V. — Arrangement des tubes cornés
Ils sont juxta-posés les uns contre les autres, dans un parfait parallélisme, sans jjunais s inuiquer, et maintenus agglomérés par une substance cornée homogène, qui en forme un tout compact, parfaitement continu à lui-même et trèSHrésîstaat. U n'est pas possible de diatingi^er, dans le massif de ces tubes, une disposition stratitiée, comme dass certains antres produits de aéorétioas concrètes, dann les cornes frontales, par exemple. Formée d'un néme Jet, dans un même temps, sur une même étendue de surface sèerétoife, la nome présente toujours, à tous les temps de sa fi>rmatlo«, un nombne di tubes intariable pour diacmie des régions où onrexamine, puisque ces tubes correspondent exactement à autant de tillosilés de l'appareil sécrcloire, lesquelles soni invariables dans leur nombre.
Les tubes cornés sont régulièrement et uniformément disséminés dans toute l'étendue de la sole, comme on peut en prendre une idée par l'aspect pointillé très régulier que préscnle sa surface lorsqu'elle est rafiralchie par un instrument tranchant. A la fourchette, ils foTf ment un massif plus serré mab d*une égale régularité.
Dans la paroi, on les dirait phis raréfiés du côté des couidms les
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plus superficielles, et en plus grand nombre du côté des couches profondes. Mais ce n'est là qu'une apparence. Le fait est, que les tubes des plans extérieurs, présentant un plus pelit diamètre, la matière uuilive interposée ciiirt^ *ni\ e>t plus rfiaissi', ce (pii peut fairo croire faciiemeat h letir plus grande rarefaciion, taudis que, d autre part, le plus grand diamètre des tubes profonds les fait paraitre pius rapprochés et conséquemment plus nombreux.
D résulte de cet examen mieroscoptque, que les diiïéfentes parties du sabot présentent partout la disposition tubulée earaclérisliqudde la structure des produits de sécrétion concrète, tels que les édtà^ les poils, les ongles, les onglons, les cornes frontales, etc. Noes cbercberons, au chapitre de la physiologie, quelle est la signilIct^iNi de celte disposition remarquable.
Étudions inainiciiaiU le sabot sous le ruppuil de bes propriéiés physiques et chimiques. . , ,
La corne du sabot est une matière solide, consistante, tenace, d'apparence fibreuse, poreuse dans le sens de la direction de ses fibres, dont la densité est égale à 4,490 en?iron, celle de Teau étant supposée égale à 4 ,000.
Ses propriétés hygrométriques sont asses développées* Plongée dans un liquide, elle en absorbe une partie, en vertu de sa porosité, et s'y ramollit assez pour devenir ûieUement attaquable par les mstraments tranchants auxquds elle opposait une très-grande résis^ tance avant son immersion
Soumise à l'action de l'air chaud, elle se dessèche, durcit, perd une partie notable de son poids, et éprouve sur elle-même un mouvement de retrait qui se manifeste dans la toiaiité de la boite cornée,
■ La quanUié d*humidiié dont la corne s'empare par cette ioimeisimi n'est, cependant, pas très-considérable. Il résulte d'expériences qne M. Clément, chef de service de chimie à Alfort, a bien voulu faire pour moi sur ce sujet, qu'un saboi encore attenant aux parties vives n'augmente pas de plus de 14 giainmes par une luiiiicrsion de quatre jours dans un liquide. Quelque faible que soii la quantité d'eau absorbée par la corne , on conçoit qu'dle soit sofflsanie poar en déterminer le ramollissemeot , pviM|n11 n'y a gnère que la couche la plus corticale du sabot qui s<Ht |irivée d'humidité par la dessiccation, les partie'^ intérieures en étant toujours pour ainsi dirr «adirées parle £litde leur voisinage des parties molles et des exhalations qui en émanent.
APPARBIL GOEFÉ
par le rétrécissemeni do son diamètre transversal et par rallongement de son diamètre antéro-postérieur.
La corne est mauvais conducteur du calorique. Diaprés les expé* riences de M. Reynal et de M. Delafond % il ne faut pas moins de quatre à cinq minutes d*application du fer incandescent à la face ex*» terne de la sole ou de la muralUet supposées à Tétat normal* pour que le tliermomètre, appliqué à leur face interne, accuse la transmission delà dialeur & travers toute leur épaisseur. Toutefois, cette propagation du calorique s*opère avec un peu plus de rapidité dans la sole que dans la paroi.
La corne csL Uès-combustible. Soumise à l'action directe du feu, elle se ramollit, éprouve une espèce de fusion, puis brûle en laissant dégager une fumée très-épaisse, d'une odeur fortement empyreumatique. Elle donne, par la distillation sèche, du carbone et du sulfbydrale d'ammoniaque. f .
La potasse caustique la ramollit d'ai>ord, puis la transforme in/ une sorte de gelée de peu de consistance.
Un sabot entier, mis dans un èain de potasse la cbaux conceii'^ trée, est traversé en moins de dix jours par le liquide dissolvant. , \
Mais Taction de ce liquide ne s^exerce pas au même degré sur \ tontes les parties de la boite cornée. Ce sont d'abord les commissures' ' qu'il détruit, puis il attaque la fourcheUc, puis la sole, et enfin la paroi. La paroi elle-riiême ne présente pas dans tous ses points une égale résistance : en pince, l'action corrosive de la potasse est plus lente à se produin- qu'en mamelles uu en quarliers; ce qui est en rapport, du reste, avec les différences de densité que présentent ces parties.
L*aeide sulfnrique conoeiltré du comm«rcel dissout aussi la corne, mais avec une très*grande lenteur. H faut au moins quinze jours pour qtt*un sabot immergé, dans un bain d*acide renouvelé plusieurs fois, soit traversé d'outre en outre.
L*acide azotique a une très-grande action sur la corne, il la dissout en la coloranl en jaune. Son aciion ne se borne pas au point de contact, elle se prolonge au delà par la voie des tubes cornés dans lesquels il s'insinue comme dans des tubes capillaires.
La corne, désorganisée par le contact de cet acide, est pulvérulente et qomme ferreuse.
* Mldin ûâ la SaeiéU véUrùmrt de la Stmê, «onée 1845.
4H AHAioHn.
Il ne faul pas plus de huit à dix jours d'immersion d'un sabot entier, dans un bain d'acide azotique, pour que toutes ses parlies composantes soient désoudées les unes des autres et à moitié rongées.
L'action de l'acide chlorhydrique est analogue à celle de la potasse caustique. Il détermine te ramollissement de la corne et la traosforntie en une sorte de gelée facile à diviser par Tinslrument tranchant, et se délayant immédiatement dans Peau.
La corne parait être une moditicalionde l'albumine. C'est une matière atilliiio-a/.olée. Son analyse démontre qu'elle est composée d'eau, d'une petite quantité de matière grasse, de matières solubles dans l'eau, de sels insolubles en petite quantité, et d'une très-grande proportion de matière animale.
Mais sa composition chimique n'est pas identiquement la mdflM pour la paroit la sole et la fourchette.
Voici les différenees assez notables que M. Clément a trouvées dans
la composition de ces trois parties du sabot :
Paroi.
Soîi'.
Fourclietle.
Mniière grasse
Malicrc soliible dans l'eau . .
APPENfTOCEU
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Nous diviserons, dans ces considérations, les parties composâmes du pied en internes et en externes» comme dans la description géaé« rate que nous venons de donner.
AFPBNCICS