‹ Traité de l'organisation du pied du cheval comprenant l'étude de la structure, des fonctions et des maladies de cet organeChapitre 38 sur 70 · U« — D£S BORDS DE LA PAKOI · texte numérisé non relu

U« — D£S BORDS DE LA PAKOI

a. DU BOEV iOPfelVUR 1»B LA PABOl.

(Pl. XXK, O.)

Le bord supérieur de la paroi porte, dans tonte l'étendue de son contour, rempn^uite du relie! du bourrelet, couime riutérieur du sabot celle du lissu podophylleux.

Cette empreinte circulaire, creusée de dedans en Ji lioi s, aux dépens de l'épaisseur de la corne, constitue une cavité bémi-cylindrolde, qui règne sur tout le pourtour de la paroi et sur le bord supérieur de ses prolongements centripètes, où elle disparaît en même temps que les feuillets de leur face intérieure*

On désigne cette cavité, depuis Bracy Clarck, sous le nom de ca* îfité cutigéralê (eutis géra) ou eutidurate {cutis dura)f dénomination qui rappelle ses usages; elle sert, en effet, à recevoir et à loi^cr le renOcment cutané, appelé par Bracy Ciarck, culidure, et par les Français, bourrelet.

Les anciens donnaient, en i'ai:»on de sa forme, le uuai de k»eau au

ARATOMII.

bord supérieur du sat)ot, crousô pnurs'adnpter h la saillie du bourrelet. Ces expressions de c(wi/é cutùjérak ou culidurale et de biseaUp doiv ent être conservées, mais aoa pas comme synonymes.

Nous appellerons, avec Bracy Clarek, cmnÛ cutigérale, la gouttière creusée à Torigine du sabot pour recevoir la saillie de la cutidure; et nous réserverons le nom de biseau au bord supérieur du sabot (Pl. XXIX, r), taillé, en effet, à la manière d'un biseau, aux dépens de Tépaissenr intérieure de la paroi, par Texcavation de la , caffité eutigérale»

La cavité cutigérale est exactement proportionnée, dans Télendue de son excavation, àPélenduc du reliel'ijni^ loraïc le bourrelet^ aussi présente-elle ses plus grandes dimensions on largeur et en profondeur dans la partie centrale de l'on^^le, là où lo bourrelet est le plus saillant; et décroît-elle peuà peji, dans ces deux sens, à mesure qu'elle se rapproche des parties postérieures.

£llc offre ses plus petites dimensions, à I centimètre environ en avant de Tangle d'inflexion, au niveau duquel elle s'élargit tout à coup, pour se proportionner à Tétendue plus vaste de superfleie que présente en ce point le renflement cutidurai (PI, XXX, o).

Passé le pli des arcs-boutants, la cavité cutigérale devient de plus en plus étroite et superflcielie, même avant qu'ait disparu le dernier feuillet des barres.

La cavité cutigérale est limitée supérieurement par une vive arèlc (jui en hiui le contour eirenlaire, el se eonlinne en dedans des angles d'inflexion avec le bord supérieur des barres (Pl. XXIX, r r').

Au-dessus de celle lif^nc saillante qui correspond au sillon coronaire périoplique dont elle est le relief, le bord supérieur de la paroi est prolongé par la lamelle amincie du périople, dont nous donnons plus loin la description (Pl. XXIX, s s').

La limite inférieure de la cavité cutigérale est indiquée par une zone unie de 2 millimètres environ de largeur, qui règne circulaîrement au-dessus des exlrémltés d'origine des feuillets kérapbylleux, et qui correspond à cette zone coronaire inférieure, disposée comme un ruban de séparation entre le bourrelet et les feuillets du tissu podophylleux.

Entre ces deux bordures, la surface cutii^éralc est criblée d'une mnllilude innombrable de petites perfor itinns (Pl. XXIX) qui lui donnent, par leur nombre et leur conlluence, un aspect finement chagriné ^ ce sont les orifices supérieurs û!étuù ou de iourreaux creu-

APPAREIL COBNÉ. 404

sés obliquement de haut en bas, à une assez grande profondeur, dans répaisseur de la paroi, et destinés à loger les houppes villeuses dont la surface du bourrelet est hérissée.

Le nombre des pertuis de la cavité cutigérale est donc exactement corre^jfuiidant à celui des villosiléîi du bourrelet^ les dimensions do ces étuis sont aussi exaclemeul proportionnées à ccîles des honppes villeuses qu'ils sont destinés à recevoir, et conséquemmeiU ils sont

* plus largement ouverts et plus profonds à la partie inférieure de la cavité cutigéralc qui correspond à la région où les villosités sont le plus développées sur le bourrelet.

Pour avoir une idée de la profondeur de ces étuis cornés> il sulQt d'enlever, par lamelles transparentes, des couches successives.au bord supérieur de ta paroi, transversisilement à la direction de ses fi< brcs ^ clioquc lamelle détachée est criblée d'ouvertures à jour, nombreuses ciiinmo les gUindules dans récorce de Porange, et il faut

• aller à une profuii ^Mir de plus d'un cenUmèlre pour que les copeaux enlevés par rinslrument forment une surface pleine.

Les orifices des étuis des papilles apparaissent aussi serrés à superftcieégale dans toute l'étendue delà cavité cutigéralc; et, là même oik cette cavité s'est complètement effacée, comme au bord supérieur des barres, par exemple, la présence des villosités de Tappareil cutidural est encore accusée par le nombre des ouvertures dont la corne est traversée.

b. DU BORD INFÉRIEUR DK LA PAROI OU BORD PLA^TAIAK. '

Le bord inférieur de la paroi est diédrique, formé par la réunion de deux surfaces, Tune concave (Pl. XXIX, t), continue au cylindre corné-, Tautre plane, terminale des fibres de la paroi, et continue à Taire de la sole (Pl. XXIX, u).

La surface concave (Pl. XXXI a) est cannelée, comme l'intérieur du cylindre corné, par la eonlinuité des feuillets kérapliylleux, jusqu'au niveau de la surface solaire. C'est à Taide de ces cannelures qu'elle contracte, avec le bord péripliérique de la sole, une union par engrénure de la plus solide espèce, qui ne peut être rompue tolalejuent que par l'influence longtemps prolongée de la macération.

Le tracé de cette coomisiure (VL XXXII, a a) est indiqué sur la coupe des sabots nouvellement parés par ube zone blanche ou jaunâtre, oii Ton voit se dessiner les liocaments des fibres terminales des feuillets kéraphyUoux.

iQ% ahatohib.

Sur les pieds qui, faute d^user, ont aequis de tfès-grendes dlrnen-

sions en longueur, il s'établit, par Tinfluence de la dessiccation, une sorte de trancliéc entr e la sole et la paroi sur toute la li^'ne do la commissure ; et il est alors très-facile de reconnaître la disposition feuilletée de la surface coneontriquo du bord plantaire (Pl. XXXIÏ, a).

Dans les pieds souffrants, la zoue de la rommissurc change «le couleur par rintiltration de la sérosité ou du sang. Mats nous reviendrons sur la valeur diagnostique des sigaes qa*eUe fournit, à Tocoa* sion de la pathologie.

La fbce inférieure ou solaire du bord plantaire est le point de ter* mioaison des fibres de la paroi. £Ue ftiit continuité à Paire de la surfice plantaire de la sole dont elle forme la bordure extérieure. Elle s^en distingue par son aspect plus brillant , qui dénonce la plus grande densité de la substance qui la constitue , et généralement aussi par une couleur diiférenlc (Pl. XXXU).

in. -«^DbS ANGLES I>*IinrLBXI0N DE LA PAROI OU ARCS-BOUTANTS

BBS FRANÇAIS.

Les extrémités de la paroi, en se réfléchissant en arrière, dans intérieur de sa cavité, forment chacune une sorte de pli ou d'angle plan aigu, auquel Bracy Ûarck a donné le nom de nœud d'm- 0e9wn {ik9 nodê ofinfiexim ou infi$wHral nodê)^ que nous traduisons par les expressions plus vraies û'angle étinfexion (Pl. XXIX, XXX, XXXI et XXXU, b).

Les angles d^mflexiim on arcs-hotaonU des analomîstes français, sont la base de la région du sabot, usuellement désignée, en extérieiu-, sous le nom de talons, expression impropre, il est vrai, niais généralement ailiiascel comprise, cl que nous conserverons par < ola même, malgré les excellentes raisons que Bracy Clurrk a aerumulécs, dans le but de prouver que le nnm de tnlon^ appliqué à cette région du cheval, est un contre-sens en anatomie comparée.

Lesommelourextéricurdesanglesplansd'inflexion(Pl.XXXIi,CB), forme une arête, le plus ordinairement saillante, quelquefois arrondie, dont la direction est oblique de haut en bas et d'arrière en avant. Cette arête sert de support à Pexpansion cornée membraneuse, que ron désigne sous le nom de gléim de la fourchette (Pl. XXXII, g).

LMntérieur de ces angles offire à considérer deux parties -, Pane supérieure, la plus étendue (Pl. XXX et XXXI), qui est ouverte dans la cuvUi de la boîte cornée qu'elle complète et ferme en arrière,

et présente, sur 866 deux faces, la disposlUon lamftUée oaractérisUqiie da cylindre corné.

La partie inférieure de Tangle plan d'indexion e$t remplie par rextrémité des branolies (c) du croissant de la sole (Pi. XXXil, d), qui contracte arec ses faces une adhérence de la plus forte espèce. Cette partie est donc toujours pleine et marquée, seulement en bas, par le tracé linéaire du bord inférieur du cylindre de la paroi et de son prolongement centripète.

Mais lorsque la macération a prodoit îa désondnr« des différentes divisions du sabot, la (jlisUnclion que nous élublissons est rendue parfaitement saisissubie.

m. — Des babres ou prolonoevents gentripètes oe là paroi.

{Inlortiomes, or intortiomal, or inflfxural paris da Bracy Claick.)

(Pl. XXX, XXXI, xxxn.)

Les parties do la paroi que nous appftions ses prolongements centripètes, sont plus usuellement connues sous I9 nom de 6arm. Bracy Clarck les a appelées parties infléchies de la paroi, infiestural parle ou encore intariiomes^ expression latine par laquelle il a voulu 0gurer leur marche rentrante.

Les barres commencent au sommet (b) de l*ang1e plan d'inflexion de la paroi, dont elles forment le cdté intérieur (Pl. XXXII, b e) ^ elles se continuent, de là, le long du bord interne du croissant de la sole, convergeant, par leurs extrémités, vers le centre du doigt, et s*incliiianl riiiic vers l'autre par leur bord supérieur, il résulte de cette double convergence, qu'elles sont oliliquement dirigées du cculre du doigt vers sa périphérie, tout à la lois dans ie sens de leur longueur et dans celui de leur largeur (Pl. XXX, y).

L'éleiiilue des barres, en longueur, n'est pas aussi considéral)le qwi celle qui leur est donnée dans l'appareil élastique de Bracy Clarck. Convergentes Tune vers Tautre, par leurs extrémités, jamais elles n'arrivent au contact, au niveau du sommet de la fourchette, comme le démontre cet appareil. Les barres se prolongent dans Tétendue de la moitié ou des deux tiers du bord interne de la sole, mais jamais au*delà (Pl. XXXH. b marque Veaetrême bout de la barre ).

Les barres présentent à considérer deux faces, Pune lat^ale interne 00 supérieure, Tautre latérale externe ou inl^rieure.

La face latérale interne (Pl. XXX, z, et XXXI, y), obliquement

dirigée de dedans en dehors cl de haut en bas, porte sur sa parlic correspondaiilc, à IMnlérieur de la boite cornée, une succession de feuillt'ls, décroissants d'arrière en avant, qui dis|»;u'aisscnl à 4 où 5 ceotimètres en avant de l'angle d'inflexion. Au-delà, il n*y a plus de distinctioD possible entre la barre et la sole à laquelle elle est soudée.

La partie inférieure de eette surface de la barre correspond au

bord interne des branches de la sole, avec laquelle elle est inliniemcïït unie, au point do ne furaiiM* avec elle qu'un tout conliiiu.

La lace latérale externe des barres (Pl. XXAii, y) oblique de dedans en deliors, comme la supci ieure à laquelle elle est parallèle, fait parlie de la surlace plantaire du sabot. Elle se réunit, par sou bord supérieur, avec le bord supérieur des branches de la fourchette, et, de celte réunion résulte un an^'Ie dièdre oblus, connu sous le nom de lacune latiraU de la fourchette (f).

Bracy Clarck a appelé commissure la réunion des barres avec la fourchette, et cavités de la commissure (emntiés of the commissure), nos lacunes latérales.

Lo bord iiilcrieur des l)arres (PL XXXH, e) est toujours au niveau de lafaci' uilérieurc de la sole sur ies pieds usés par le frollement ou par l'action mécanique des insiruinents : mais sur les sabota qui, laule d'user, oui acquis une trop grande longueur, le bord inléi ieur des barres forme quelquefois, au dessus de Taire de la sole, une saillie qui n*arrive jamais au niveau du bord inférieur de la paroi.

Pour compléter la description de la paroi, il Iteut considérer maintenant :

|o Les divisions qu'on y a reconnues^ 2« La direction qu'elle affecte dans les différents points de son contour*,

3« Son épaisseur; 4<» Sa consistance} 5« Sa couleur ; Sa structure.

4 ^ Des dwisiotts de la paroi*

( n. XXVIII et XXII. )

On a divisé la paroi du sabot en pUisieu[> légions, entre lesquelles il n'existe pas de limiles naturelles, mais qu'il élail nécessaire de distinguer pour les besoins de l^arl du maréchal, ainsi que pour la locali-

APPAREIL CORNé. 40&

sation pi'éciseet la descriplioii des différenies altérations de Tongle. Malgré le défaut de rlgneur qui peut exister dans la délimitation

de ces régions, l'usage apprend facilement à les reconnaître et prévient, à cet égard, toute confusion dans l'esprit.

La partie antérieure centrale de la paroi, celle sur laquelle (ouiIjorail perpendiculairement une li^nie abaissée du sommet de la fourchette, est désignée, dans le langage des maréchaux, sous le nom de pince % que la cbirurgie a adopté (p). Quelle est rorigine de ce nom? Peut-être provieut-il de Tanalogie de situation centrale qui existe entre la région qui le porte dans l'ongle, et les dents centrales de la courbe parabolique des mâchoires qui, en raison de leurs usages, sont aussi désignées sous le même nom.

BracyClarck fait dériver notre moi pince du mot latin impingo, frapper, heurter, parce que c'est celte région du sabot qui, dans la marche, heurte la première le sol. C'est sans doute là une étymologic bien rechercliée !

La pince règne du bord supérieur au bord inférieur de la paroi, sur une largeur de 4 à 5 centimètres environ (Pi. XXViil, ap).

Les régions situées de chaque c6té de la pince, sont, en raison même de leur situation symétrique, désignées sous le nom de mameUes (Pl. XXXîI» h h), elles ont une largeur de 3 à 4 centimètres environ.

Kii arrière des mamelles, de chaque côté, s'étend la plus considérable des régions de la paroi -, on la nomme quartier, parce qu'elle occupe bien à elle seule le quart de la circonférence du sabot (PL XXVUl et XXXII de m en e).

En arrière des quartiers, se trouve la région des talons, qui a pour base Tangle d'inflexion ou are-boutani (b).

Enfin, en dedans de rarc-houtant, on rencontre les barres ou ex- Irémités centripètes, qui s'étendent un peu an delà de sa moitié postérieure, dans l'échancrure centrale de la sole, et forment, par leur lace inférieure, le lalus externe des lacunes latérales de la fourchette (Pl. XXXII de Ben e).

Pince, mamelles, quartiers, talons ou arcs-boutants et barres, telles sont les différentes divisions de la parois et par extension de la totalité de Tongle.

^ £n anglais et iaipropremeni: ihe loe (le dul^ii).

ÀMATOMlfi.

8* D$ la dineiiim d$ la paroi,

(PI. XXVIII el XXXII.)

Si Ton considère ia paroi dans sa totalité el comme conslituaol un cylindre corné, on peut dire qu'elle est tronqute de telle façon par sa base» que ses fibres, dans leur direction générale et dans leur inclinaison, sont parallèles à Taxe des rayons phalangftens; et, par une conséquence nécessaire de Tadmission de Pbypothèse de la cylindri* cité parfaite du sabot, on est conduit à considérer les régions opposées aux exti^mités des diamètres du cylindre, comme parallèles entre elles, car, en raison delà forme admise, elles doivent être parallèles à son axe.

Peut-être en est-il ainsi dans quelques pieds exceplioiiiicls? Mais dans l'immense majorité des animaux solipèdcs, î*ongIc, considéré dans son enscrable, participe un peu de la forme du cône, c'est-àdire que Paire de sa coupe supérieure a un diamètre un peu moins considérable que Taire de la base.

D^àutre part, dans les sabots qui ont conservé leur forme naturelle sans altération, le cône n*est pas géométriquement régulier ; la courbe q p (PI. XXXll) qui correspond au contour du cétéintm'ne, appartient à une circonférence [)liis étendue que celle du côté externe (c p), en sorte que ce dernier a un contour plus saillant que le 1 rciiiier ; défaut de symétrie qui n'appai'lient pas à des solides de révohuion réguliers.

Considérées dans leur situation respective, les différentes régions du sabot ont les directions suivantes : la pince ap (Pl. XXVIU) est obliquement dirigée de haut en bas et d'arrière en avant, suivant le plan d*lncUnalson des phalanges.

Les mamelles ont la même obliquité que la pince à laquelle elles font continuité.

Les quartiers sont inclinés suivant un plan a peine sensible du centre du doi^t vers sa péripliérie, dans presqtie toute leur étendue.

Sur quelques sabots, cett ■ direction est inverse dans la partie tout n fait postérieure des quartiers, c'est-à-dire que la paroi y est inclinée de haut en bas et de dehors en dedans, mais celte direction ne nous parait pas naturelle.

C'est surtout par la direction des quartiers, dans leur région antérieure, que la boite cornée participe un peu delà forme du cône.

L'arête sommet (c b) des angles d'inflexion estobUquement dirigée

APPARKIL CORNÉ. 407

de haut en bas eC d'arrière en avant, paroHôlemont au plan do la pince.

Enfin, les barres ont, comme nous l'avous vu, une direclioii oblique telle, qu'elles se rapprocliont par leurs extrémités lerminnles et par leur bord supérieur, et s'érarlent, au contraire, par leur bord plantaire et leurs extrémités d'origine aux arcs-boutants.

3« Épaisseur âe \a mnroilU,

(FJ. XXIX, XXXI cl \\\n.)

Il existe un rapport parfait et constant d'égalité entre Tétendue en largeur de la surface delà cutidure, d'une part, et d'autre part. Tépaisseur de la muraille correspondante*, de telle feçon que, dans tous les points du contour de Tongle, ia mesure de l'une donne rigoureusement les dimensions de l'autre, et réciproquement.

Au^^^i observe-t-on que l'enveloppe cornée présente ses plus grandes diiiiriisions en épaisseur à la région ccnîralo de l'onjrlr, aux mamelles, à la partie antérieure des quartiers et au niveau dos auglos d'inflexion, points où la surface du ImurMel offre le plus de largeur: et, qu'au fur et à mosuro qnt^ roii largueur diminue, comme, par exemple, dans les parties postérieures de In couronne culidurale, avant sa réflexion en dedans du cercle qu'elle décrit et surtout au niveau de ses prolongements centripètes, la muraille correspondante, c'esl-à-dire celle de la partie postérieure des quartiers et celle des baiTes, est beaucoup plus mince que la corne des régions de la pince et des aros-bootants. (Voyez Pl. XXXn, le contour inférieur de la paroi).

L'épaisseur de la muraille est é^ale dans tonte son étendue, quelle

que soit la région où on la considère, depuis la marge inférieure de, la cavité cutigéralc jusqu'au bord solaire (Pl. XXIX), comme on peut s'en assurer par une succession de coupes perpendiculaires menées dans le sens de la direction de ses fibres.

Les parties symétriques du même sabot n'ont pas la môme épais* seur. Généralement la muraille du côté interne est plus mioce que celle du quartier externe ; la barro^axterne a aussi plus de force qœ la barre interne.

Si Ton voulait établir une échelie d'épaisseur des difTérenles par* lies delà paroi, voici l'ordre dans lequel il faudrait les placer : I* La pince et les mamelles ; %^ La région antérieure du quartier externe \

AKATOMIB.

La région aolérieure du quartier ioterne ;

Les angles d*inflexion ; 5* La région postérieure du quartier externe^ 6<» La I cgi 01) postérieure du quartier interne j

7® La barre externe ^ 8® La barre interne.

4« De la eimwiance de la muraUle,

Li\ consistance de la corne de la muraille varie dans les différculs points de sa profondeur, de sa lonf^^iieur et de son contour.

En rè;;le générale, la corne est (Vauiant plus souple et nudie, qu'elle est plus voisine des parties vives; d'autant plus dure et résistante qu'elle en est plus éloignée.

Ainsi, elle présente une plus grande dureté à sa surface corticale que dans la partie moyenne de sa profondeur; dans cette partie, que vers les couclies adjacentes aux lames kéraphylleuses*, et ces couches sont elles-mêmes plus consistantes que les feuillets kérapbylleux, doués d^une telle souplesse au toucher, qu'Us donnent à la main la sensation d'un corps onctueux.

De même, l'observation démontre que le bord siipi^rieur de la paroi, mince et pénétré de villosilés vasculaires, possède une trèsf,Tande souplesse, tandis que l'inférieur, éloigné des parties vives et n'ayant avec elles aucun rapport de contact, est, au conlraire* doué d^unc dureté et d'une résistance considérables, progressivement croissantes des parties profondes aux superflcielles, en sorte que le bord plantaire de la muraille est d'autant plus dur que Pongle a plus de longueur.

Ëttfin, d'après la loi formulée plus haut, la consistance de la corne étant en raison directe de son éloignement des parties vives, il suit

de là que les sabots, en général, sont d'aulauL plus durs et résistants, qu'ils ont plus d'épaisseur, et que, sur un même ongle, ce sont les parties do> régions do la muraille où la corne a le plus de protondeur, qui préseutent une couche corticale plus consistaute et plus dure.

Ainsi, en pince, en mamelles et surtout aux arcs-boutants, l'épaisseur de la corne dure est bien plus considérable que dans les autres régions du sabot.

Dans les ongles qui ont acquis de la longueur par défaut d'usure, le bord inférieur des barres, et surtout le sommet des arce-boutants,

APPAREIL GORNi. 409

opposent une Ircs-rTonde résistance en raison de leur extrême dureléaux instruments du maréchal.

Bourgelat avait donné aux différentes couches, inégalement con. sislanles de la paroi» les noms de corne mori0, demi-vive et vive, se basant, pour établir celte distinction, suruue idée théorique, dont nous aurons plus lard à discuter la valeur quand nous traiterons de la physiologie du pied.

5* De la couleur de la muraille.

La couleur des couches extérieures de la muraille dépend de la co« loration du bourrelet, laquellct comme nous Tavons dit, est parfaitement concordante avec celle de la peau, immédiatement 8us-jaconte au sabot. Suivant la teinle du bourrelet, la couleur du sabot varie da noir au blanc, en passant par la teinte grise.

Ounnd le bourrelet isi noir, les couches corticales de la muraille sont de la même couleur.

Elles sont grises quand le bourrelet est gris, et blanches, enûn, quand cet organe est dépourvu de pigmentum colorant.

Et, telle est Texaclitude de celte concordance de coloration entre

la peau des phalanges et les couches extérieures de la muraille, que s'il existe au-dessus du sabot un principe de Balzane, qui se proloof^e jusque sur la cutldure, la couleur du sabot est blanche à Textérieur, dans une cteinUio supeiUcielle exactement corr-espondante à la largeur de la balzane.

Quelle que soit la couleur extérieure du sabot» celle de ses lames intérieures ne varie pas, elle est toujours blanche.

Sur les sabots dont les couches extérieures sont noires, il existe

entre le bord adhéreul des feuillets et la couche la plus profonde de corne, teinte par le pigment colorant de la peau, une zone intermédiaire, striée de noir et de blanc, dans laquelle la tcinie s,'rise est d'autant plus prononcée, qu'on l'examine plus près des cou» lies extérieures, et qui devient de plus en plus blanche à mesure qu'elle se rapproche des couches profondes. Cette zone intermédiaire ne forme quelquefois qu'une lame à peine sensible.

Dans d'autres cireonslances, elle occupe toute l'épaisseur de l'ongle.

Ces variétés dépendent de 1 état pigmentaire du bourrelet d'où l'oagle émane.

140 AMAKniU.

6® De la structure apparente de la paroi,

La substance de la paroi présente, dans toutes les parties de son étendue , une appaimit$ fibrmt parfaltemeot visible à i'œil nu, aussi bien à sa aarlOKsa externe que daas toute sa profondeur

(Pl. xxvin).

Cette contexture, à^apparmcê fihrense, est aussi aecusée sur ses coupes transversales, par l'aspecl pointillé que leur donne la sccUoa des libres iiiLen oji^jues dans leur continuité.

Krifiû, la macération, et, sur le vivant, certaines maladies rendent encore plus évidente celle disposition en dissolvant la matière qui maiiilicQl ces fibres réunies, et en les isolant les unes des a litres.

Les fibres constitutives de la paroi, isolées par la macération et étudiées à Toeil nu, se présentent avec un volume plus considérable, que celui d'un gros crin ; ^les ont une forme cylindrique, sont trèscassantes, et se réduisent facilement en poussière par la pression des doigts.

Ces fdjres atici 1 iii, a i.i surface extérieure de la paroi, une disposUuiii parallèle, s eteiKlaiil en ligne droite de son bord supérieur à son bord inférieur, continues à elles-mêmes, sans interruption et sans confusion, dans toute son étendue (Pl. XXVIII).

Considérées à la surface d'une coupe longitudinale et perpeudiculaire à l'épaisseur de la muraille, elles conservent la même direction et la même disposition (PL XXIX).

Quelquefois on les croirait intriquées, mais ce n'est là qu'une Illusion des yeux, due aux alternatives de couleur blanche et noire dont elles sont teintes, dans leur trajet, vers les couches les plus profonik's.

Cette conlexture flbrillaire longitudinale n'apparlieni à la uHiraille, que jusqu'à la limite précise ou les lames kérapbyiieuses se réunis* sent à elle.

Ces lames ont aussi une structure d'apparence fibreuse, raaîa la direction de leurs fibres est différente de celle des fibres de la paroi.

Elles sont obliquement disposées en lignes parallèles, de leur bord libre à leur bord profond et de bas en haut; en sorte que lorsqu'on

les examine sur les deux lames écartées d'un même sillon, elles rappellent parfaitement, par leur direction convergente vers le ioad du sillon, la dispusiuon des barbes opposées d'une plume sur Ja tige qui tes supporte.

La substance de la paroi est pleine dans toute sa profondeur, si ce n est vers son bord supérieur où elle est raréfiée dîuis toute une étendue de 7 A 8 millimètres en longueur, par les vides des tubes qui servent h loger les villosilés.

On [)out prendre une idée parluitc de cette rarélaoUon par deux coupes* l'une longitudinale et l'autre transversale.

Lorsqu'on enlève à la surface d'une coupe longitudinale^ vers le bord supérieur de la muraille, une miuce lamelle de corne* les fibres correspondantes à la cavité cutigérale sont isolées les unes des autres, dans rétendue de quelques millimètres, comme les filaments d'un pinceau ; on a ainsi la mesure de la profondeur des fourreaux des villosités.

On prend une idée de leur diamètre par des coupes purullèlcs à la surface même de la cavité cuU^érale: les lamelles enlevées, couche par couche, sur cette surface, sont crihlées à jour do petites (uivorlures circulaires, de plus en plus étroites, à mesure qu'on pénèiro à une plus grande profondeur, et qui finissent par disparaître pour être remplacées, surleseouebes les plus profondes, par le pointillé blanchâtre, indicateur de la continuation des tubes, dont les pertuis supérieurs ne sont que les orifices.

A la limite inférieure des sillons kéraphylleux, la muraille est aussi perforée d'ouvertures destinées à laisser pénétrer dans sa profondeur les houppes tcnninaies dcb lames podoph^ lieuses.

DË LA SOLE.

(Pl. XXnC, TOXÎ et IXXU. )

La sole forme avec la fourchette ei les prolongements centripètes de la paroi auxquels elle fait coutinuUé, le plancher inliârieur de la boite cornée.

La forme de son contour (a a) est donnée par le traoô de la ligne circulaire rentrante du bord plantaire de la paroi, car die est inscrite dans la circonférence de ce bord auquel elle est tangente et continue par toute sa périphérie.

Considérée dans son ensemble et isolée dos autres parties du sabot, la sole représente une plaque cornée épaisse, irrégulièrement convexe par sa face supérieure et concave par sa faa* inférieure, dé-

I4S 1MA10HIB.

coupée drcuIairemeDt dans les cinq sixièmes de son contour et en-

(aillée dans sa partie postérieure, d'une échancrure angulaire profonde, dont les doux bords rectilignes ne se réunissent qu'au delà même de son point central.

La conliguralion générale de cette plaque, ainsi deeoupéis est celle d*ua croissant irrégulier dont la ligne iutérieure serait angulaire au lieu d'être courbe (Pl. XXXH).

Il faut reconnaître à ia sole :

4<» Deux facês, l'une supérieure interne, l'autre inférieure exleme^ 2* Deux bords f l'un extérieur circulaire, l'autre intérieur angulaire ;

3® Et deux branches,

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