CHAPITRE PRBMIBB
DES PARTIES INTËRIŒ&
S 1er. ^ IfiOiSIÈME PHALAHGB.
La troisième phalange le développe par tm seul noyai d'Miflcation.
La première forme qu'elle affecte lorsqu'elle commence à se dessiner, (liiière (le sa forme définiiive :
1o Par le coiilour de son bord inférieur qui présente daas sa partie centrale un angle très-saillant;
2<> Par l'absence complèle des apophyses rétrossales et basUaires, et le peu de développement de Péfliioence pyramidale.
L'aagularité du bord tranchant de la phalange unguéale est si nettement dessinée dans les premiers temps de son développement, qne sa fàce inférieure ressemble parfaitement à un triangle isocèle, dont la base correspondrait au bord postérieur de Tes et le sommet ft la pince.
Sur les derniers temps de la vie intra-utérine, les apophyses rétrossales se dcssuieiit sons la forme de deux prolongements angulaires, mincies et nplatis, qui dubordent un peu en arrière dcTangle postérieur de la surface diarlbrodlalc.
Les apophyses basilaires ne constituent encore, à cette époque, qu^un renflement tubéreux, qui contient l*apophyse enferme; mais elle n'est pas encore détachée de la masse de l'os.
Après la naissance (Pl. IV), la phalange ne tarde pas & acquérir sa forme définitive; Tapophyse rétrossale se renfle, Papophyse basîlaire se délaclio et se projelle en arrière par-dessus la première; réminence pyramidale s'élève nettement au dessus de la table antérfeure de l'os. Le bord trancbaut perd peu à pou son contour angulaire pour affecter la direction parabolique qui lui est propre.
Du vingtième au vin^t quatrième mois, la troisième phalange^ définitivement acquis la forme et les caractères que nous loi avons as* signés plus haut dans notre description
 partir de cette époque, les modifications principales qu'elle éprouve dans sa forme se produisent, surtout, du cdtè des éminences
* Cette description a été fsAîA, en effet, sar des phalftofses de chevaux arrivés à la an de lear deuxièaie année*
basilaires et rétrossaies, qui sont les poiiils piincipaux d uuioQ et de conliQuité entre cet os et son appareil fibrpîix complémenlaire.
C*est priDcipaiement Tapophyse basUaire qui, suivant les si^elSt 86 montre variable dans ses formes et dans ses diaieosioDS.
Ce prolODgitiiieiit oaaeai qui plonge dans la masse cartilag^ineuse iiaH supporte, est, par rapport elle, comme un noyau d'ossiftcatioa «lui» dans un gnnà nombre de eas, tend incessamment à s'accroître par une transformation similaire des parties adjacentes.
Aussi l^apopbyse basilaire offire^^Ue, sur les diflêrents animaux qui ont passé l'ège adulte, des formes et des directions si dissemblables, qu'elle échappe à une description exada par les diOérenees in* nomblables qu*elle présente.
Sur tels os, elle est perpendiculaire; sur tels autres, elle sUocline en avant -, sur d'autres, elle se rejette en arrière.
Généralement continue ù la masse de la phalange par une assez large base, tantôt elle s'élève au-dessus ireile en conservant les mêmes dimensions en surface que eelles de son assise-, d*autrefois elle augmente do diamètre et s'épanouit, pour aiusi dire, au-de&sus de sa base ; dans d'autres circonstances, au contraire, elle se rétrécit en affectant la forme pyramidale.
Lorsque i'apopbyse basilaire s'est aiusi accrue et transliirmée, aux dépens de la gangue fibro^rtUagineusct dans laquelle elle est plongée, Pencocbe artérielle de sa base est ordinairement convertie par le développement du travail de l'ossification en un, deux ou trois fo* ramena circulaires, correspondants cbacun aux scissures antérieures latérales et postérieures qui sillonnent la liice antérieure de la phalange, ses patilobes et quelquefois le sommet des rétrossaies.
Quant à l'apophyse rèlrossale, elle se couvre, avec les progrès de Tàge, du côté de sa face interne, d'espèces de végétalions tubéreuses qui plongent dans le coussinet plantaire et s^y développent par la transformation de sa substance.
Outre les modifications partielles dans sa forme que présente la phalange unguéale, par le fait, peut-on dire, de son empiétement sur l'appareil flbro-cartilagineux qui la complète et la continue en arrière, il en est une autre plus générale, conséquence probable des modifications correspondantes, de la boite cornée qui la renferme, c'est la diminution générale de son volume, proportionnelle au rétrécissement lent et graduel -qu'éprouve le sabot avec les progrés de l'âge.