‹ Traité de l'organisation du pied du cheval comprenant l'étude de la structure, des fonctions et des maladies de cet organeChapitre 26 sur 70 · CHAPITRE lU · texte numérisé non relu

CHAPITRE lU

APPAREIL VASCULAIRE

nés TAJMAm aetébiels.

{PL XV, XVI, xvu, xvm.)

Deux vaisseaux considérables fournissent à la région du doigt du oheval le sang destiné à sa nutrition et à ses sécrétions^ ce sont les artères qui, en raison de leur destination et de leur positioD, oui reçu le nom de digitales ou encore de collatérales des phalanges

Les artères digitales sont les branches de terminaison principales et coustantes de Varlère latérale superficielle du canon, encore appelée aiière plantaire super (iciclle.

Elles naissent toutes deux à la face postérieure infenic du canon (Pl. XV, a), du tronc de cette dernière artère, en arrière du tendon suspenseur du boulet, au-dessous des tendons fléchisseurs, au-dessus du cul-de-sac supérieur de la grande gaine sésamoîdienne qu'elles embrassent de leur angle d'émergence.

Celle de ces deux artères qui est située du c6lé interne, continue en ligne presque droite la direction de Tarière mère*, Texterne décrit une courbe pour contourner la grande gaine sésamoîdienne et aller se placer sur le côté de rarticulalion métacarpo-phalangienne, dans une position symétrique à celle de la première.

A pnrlir de ce point, la posilion, la direction, les rapports et les (iivisions de ces deux artères sont identiques \ la description de l'une implique donc néccssairemeni c<'!!e de l'autre.

V artère digitale descend, dans une direction presque perpendicu-

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laira, iles pàrlies hféntesdArarticulatioa métacarpo-pUalongieniie , jusqu'à la fera ilitenie de Tapophyse basOaire où elle subit sa bifurcation t^rininale.

Dans tout ce trajet, elle suit le parcours des tendons fléehiaseurs» sur ie bord desquels elle est appuyée et maintenue pur un tissu cellulaire lâche. Elle est flanquée en arrière par le nerf plantaire, qui recouvre une partie île sa surface, Tenlace de ûlets nombreux, ci lui est assez intimement accolée pour être associée à toutes ses Ûexuositéset ne constituer avec elle qu'un seul cordon.

En avant, elle est longée, mais à une petite distance, par sa veine satellite qui repose dans tout son trigei sur les faees latérales des deux premières pbalaoges. ^

A sa partie supérieure, près de son origine sur les parties latérales de l'articulation métacarpo-pbalangienne, l'artère digitale est croisée dWière en avant par la brailfdië Antérieure du nerf plantaire (p), et elle est recouverte dans toute son étendue par le fascia qui fait continuité à la tunique propre du coussinet plantaire, dont la bride ligamenteuse latérale coupe obliquement sa direction de haut en bas et d'arrière en avant, au niveau de la partie moyenne de la première phalange.

Divisions DE lUutèrb digitale.

Du tronc des artères collatérales des phalanges émane une multitude de canaiu; secondaires, destinés à porter les éléments de la nutrition à toutes les parties qui se trouvent dans la division de leur parcours.

Ces dirisions artérielles sont remarquables surtout par la multitude des anastomoses qu'elles contractent entre elles et avec, celles

do Tarière opposée, en sorte que toute la région phàlangienne est cerclée, pour ainsi dire, d'auncaux et enlacée de réseaux vascttlaires (pii offrent à la masse du sang des voies de communication tou]olurs largement ouvertes.

Les parties de ce réseau artériel qui présenlent les dispositions les plus remarquables et les plus constantes, sont situées aulouf de l'articulation métacarpo-phalangienne, sur la face antérieure de la première phalange et toiit autour de l'os de la couronne.

Au blveau de l'àfticulation métacarpo-phalangiènne, les artères digitales émettent, en avant et en arrière, des rameaux transverses (PI, iV, b ei G), qui se subdivisent en ramuscules nombreux et

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établissent par leurs anastomoses multiples des communications circulaires entre les troncs dès deux artères. Les divisions extrêmes

de ce lacis pénètrent dans les os, dans les ligaments, les tendons,

les membranes synoviales et la peau. Au-dessous de l'articulatioiidu boulet, nous dislinf,'uorons, pour la clarté do la description, les divibioQS de l'artère digitale en antérieures et postérieures,

a» Mwuaxaa AHituiomii.

 la (Mirtlé; moyenne de la première phalange, Fartère digitale

laisse échap|)er à angle presque droit une branche courte et d'un fort calibre, que Percivall appelle artère perpendîculaii e {perpeudicular artery) Pl. XV, c), expression que nous iiitons.

Cette avU've perpendiculaire y de 1 ccntiraùlre à 2i de longueur, se divise immédiatement en deux rameaux principaux, dont Tun supéru'uv ou ascendant (d) se dirige obliquement en haut, par-dessus la bride d'assMjettissemeot du tendon extenseur, et va réunir ses ramuscules de terminaison au réseau antérieur de rarticulaUon méta« earpo-pbalangienne.

Queiqiies diviaons considérables de ce rameau ascendant se répandent sur la face anièrieure de la prenlière phalange, au-dessus et au-dessous du tendon extenseur, et s*y anastomosent en cercle avec les divisions correspondantes de Tarière opposée.

Le rameau inférieur ou descendant (e) de Tarière perpendiculaire, se dirige obliquement en bas, le long des faces latérales des deux premières phalanges, et quelquefois en ligne absolument parallèle à celle du tronc de Tartère digitale elie-mémé.

Il se divise sur là face antérieure de la première et de la deuxième phalange en plusieurs ramuscules assez considérables, qui se subdivisent eux-mêmes en ramuscules plus ténus, lesquels foment, en se réanfssàht aux divisions correspondantes de l'artère opposée, de riches arborisations destinées aux tendons, au périoste et aux 08.

Arrivée au niveau du bord supérieur de la plaque du cartilage latéral, l'artère digitale envoie uu rameau (ransverse {¥) qui se dirige en ligne droite sur la face antérieure de l'os coronaire, au devant du rameau transverse *opposé, et anastomose avec les siennes ses divisions terminales au-dessus do Texpansion de l'extenseur, de manière à enlacer d'ub réseau demi-circulaire la foce antérieure de la deuxième phalange.

Percivall, et après lui Higot , ont donné le nom de eercU eoro-

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noire superficiel (par opposilion au cercle artériel profond formé dans rintérieur de la troisième phalange), au réseaa anastomotique circulaire formé au devant de Vos coronaire par lés branches terminales du rameau fraf»t;me de Tartére digitale.

Le cercle coronaire 'superficiel est rorigine d^nne multitude de ramuscules (Pl. XV, ff) qui descendent perpendicuiairement dans la matrice de Tongle, et y constituent un lacis anastomotique fort remarquable, à la formation duquel concourent les divisions ascendantes extrêmes des branches terminales de l'artère digitale (PI. XV, f* f').

A sa partie supérieure, le cercle coronaire superficiel envoie des divisions assez nombreuses aux arcades anastomoliques supérieures, formées par la réunion des divisions des rameaux descendants de Tartère perpendiculaire.

Telles sont, avant ses terminaisons, les divisions aniénm'9$ les plus remarquables de Tartère digitale.

b. niVISlO.^S POSTÉRIBORES.

l>c? fImsioHS postérieures sont :

4<» Supérieurement, en arrière de rarticulation métacarpo-pbalangienne, les branches transverses, correspondantes aux branches transverses antérieures qui forment tout autour de cette articulation un plexus artériel si remarquable (Pl. XV et XVI, g) ;

2® Dans toute la longueur de la première phalange, trois ou quatre rameaux échelonnés (Pl. XYI, n h) qui forment, avec les rameaux correspondants, des arcades anastomqtiques complètes, dont les divisions sont dcaiiuces aux tendons fléchisseurs et à l'appareil ligamenteux complexe situé en arrière des phalanges.

L'un de ces rameaux tendineux (Pl. XVH, h), principalement destiné au perforant, émane de l'artère digitale, an niveau du point d'émergence de l'artère perpendiculaire, et se projette dans le perforant où il forme une très-belle arborisation, par l'intermédiaire de celte espèce de médiastin, que la synoviale sésamoidienne constitue en se réfléchissant de la foce postérieure des phalanges à la foce antérieure du perforant -,

3" La troisième division postérieure de rarlère digitale, est Vartére du coussinet plantaire (P!. XY, XVI et XVII, k).

Cette arlère, d'une assez gros calibre, naità angle aigu, au niveau du bord supérieur de l'os coronaire ^ elle descend accompagnée d'un cordon nerveux destiné aux mêmes régions qu'elle, par-dessus les

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bulbes renflés du coussinet plantaire, et se divise immédiatement en deux branches priucipales» dont Tune, Textcrne, la plus courte, contourne le bulbe cartilagineux et se disperse dans le tissu velouté qui revêt la région des talons, tandis que rinlerne (Pl. XVI, l) ga-' gne la lacune médiane du coussinet plantaire, s*applique à la face interne de cette excavation et se prolonge, en disséminant ses ramuscules divergents dans le tissu vdoutr, jusqu'à la pointe du corps pyramidal où elle forme une anastomose en arcade avec la branche correspondante de l'artère opposée.

Entre ces deux branches principales, Tarière du coussinet plantaire envoie de nombreuses divisions dans la masse des bulbes ;

4» Eulin, un dernier rameau itostérieur important émane du Lroac de la digitale, juste au niveau du rameau transverse antérieur.

Ce rameau postérieur (PL XVII, m) Iransverse lui-même, passe au-dessous du tendon perforant, en longeant le bord inférieur du ligament postérieur de la première articulation phalangienne , et complète, en s*aboucbant avec Tartère opposée, le cercle vasculaire dont la circonférence antérieure est formée par Panastomose des deux rameaux trans verses antérieurs, c*est-à-dire par le eerele coronaire superficiel.

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