‹ Traité de l'organisation du pied du cheval comprenant l'étude de la structure, des fonctions et des maladies de cet organeChapitre 34 sur 70 · IV · texte numérisé non relu

IV

m TtiOmtNT A I.A tACR llf VÉntSUlItt DIT MIGT.

S)u. sole de chair des anriens anaiornîsie.s, (issu minute des uioUcrnes, membrane séciéloire de la sole de Bracy Clark.

{PU XVI rt XVII.)

Cette partie du tégument sous-on^lé forme une membrane )offlenteuse épaisse, d'une couleur rouge^vif, comme la membrane po-

dophylleuse^ mats cette teinte est souvent dissimulée en partie ou

rendue plus obscure par un pignientum colorant noir associé à son tissu.

Elle se moule exactement sur la face inférieure du doigt et forme uue enveloppe commune à Tos du pied et à la couche inférieure de Tappareil libro-cartilagineux élastique dont elle laisse se dessiner fidèlement les contours, en s*adaptant étroitement aux inégalités de sasurfhœ»

Ce qui la caractérisa à l'extérieur et lui a valu lo nom très heureux quoioa modernes lui ont donné, c'est rabandanoe des prolonge-

ANATOKIE.

ments vilicux qui s'clùvcnl de sa irame, aussi serrés et aussi touffus que les li la ments du velours (Pl. XX Vî).

Ces villosilés ou villo-papilles se présentent, comme au bourrelet, avec un développement différent, suivant les points de la membrane veloutée où on les considère. Sur sa circonférence , elles sont longues de 5 à d millimètres, comme celles qui teminentles lames podophylieusesi piiis elles vont en décroissaot successivement, de la drcoûféreûce au centre, au poiut que, sur les parties latérales du corps pyramidal, elles ne mesurent plus qu*une longueur de % millî' mètres, laquelle se réduit encore de moitié pour les villosilés de la lacune médiane.

Leur nombre parait être en raison iuTerse de leur volume; elles

sont plus rares sur la circonférence de la phalange, plus drues et plus serrées, au contraire, dans sa région centrale, sur toute lu suiiuce du torps pyramidal.

Quel que soit leur déveiupjjemcnt, les villositésde la surface plantaire sont en tout semblables, sous le rapport de la forme, de la structure et des fonctions, aux houppes villeuses qui hérissent la surface du bourrelet ou qui terminent Textrémilé inférieure des lames podophylleuses.

Elles sont cylindriques à leur base, acuminées à leur extrémité libre, obliquement dirigées d'arrière en avant et hérissées à la surface de la membrane dans les conditions normales. Mais lorsque le sabot a été séparé du doigt par une macéraUon suffisante, elles peuvent se présenter infléchies, renversées, couchées, tordues dans tous les sens par les efforts qui s'exercent sur elles; de là, les formes variées qu'elles affectent. Examinées sous une nappe d'eau limpide, elles s'inclinent suivant le sens du mouvement imprimé au liquide, et comme elles se nininliennent iioltantes dans sa masse, en vertu do de leur densité moindre, il est facile, à l'aide de ce simple procédé, de prendre une idée parfaite de leurs formes et de leurs dispositions.

Stractare da tlMU v«l«Mé.

La membrane veloutée a pour base, comme le tissu podophylleux, un chorion fibreux très*serré et résistant, qui sert de support à un riche réséau artériel formé par les irradiations anastomotiques des artères solaires et les divisions terminales des artères du coussinet plantaire, dont nousavons donné plus haut la disposition (Pl. XX Vif)»

Chacune des houppes villeuses de la membrane veloutée présente, à riaspeclioD microscopique, la disposition intérieure que nous avons

APPAEEIL TiGUlIBlITAIRE. 93

indiquée, à propos des villosités du bourrelet, à savoir : un faisceau de petites artères disposées en forme d'anses et accompagnées de veinules correspondantes, probablement aussi, de fllcls nerveux doia leur exquise sensibilité implique la présence. Mais ce n'est là qu'une déduction de l'étude de la fonction et non pas le résultat certain de robservation directe.

Eédculum plantaire, — La membrane veloutée repose, cooime le tissu leuilîclé, sur un réticulum fibreux très-épais et à mailles assez larges (réticulum plantaire), qui établit entre elle et la face inférieure de la troisième phalange, une adliéreace très-forte et supporte dans ses mailles le plexus -veineux solaire.

Ces trois parties de Tappareil tégumentaire mtra-corné, dont nous venons de donner une description isolée, pour mieux en faire comprendre les différences apparentes, forment dans leur ensemble une gaine indiscoutinue qui chausse, à la manière d'un bas, l'extrémité plialangienne du pied, et qu'on peut appeler la gaine ou 1*appareil KéRATOGiNB du picd, oxpressiott que nous emploierons souvent en physiologie.

Les différences qui existent entre les trois parties de cet appareil, ne sont que superficielles-, toutes trois sont étalées sur un réticulum fibreux, dans les mailles duquel s*étend et se ramifie un plexus veineux très-serré et très-riche.

Leur tissu lundamental est le tissu fibreux blanc, qui leur conslitue un cborion, partout continu à lui-même sur la périphérie de la dernière phalange.

A la surface et dans les mailles de ce chorion, épanoui en membrane sous la phalange, plissé en feuillets parallèles sur sa face antérieure, renfle en bourrelet autour d'elle à sa partie supérieure, existe l'appareil nervoso- artériel qui, parla spécialité de sa disposition dans les prolongements lamineux ou villeux, donne au tissu tégumentaire sous-corné la spécialité de forme et de fonction qui le distingue des autres parties de Tenveioppe générale.

Hais, à part cette particularité de disposition et de fonction, la peau du doigt est anatomiquement la même que celle à laquelle elle est continue; et même, physiologiquement, la différènce qui sépare Tune de l'autre n*est pas fondamentale.

Nous aborderons avec plus de développement ce point important lorsque nous étudierons la physiologie.

AMAIOSU.

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