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L*artére digitale, arrivée à la face interne et à la base de Papo-
physe basîlaire, au niveau de Textrémité du petit sésamoide, se divise
tu deux branches que l'on peut distinguer en antérieure ou externe et postérieure ou interne.
1** Branclie antérieure oa extrnie de i^riire digitale (Pl. XV et xvni, N )
La hranoh externe, encore appelée préplantaire et par les Anglais arière des feuillets {laminai artery) se détache à angle presque droit, en arrière du tronc de la digitale, en dedans de Tapophyse basilaire. De là, elle se dirige obliquement en arrière et en bas, accompagnée de la branche postérieure du nerf plantaire qui quitte à ce point le tronc de l'artère mère 5 arrivée, après un trajet de I centimètre environ, au niveau derencoclic profonde dont se trouve entaillée Tapophyse basilaire, elle s'y introduit en faisant sur elle-même un pli à angle aigu dans lequel elle embrasse la base de cette émincnce.
Au moment où elle prend cette nouvelle direction, elle laisse
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échapper une petite branche rétrograde qui se divise dans le tissu des talons et des branches du corps pyramidal» s^y anastomose par quelques-unes de ses divisions avec les divisions divergentes <te Tartère du coussinet plantaire, puis se prolonge le long de la crête semilunaire, au-dessous de l'aponévrose plantaire, et va au devant de la branche correspondante du côté opposé avec laquelle elle forme une anastomose à graude arcade, doiii les rameaux arborisés concourent à former le lacis artériel du lissu velouté.
Une fois traversée rencoche de l'apophyse basilaire, la branche externe de la digitale vient se diviser, sur les parties latérales de la phaîang:e, au-dessous de la plaque du cartilage, en trois rameaux principaux^ Vun rétrograde (Pl. XVIIl, r) vn disperser ses rarauseules à la surface et dans la profondeur du buibe cartilagineux^ le deuxième se dirige» de conserve avec un filet nerveux» en avan( et en bas, dans une scissure oblique qui sillonne Téminence patilobe et va s'anastomoser, après s'être ramifiée dans le Ussu podophylleux, avec la grande artère eireanflexe qui longe le bord tranchanf de Tos dupied(Pl.XVpi,rx}.
Le troisième rameau constitue (PL XVHI, q) l'artère préplawfaire proprement dite. Accompagnée de la branche postérieure du nerf plantaire, cette artère s'insinue dans la scissure préplantaire et en parcourt le sillon horizontal, en sMrradiant par une succession de décompositions multiples, <i une part, dans la trame du lissu feuilleté où elle forme un lacis très-anastomotique, de concert avec les ramuscules du cercle coronaire superficiel et avec ceux qui s'échappent de la profondeur de Tos du pied, à travers les ianoipbrables foramens dont il est percé, et d'autre part, dans le tissu du bourrelet.
Arrivée à rextréniilc du sillon prcplanlaire, la branche terminale externe de la digitale, réduite à un très-petit calibre ou représentée par quelques dirons extrêmes, plonge dai^s l'intérieur de l'os par une ou plusieurs des ouvertures fixes qui se trouvent à l'extrémité de ce sillon, et va se réunir au cercle anastpmotique intérieur dans le sum $em4mumrê»
(Pi.xvn«txvm.)
D'un dlapuètre plus considérable que la branche extejrne, la branche postérieure de la digitale est, à proprement parler, la continuation du tronc de rartère-mère (s s).
Immédiaicment au-dessous du yoini d cuiergeuce de la branche
Af FABBII, TA8ÇULAI1IE. OS
externe, elle se dirige obliquement, eu dedans fit eu avant, gagae la scissure plaïUaire, se loge dans sa gouttière dont elle suit le contour, et plonge, à l'pxtrrmilé de cette gouttière, dans la prolondeur de l'os, parla voie du large foramen qui la termine (Pl. XVil, s).
Avant de disparaître par cette ouverture, elle laisse échapper un rameau transversal qui rampe à la aurfiioe du ligament interosseux, et forme, par sa réunion avec un rameau correspondant ^e Tartère opposée, une anastomose metilîgne (Pl. }(V0).
Pap fols întrodi|ite dan;} )a profondeur 4o ToSf elle suit la direis^ tion des canaux postérieurs du fimu S9m'ltmmr$9 pénèuv d^ns ce sfiiu^'et s'infléchit de deliors en dedans di^us Tiniérieur de sa cavité semi-circulaire, pour aller à la rencontre de la branche correspondante de l'iartère opposée, avec laquelle elle 3'a|)0uche à pleia canal et forme un demi-cercle annstomotique complet, que npus ijpp^Uerons anastomose semt-lunaire ((M. XVH et XVlll, Tig. 1).
De la convexité de Panse formée par ranaslpmose ^^i|}Huu^irei émaneut deux ordres de vaisseaux secondaires.
Les uns ascendants, d'un plus petit calibre, suivent la directipp deacanaux osseux du même nom, sMrradient dans la trame spongieuse dé la troisième phalange, et viennent, comme autant de racines chevelues (Pl. XV, u u), s'échapper par les nombreuses ouver- Uires do sa làce nntérieure où elles formant un réseau irès-intriqué, en s'anastomosant, dans la trame du tissu feuflleté, avec les divi- Mons extrêmes de la branche antéiieuro de k digitale et du cercle coronaire superticiel.
C't si à ( i s divisions ascendantes que Spooner donne le nom d'ar^. tèrcs auiùiieures des feuillets (nnterior laminai arteries).
Los autres vaisseaux qui émanent de Vanastomose semi-iunaireoi que Spooner désigne sous le nom d'artères inférieures communiquan^ps {inf^rior CQtf^nicatmg primes), ont une disposition rayûn<; nép comme les canaux osseux imfn^ant$ dont ils suivent la dirae^ tipn(PLXV}liet]^Y|U).
1)8 paissent p0rpeadiculair$n^nt de la circpnfôrence antérieure de Paiiaatomose jBeini-)unalr{»f et s'eii détschept, comme autant de rayons divergents, ||B8 uns en ligne drpîte, les iiutces en se bifurquant, et gjsgnent, parla voie dçseananx descendants, les grandes ouvertures flxes, au nombre de douze à quatorze, orifices de ces canaux, au-dessus du bord iiaiti liaiiL de Tos (l'I. XVIII, xx).
.^]pV^ sortie de la p))alf)ugc, cps rqf)|pai)x descendants envoieut,
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dans la trame du lissu feuillelé, une mullilude de ramuscules ascendants qui vont concourir à former le réseau ai lériel de ce tissu ^ puis, ils j^'iuflécbissent vers la face inférieure de la troisième phalange, en suivant la dcmi-goultière par laquelle les canaux intérieurs se contiauent jusqu'à SOD bord tranchant ; là, ils s'anastomosent trnnstersalemcnt par une succession de petites arcades (Pl. XVllI, x \ x) qu'ils se projettent de Vm à Pautre et forment ainsi un gr&nd canal circonflexe qui suit le contour de la courbe parabolique dn bor4 tranchant de Tos du pied , du côté de sa face inférieure : c''esiVarière ûktonflm (Pl. XV, p p, et Pl. XVI et XVm, p).
De la circonférence interne de cette artère circonflexe à la formation de laquelle concourt, encore en arrière, le deuxième rameau de terminaison de la branche externe delà digitale, émanent les artères solaires (PI. XYI, y y), au nombre de quatorze à quinze, qui convergent en s'irradiant vers le centre du cercle, dont l'artère circonflexe forme le contour extérieur.
Ces artères convergentes se distribuent dans la trame du tissu ve« louté, et concourent à en former le riche réseau artériel, de concert avec les divisions extrêmes de Partère du coussinet plantaire dont
nous avons vu plus haut la disposition (Pl. XYI, l).
BénunA dm U. diitrilmlMn àn aitèret dîgilaJfls.
Immédiatement après son- émergence du tronc de l'artère latérale superficielle du canon* Partère digitale enlace de ses rameaux multi* pies les faces antérieure et postérieure de Partieulation métacarpo-
phalangienne.
Au niveau de la partie moyenne de l us du paturon, elle laisse échapper à nngte droit de son tronc une lorte branche, Varfrre perpendiculaire qui, après un très-court trajet, se divise en rameaux ascendant et descendant et forme, par les subdivisions de ces rameaux, un réseau très-riche sur la face antérieure des deux premières phalanges. Au niveau du bord supérieur de la plaque du cartilage latéral, Partère digitale projette perpendiculairement un rameau irang* vertê qui forme, en s'anastomosant avec le rameau correspondant opposé, iQCirekcoironainii^feiel, d'où émanent les artères du bourrelet.
En arrière, les artères digitales se joignent l'une à l'autre par une succession d'arcades ana$tomotiques échelonnées, dont les divisions
APPAREIL YASCULAIRB. 6S
se ramifient dans les tendons, les gaines synoviales, les ligaments, le périoste et les os.
A la bautenr de la poulie fixe de Tos coronaire» elles laissent
échapper Vartère du cousstnel plan luire.
Enfui, t Iles -(^ bifurquent en dedans ih^, Tapopliyse basilaire et iournissent leurs lieiix divisions terminales : l'antérieure ou artère pré-plantaire qui gagne la scissure du môme nom après avoir donné éem divisions importantes destinées au tissu velouté, puis se divise dap» le tissu feuilleté et se réfléchit dans rintêrieur de la iibalaage peur aller se réunir à Vanoitomoift «mi-liMatre.
£l l^aebe poslérieure ou plantaire qui longe la scissure dont élIà'iiQrle le nom, pénètre dans le sinus semi-lunaire, s*y anastomose me % congénère et laisse échapper, par la périphérie de cette anas^ lomose, des divisions ascendantes qui vont se perdre dans le réseau arténol poduplivlltMix • et des divisions descende n le .'^ (jui, par leurs iiii;i>toiiiaâCS récipiufjues, forment Tartcre circon/iexe de laquelle s'é lia^tpent les artères solaires 9 dernières divisions de Tarière digitale.
§ II