‹ Traité de l'organisation du pied du cheval comprenant l'étude de la structure, des fonctions et des maladies de cet organeChapitre 35 sur 70 · PARTIES EXTERNES DU PIED · texte numérisé non relu

PARTIES EXTERNES DU PIED

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Dcserlptloii de l'appareil corné.

(Pl. XXVllI, XXIX, XXX, XX\1, XXXil.)

Le revêtement le plus superficiel du libsu u "^tiinonlairc de l'extréliiitû terminale du pied est formé par un appaicil eorné très-épais, qui correspond, parla source d'où il émane cl par la luiicliou qu'il remplit, à la membrane épidurmii^ue, revèlemeut extérieur du tégU' ment ;3^caéral.

Cet appareil est désigné sous les noms à^'ongle, de sabot ou oaoW de boite eomée,

Gossidérë dans son ensemble, le i3a]bot représenta «ne sorte de boiie on mieux dMf«i, exectement modelé sur les eontours des par-r lies qu'il enveloppe, et qui commandent $a forme oomme le moule celle de la substance malléable dont on le reyêt.

11 répète, en effet, à l'extérieur, dans de plus grandes dimensions, la eonli^^uraliou extérieure du dui^a revêtu de sou enveloppe lé^^unientaire , d à l'intérieur il eu porte l'empreinte, comme la cire celle du eacliet qui l'a pressée.

Su lorme générale est donc donnée par la iorme mém de la troi* sicme phalange.

Ia figure géométrique qu'elle rappelle le mieux, est oelle d'un tronçon de cylindre coupé par sa base et par son sommet, suivant deux plans obliques sur son axe et non parallèles, l'inférieur oon. vergeant, en arrière^ vers le supérieur dans une inclinaison sur Taxe très^marquée (Pl. XXVni).

Bracy Clarck conseille, pour donner une idée de la forme particulière de la boîte cornée, de prendre un cylindre de bois ayant en longueur deux fois son diamètre, et de le couper avec une scie line en

deux parties égales, suivant une ligne fonnanL avec l'axe un angle de 33 à 34 degrés. En plaçant sur une table, par la surface île leur coupe, les deux morceaux de bois résultats de celte section, on ob* tient, dit-il, ainsi la rcprésentattoa (rappaa(e de deux sabotef gqii9U dérés dans leur forme générale.

C'est en effet* là, un bon mode de démonstration pour donner un aperçu de la eonflguration d'ensemble du sabot; mais il ne suffit pas pour faire comprendre la construction de cette enveloppe compté* mentaire du tégument et la fonction spéciale qu'elle remplit.

Pour avoir une idée complète de la disposition de la botte cornée et de son mode de fonctionnement, il faut la décomposer en ses différentes parties constituantes, et étudier cliacune d'elles avec détail. Une fois faite cette sorte d'analyse anatoiiiiquc, il nous sera farile de reconstruire le sabot, pièce à pièce, et de le comprendre dans sou ensemble.

Lorsque le sabot a etc soumis ù raction long temps prolongée de la macération, les parties qui le constituent par leur réunion se désoudeiit pour ainsi dire et s'isolent les unes des autres. Elles sont au nombre de trois :

4 « r.a muraille ou la paroi;

2° La sole;

3<» La fourchette avec le périoph qui n'en est qu'une continuité circulaire ^

DE LA MURAILLE OU PAROI BU âAltOT.

( Tht toally Ihi entât des Anglais. ) (Pl. x^vrif, xxfx, XXX, XXXII.)

La muraille ou paroi du sabot est, comme i'iadiqnent lesnomssous lesquels on la désigne, cette partie de la boîte cornée qni en constitue l'enct inte circulaire et détermine, par son contour, lu forme cylindrique qui lui est propre.

Son étendue apparente peut donc être mesurée par la superficie de la partie du sabot, qui est visible lorsque le membre repose sur le sol.

 première vue même* et à considérer la paroi sur un sabot isolé

* Le périople est orclinaircuicnt décrit cominc UOâ quatrième parlje du |ftbot. C'est une erreur, puisque la fourchette et te périople pe font qu'ua et ne se séparent jamais, même par une niaeératîon prolongée. ^

96 AVATOVTB,

(les parties qu*îl renferme, on serait tenté de croire que son étendue apparente est aussi son étendue réelle, et que la limite de cette par» lie de Tongle est marquée à Tendroit précis où se dessine en arrière le relief des branches de la fourchette.

Mais ce n'est là qu'une illusion que Bracy Qarck a, te premier, fait disparaître par son ingénieuse démonstration de ce que nous ap* pelterons le dépUssment du sabot.

Lorsqu'on examine» en effet, la paroi sur un sabot doiii les différentes parties constiluaiUes sont désunies par la macération , on la voit se réfléchir en arrière à angle aigu , en dedans de la circonférence qu'elle décrit, et diriger, vers le centre de la capacité qu'elle embrasse, ses deux extrémités convergentes,

Bracy Qarck a eu ringénieuseidée, pour bien faire-concevobr cette inflexion des extrémités de la paroi dans Tintérieur de Tenceinte qu'elle constitue, de figurer en carton les différentes parties composantes du sabot, dans leurs formes et dans leurs rapports normaux.

Sur cette pièce élastique, très>commodeponrla démonstration, la muraille est représentée par une longue bande de corne, plus large dans son milieu et décroissant successivement de hauteur jusqu'à ses exlrcniués, par la convcr;,^ence de son bord inférieur, qui décrit uneconrlie à grand rayon vers le supérieur taillé en ligne droite.

Cette bande, roulée en cylindre, représente la partie circulaire de la muraille, et ses extrémités, repliées vers l'intérieur de Ja cavité qu'elle circonscrit, rappellent bien la disposition des prolongements centripètes de la paroi cornée.

Si la muraille naturelle pouvait être déplissée comme la bande de carton de Tappareil élastique de Glarck, elle présenterait, en effet, une configuration sinon identique, au moins parfaitement analogue à celle de cette dernière qui en est, si l'on peut ainsi dire, un facsimile assez exact, à part quelques erreurs que nous signalerons plus luin.

Pour la facilité de la description de la paroi, considérée dans son ensemble et dans ses rapports normaux avec les autres parties du sabot, il faut lui reconnaître :

4« Deux faces, Tune externe et l'autre interne ;

%• Deux bords, l'un supérieur, l'autre inférieur*,

3* Deux angles d'inflexion;

4" Et deux prolongements centripètes.

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