CHAPITRE IL
De la Mme MBsiMMe âhmm mamtère
i;énérale*
Après avoir considéré dans leurs formes et leurs propriétés extérieures et dans leurs situations resperlives, les différentes parties qui composent le sabot par leur assenil>l.ij,^e, il nous reste à étudier leur matière constituante sous le double rapport de ses propriétés et de sa structure, comme tissu, et de ses propriétés physiques et chimiques, comme matière organique.
DE» naonuÉTÉs et he la 8tru€tijre de la corne.
Le tissu corné est inextensible, peu flexible en masse, Irès-Uexible,au contraire, lorsqu'il est réduit à i'élatde lamelles minces. 11 est serré, et semble formé, à l'œil nu, par un assemblage de fibres ou de filaments juxta-posés et solidement réunis ensemble par une substance agglutinative de la même nature.
Cette contexture, en apparence fibreuse» de la corne, Favait fait considérer, par les anatomistes, jusqu'à ces derniers temps, comme une agglomération de poils, réunis entre eux par une substance inlernicdiaire, sorte de suc concret qui Uansformci ail, en se soiuliliaiii, cette masse conglomérée en un tout continu et compact. Mais le sa-
APPAREIL CORNi. 4t9
md proUBasenr GarU, de TÉcole yéMimira de Berlin S a démontfé, par Pexameo microscopique t que ces fibres ou poils constituauts de ta corne n'étaient autre clMMe qn^an système de tuties ouverts par leur extrémité supérieure, pour servir de fourreaux engainants aux prolongements villeux des surliices kératogènes. Suivant M. Gurlt, ces tubes seraient formés de lamelles concentriques réunies par une substance cornée amorphe, parsemée de corpuscules poncti formes, laquelle nailraiisur la peau et dans les intervalles des villosilés.
M. Delafond a adopté Topinion du professeur Gurlt sur la structure tubulée de la corne dn sabot *. D'après lui» les canaux cornés seraient fprmés de lamelles épithéliales allongées ou ovales» portant un noyau plus ou moins dislinctt dont la iLératine ou matière eomée constituerait Télément primordial. Ces épithèliums seraient atladiés à un prolongement de matière organique doublant les canaux, et qui leur servirait de support. ^
L'opinion du savant professeur de Berlin, sur la structure intime du tissu corné, est parfaitement exacte.
Effectivement, quand on examine sous le microscope, les filaments, visibles à l'œil nu, de la substance cornée, on reconnaît qu'ils constituent de véritables cylindres ou tubes creux ouverts à leur extrémité supérieure. Pour se faire une idée complète de la dlspositiou de ces tubes, il faut en considérer successivement :
!• L*origine, la direction et la terminaison ;
S» La forme;
3^ La longueur;
4* Le diamètre;
5* L'arrangement.
L — OaïaiMi , niRBCTion, tkrhiiiaisoii nss tubu cornas.
Les tubes cornés correspondent, par leur extrémité d'origine, aux surfaces du bourrelet et de la sole ciiaruue, dont les prolongements villeux s'engaînent dans leur canal intérieur, évasé supérieurement en manière d'entonnoir pour les recevoir et leur servir de fourreau.
Leur direction est tracée à l'extérieur par celle des lllaments cornés qui n'en sont pour ainsi dire que les linéaments visibles. Ils se
' Bneyclop. anat., t. VI, p. S89. — Analomie générale de Henie. ' Bulletin de la Société centrale de medectne vétérinaire , l. l", p 279 j et JbciMit dê màd^eim vitéHiMên, I. XXII, p. seS.
AHATOm.
prolongent donc, parfaitement parallèles entre eux, sans jamais s intriqucr, du bord supérieur de la paroi à riQférieur,et dans la sole et la fourcbelle» delà (ace supérieure à Tioférieure, sous uoe iaclinaison d'arrière en avant, qui les rend exactement panllèlea aux tubes de la paroi-, leur extrémité inférieure correspoadt en eooa^ueoeey au bord et à la face plaolaire du sabot.
lî. Forme des tubes coRinÊs.
Les tubes cornés ont une forme exactement cylindrique dans toute leur longueur, si ce n'est h leur extrémité supérieure où ils présentent un évasement en infundibulum, de 5 à 6 millimètres de hauteur, pour la réception des villosités des surfaces kératogènes. Audessous de cet évasement, leur cavité intérieure nous a toi^ours semblé complètement vide de matières solides ou liquides, }U8qu*à quelques millimètres au-dessus de leur terminaison, où les refoulements de la pression sur le sol en produisent une obstruction apparente. Cependant il faut faire, à l'égard de Pélat de vacuité du canal intérieur des tubes, une exception pour ceux qui forment le plan le plus superliciel de la paroi; lesquels paraissent toujours renfermer une matière d'apparence spongieuse ou médullaire, la même sans doute que Hessc^ consiilcre comme un mélange de pigment et de sels terreux. Les tubes de la fourchette paraissent au^si remplis d'une matière de même apparence.
Les tubes de la corne sont toujours recliiignes dans la sole, flexueux dans la fourchette, surtout du côté de sou plan inférieur, et droits ouonduleux dans la paroi, suivant le plus ou moins de régularité de sa pousse. £n général, les tubes des plans profonde sont toujours plus régulièrement rectlUgnes que ceux des plans superficiels.