I. Des faces i>b la sole
a. DB LA VACB tUPiftlBOU OU IlITBBl».
(Pl. XXXI.) *
La face supérieure de la sole qui concourt, avec les barres et la fourchette, à former le piaut her de la buitc cornée, représente une surface inégale, saillante par sa parlic centrale dans l'intérieur du sabot, déprimée, au contraire, à sa circonférence et surtout vers les parties postérieures.
Le point le plus culminant de celte surfiieo correspond au niveau de l'angle de réunion des deux bords de la bifurcation de la sole.
De ce point comme centre, la face solaire interne s'abaisse en talus vers toutes les parties de la [)• l ipliérie du sabot, en suivant des plans à inclinaisons inégales ; niais avant d'atteindre sa marge terminale et de se réunir à la paroi, elle change tout à coup de direclion et se relevant en sens inverse, à ia mani(''rc des bords de la bouche d'une ciociie, elle consliluesur toulc sa marge une sorte de cavité digitale circulan t (Pi. XXXf, a), plus étroite en avant, plus élargie en arrière, et principalement aux extrémilés des branches de la sole qui sont comme excavées en bateau dans Tintérieur des angles d'inflexion.
L'obliquité de la surface supérieure de la sole varie dans les dif* férentes régions de l'ongle.
Trés-marquéeen pince, par exemple, elle s'adoucit sur les parties latéi*ales» s'eflletoe davantage dans la région postérieure des quartiers, et devient à peine sensible en arrière du sommet de l'échancrure, le long du bord interne de ia sole.
AFPARBn. cauxi
Au sommet de ce plan incliné postérieur, en avant de la terminaison des barres, la fncp sninirc présente une sorte de dépression ou d'empreinte transversale, large et peu profonde, qui se continue jusque dans la cavité du corps de la fourchette, et qu*oii dirait produite par un écrasement de la surface. C'est, comme nous le verrons plus lard, le point précis où s'exerce la pression de la dernière assise de la colonne de soutien do corps.
Toute la superficie de la iSace supérieure de la sole présente une disposition exactement semblable à celle de la cavité cutigérale ^ elle est cnlilôo (l une multitude innombrable de perforations très serrées, qu'on dirait faites avec la pointe acérée d'une aiguille, et dont la direction est oblique d'arrière en avant (Pl. XXXI). Ce sont, comme au biseau, les orifices des étuis cornés, desliut s h loger les houppes villeuses qui s'élèvent de la surface du tissu velouté.
On les rencontre plus largement ouverts dans le fond de la cavité digitale drculaire, qui correspond aux viilosités terminales des lames podopbylleuses.
Od peut, pour la sole^ comme pour la cavité cutigërale, avoir une idée delà profondeur des étuis cornés, en enlevant, couches par couches, des lamelles do corne h la surface de la sole. 11 faut arriver à une profondeur de 4 à 5 millimélres, sur sa circonférence, avant d'obtenir des copeaux qui ne suieul plus percés à jour.
La face supérieure de la sole forme, avec la face interne de la muraille, un angle dièdre très-aigu en pince, où le talus de la sole est le plus prononcé, beaucoup plus ouvert sur les parties latérales du sabot, presque droit dans la région postérieure des quartiers, obtus au niveau des angles dMnflexion .
b. DB LA PACB IMPéRIKiniB OB LA 80LB.
(H. XMX <t KXXn,)
La face inférieure de la sole (Pl. XXXII, s) est concave et comme infundibuliforme, exactement correspondante en profondeur à la convexité de la face supérieure qui n*en est que le relief.
Le point le plus excavé de cette surface correspond au niveau de rextrémité do la fourchette (Pl. XXXII, i) ; de là, elle se prolonge en talus très-abaissé vers le bord plantaire de la paroi avec lequel elle se continue, après s'être aplanie circulairemcnt à 1 centimètre environ avant de l'alteindre.
Cette surface de la sole a pour limite, sur son contour extérieur,
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le bord plantaire de la paroi -, en arrière, les barres lui font conlinuiie pur louie leur face iniérieure, et semloieDlla prolonger jusque dans le fond des lacunes latérales.
La face inférieure de la sole est unie et égale sur tous les sabots qui ont été Divelés par les intraments on usés par le flroUenient.
Hais lorsque Tongle a acquis, par défaut d'usure, un excès de longueur, la eome de la face plantaire est rugueuse, inégale, irrégulièrement anfractueuse et sillonnée de scissures sinueuses et pro* fondes, qui pénètrent dans sa substance et en détachent de larges écailles.
Les barres, dans cet «Hat de l'ongle, dou(k;^ de plus de résistance et de ténacité que la corne de la sole» s'élèvent au-dessus de son nivean et s'y dessiuent en relief.