprise entre les plans de ces intersections a été considérée par tous les auteurs, et surtout par Coleman, en Angleterre, comme du tissu graisseux : c'est une illusion d'observation.

Elle n'est autre chose qu'une membrane celluleuse Mastique,

avant quelque analogie de forme et de texture avec les fines lamelles que l'on détache par le scalpel de la tunique jaune des artères.

31 ANATOIITE.

Cette membrane esl largcmenl épanouie sur les eloisons libreuf^os du corps pyramidal -, elle tapisse les vastes cellules qu'elles interceptent entre elles, et comme elle présente une étendue de surface beaucnnp plus considérable que celle qui est mesurée par la superticie des parois de ces cellules, elle est, dans chacune d'elles, doublée plusieurs fois sur elle-même, ce qui lui donne rapparence d'une sulïstaDce amorphe enfermée dans les aréoles d'un canevas libreux.

Mais il est facile de lui faire perdre celte apparence et do lui restituer la forme membraneuse en cherchant è écarter deux plans fi* breux l'un de Tautre sur une coupe verticale do coussinet plantaire. On voit alors la substance d*aspect globuleux interposée entre ees plans se déplisser sous les dofsris et s'étaler en membrane mince ft double feuillet.

Celte membrane paraît être continue à elle-même dans toute l'élendue du coussinet plantaire, et aussi avec la membrane de même nature qui forme le revéleraent supérieur du renflemi ni pyramidal ; mais les adhérences qu'elle contracte avec los intersections fibreuses de ce renflement sont de telle nature qu'il est mipossible de la déplisser sur une grande surlace et de s^assurer de sa conlinuUé.

Les bulbes du coussinet plantaire sont situés au-dessus de sa couche horizontale inférieure, h laquelle ils font continuité, et entre les deux plaques perpendiculau-esdes libro-cartilages qui envoient dans leur intérieur des irradiations fibreuses.

Pour se faire une idée de Torganisalion de cette masse arrondie, il faut l*attaqucr par une coupe perpe il diculaire conduite dans le sens de la lacune médiane du corps pyramidal.

La surface de cette coupe laisse voir, à sa partie inférieure, la tranche assez épaisse de la couche fibreuse inférieure du coussinet plantaire, remarquable par sa texture serrée et par Tintrication Irrêguliére de ses fibres blanches (Pl. c).

De ce canevas, comme base, s'élèvent en rayonnant une succession de lignes blanches que réunissent ensemble des filets de même nature, dirigés obliquement de l'une à l'autre.

C'est dans les interstices de ce réseau libreux à larges mailles que se trouve comprise la substance jaune fondamentale des bulbes.

Elle se présente sous un aspect linement ridé dans le sens des rayons fibreux qui )a supportent, comparable par ses apparences ex-

térienres à la peau fine qui retét la torsade élastique d'une bretelle ou d'une Jarretière.

Sur une coupe horizontale, le lissu des bulbes offre un aspect différent; fl laisse voir une succession de petits mamelons, serrés les

uns contre les autres, entre lesquels se trouvent disséminés irri^f^ulièremcnt des points et <les lignes bluuciies doués d'une plus grande densité.

Tel est Taspect objectif des coupes pratiquées dans les bulbes

ronnés.

Si, sur une trandie mince, enleyéeà la surfaoe d'une coupe perpendiculaire» on exerce, avec lapulpedes doigts, une traction transversale à la direction des rayons fibreux, on voit la substance Jaune perdre son aspect ridé, et s'étaler en membrane unie et douée d'une grande élasticité. Lorsque la traction cesse, le tissu revient sur luimême, et les rides effacées se dessinent de nouveau.

Sur une tranche mince d'nne coupe hori/oatule, le même phénomène se produit : on oOace j)ar la traction les niainclons serrés qu'elle présente, et l'on peut étaler son lissu en mcmhrano mince très-clastiquo, qui revient sur nlle-mêmo et reprend son aspect granuleux lorsqu'on cesse les eilorts de distension.

Si maintenant, an lieu de séparer le corps bulbeux en deux parties par une coupe complète, on se contente de pénétrer dans sa profondeur par une trancbée faite perpendiculairement dans sa base fibreuse, en le laissant continu à lui-même par son sommet, on remarque sur les plans de la coupe des rides très-fines perpendiculab^s à la base des bulbes; et, dans le fond du sillon tracé par le tranebant de l'instrument, une multitude de plis transversaux qui semblent être comme les bords d*une succession de plans juxta-posés.

Ces rides cl ces plis disparaissent sous l'influence d'une trac lion méthodique, et le tissu qui les présente se déploie en membrane pour reprendre sa forme première lorsqu'il ne supporte plus d'eflorts.

Dans quelque sens que l'on exerce ces manipulations, elles donnent toiijours des résultats semblables*, en sorte que l'on est conduk à penser que le tissu fondamental des bulbes renflés du coussinet planlaîre est constitué, d'après les apparences, soit par une immense membrane pliée sur elle-même une multitude de fois et dont les feuillets superposés auraient contracté adhérence par leurs deux faces, soit par une succession de lames appliquées les unes sur les autres,

36 A\Ai<>Ml£.

adhérentes ensemble, plissées et comme chiffonnées sur elles-mêmes pour être contenues dans un plus petit espace.

Le tissu fondamental des bulbes du coussinet plantaire serait « d'après cette manière de voir» un tissu jaune élastique, à forme membraneuse.

Le lissu fibreux blanc participe toutefois à leur composition dans une assez forte proportion^ c'est lui (jui en forme la coiiebc la plus inférieure et qui constitue dans leur intérieur ces plans et ces rayons entre-croisés, sorte de cliarpeale sur laquelle est appuyée la matière jaune expansible.

DU PETIT SÉSAIHMDE.

(Pl. UUFix.a^i, 5»

Le petit sésamoide, ainsi noauné en mison de sa resseiul^laiin' avec une j^rainc de sj^samc, encore appelé os naviculaire (de navtcula, peiile nacelle) à cause de sa forme ; de la noix, en raison de sa situation profontle ; on l'e la uavelle, en raison encore de sa ressemblance avec i'instrumciil des tisserands, est situé transversalement entre les émincnces rétrossales, le lon^r du bord postérieur de J'os du pied, dont il continue et complète la surface articulaire»

On peut lui reconnaître trois faces, trois bords et deux extrémités latérales.

«. FACB BDFÉanVM.

(Fig. *.)

La face supérieure, ovalaire et très-allongée Iransversalement, présente, comme la suriace diarthrodiale de la iroisij^me phalange, qu'elle continue et complète eu arriére, un renlleuieut médian ( a) qui sépare l'une de l'autre deux dépressions lalérales, correspondantes et continues aux petites cavités glénoidales de la surface articulaire phalangienne -, elle est revêtue, comme cette dernière, d'un cartilage diarthordial.

La foce antérieure (Fig. 4, n, et Fig. 5, h) forme avec la première un angle plan droit ; elle présente vers son bord supérieur

deux petites facettes ovalaires, séparées l'une de l'autre par une dépression anfraclueuse et destinées à s'adapter au plan fortement

obiiqih i\[ic l i t seiitc en arrière la surface diarllirodiale de la Iroisicme phalange < .

Au-dessous de ees facciies arliculaires, la face aolérieure de l'os naviculaire est irrégulièrement creusée, et laisse voir un assez grand nombre de perluis vasculaires dont quelques-uns offrent un dia* mètre trè^onsidérable (Fig. 5, e).

c. vAc» mviftims.

(Fis. a.)

La face inférieure, ovalaire comme la supérieure, mais plus large qu'elle, en raison du relief saillanl que forme le bord inférieur deTos, présente, dans son milieu, un loiillcraent transversal (c), et, de chaque côté, une dépression iraiisvcrsale elle-même. Elle est revêtue d'une épnisre membrane tibrouse, analogue, par sa disposition, aux cartilages diartlirodiuux, mais diiXércQle par sa texture, son organisation et ses propriétés.

«. BORD AUttalKOm S1l»iMBIIR.

Le bord antérieur supérieur forme une vive arête convexe entre lesfaeeUes articulaires antérieures et la face supérieure (Fig. 4, n).

A. BORD autéribur irrpÉniEUR.

Le bord antérieur inférieur penf olro considéré comme la carène de la petite nacelle dont lo sésamoide simule assez bien le proûlpar sa face inférieure (Fig. 3 et 4, k e).

II constitue une crête convexe, saillante en avant, à arête tranchée, sur laquelle s*implantent les brides transverses du ligament interosseux.

e. BOBD fOaTtelMR.

Le bord postérieur, très-épais, fournit une large surfsce dMmplantation à une forte lèvre ou bourrelet qui continue et complète le petit sisamoîde en arrière. On remarque sur ce bord un assez grand nombre de cavités vasculaires (Fig. 4, g).

BXTRÉMITBS Dt' t<KSAMOIDK.

Les extrémités de l'os naviculaire (h u) sont mousses, arrondies en luamelons, et servent d'implantalion au bourrelet fibreux compfé' mniaire, qui les déborde de chaque côté et les englobe dans sa substance.

' Ces <h'U% petites faco.iuîs, isolées rtino, lîe l'anlre dans le jeune âge. se réunissent avec les pjojîrès de rossificalion, el n'en foriutiiH'lu!» (ju'ine à itne époque plQs avancée de ia vie.

38 AKATOMIE.

Nous reviendrons sur ladisposiliou de Leboui i elèt iibi cux lorsque nous étudierons les moyens d'attache du sésamolde aux piiuiauges (Voir plus loiu aux articulations).

Structure du p$tii tétmMaâê,

Le petit sésamolde est enveloppé par une coucbe de matière compacte, assez épaisse, au niveau de ses surfaces diartbrodiales supérieure et inférieure, et vers ses extrémités» mais plus rare dans les points où le l'cvcleraent diartln odial disparait. Là il osi traversé par un assez grand nombre de pertiiis vasculaires qui permettent la pénétraiiou dans son intérieur d'un grand nombre de vaisseaux nourriciers. Le centre de cet os o'^i constitué par une substance spongieuse très-vasculaire à aréoles petites et serrées (Pi. X, o).

^. ilL

I>E L.A DEUXIÈME PUALAI^GE.

La seconde phalange ou phalange moyenDe« encore appelée o$ d$ la couronne, etewonaire, par Lafosse et par Bracy Glarck (eoronel

honc), est un os court, de ligure cuboïdale, auquel, pour la simplicité de la description, on peut ne recouaaitrc quoquaire faces.

A. La face supérieure, irrégulièrement ovalaire, est taillée sur un plan oblique d'arrière avant-, elle est excavce en gouttière dans le sens de son grand diamètre, qui est Irausvcrsal, plus profondément creusée sur les côtés que dans sou centre, où elle présente un renflement arrondi et peu saillant qui sépare Tune de Tautre les petites fosses glénoïdales qui constituent ses excavations latérales.

Cette face est circonscrite par un rebord è vivearéle qui répète, dans les ondulations de son contour» les mouvements de la table osseuse dont 11 forme la limite.

B. La face inférieure, allongée transversalement, cet hémicylindrouio; elle préseule, dans le sens antéro-postéricur, une étendue de surface plus considérable que colle que mesure l'épaisseur de l'os, en sorte qu'elle se prolonge poui' uiu^i dire sur ies faces antérieure et posierieure.

Son milieu est creusé d'une dépression anléro-postérieure peu profonde, et, de chaque côté, sa table renflée constitue une espèce de Gondyle destiné à se loger dans la cavité glénoïdale correspondante de la troisième pbaiange.

AFPARBIt 08SBUX. 39

f.y partie ilo » elle surlaoe qui déîiordo en avant est de forme elliptique, et rappelle dans son contour celui de la face postérieure de l'érainence pyramidale de l'os du pied à laquelle elle correspond.

En arrière, soDévasement a pour but de la mettre en rapport d'étendue avec Te vaste bassin diaribrodial i|ui résuUede la jonction du petit sésamoide à Vos du sabot»

Le bord qui circonscrit cette ftice de la deuxième pbalange ne forme en avant qu^an très-léger relief ^ il est taillé i arêtes plus vives sur les parties latérales $ et en arrière» U s^effaeede nouveau. Immédiatement au delà de ce bord, sur les faces non articulaires, la substance de l'os est traversée de pertuis vasculaires nombreux, surtout en arrière.

c. La face postérieure de la deuxième phalange est aplatie et taillée sur un plan très-oblique de haut en bas et d'arrière eu avant.

Le sommet de ce plan constitue tout à la fois une éminence d'insertion et de réflexion ^ c'est un relief sail|a»t« dispose transversalement, dont la surface irrégulière et raboteuse donne implantation h un appareil ligamenteux sur lequel nous reviendrons plus loiQ».et seH en même temps au glissement du tepdpfi pin^forant.

Aux extrémitêd latérales de ce renflement osseux exialeni deux saillies tubcrenses, destinées ft servir de support au ligament posté* rieur de rarliculalion et d'implaalalion aux libres de ses ligaments latéraux.

Un assez graud nombre de foramens vasculaires se tonl remarquer sur cette face de l'os coronaire et surtout au-dessous de son ren* llemenl siii)ri'ieur.

n. La face antérieure, convexe d*nn côté à l'autre* est rendue inégale par des aspérités et des fosses symétriquement disposées pour donner attacha à des fibres ligamenteuses et tendineuses. Nous préciserons leur disposition en traitant de Pensemble de Tappareil fibreux * dont la seconde phalange est enveloppée.

On observe sur toute l'étendue de cette face des ouvertures vasculaires eu assez grand nombre, irrégulièrement disséminées.

Structure de la deuxième phalange.

La deuxième phalange est formée par un noyau de substance spongieuse et une couche très-épaisse de substance corticale compacte qui M donne une très-grande force de résistance.

Ses vaisseaux nutritib sont très-nombreux et pénètrent dans son

ialt'rieur par un ^raiid iioiabiv (roiivorturcâ dont elle csl traversée sur ses faces antérieure el poslérieuro.

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