C. DBU.XIÈMH KT PRIvMIERE rSALANGES
Ces deux os sont criblés, à l'extérieur, d'une multitude d'orifices de nutrition, par lesquels pénétrent, dans leur intérieur, les divisions ultimes des ramifications des artères qui les enlacent, sur toutes leurs faces, d'un réseau anastomotique si riche. En outre, ils sont enveloppés d'un périoste très-épais et très-vasculaire. Les conditions de la vitalité y sont donc irôs-développées, et une foule de circonstances pathologiques les rendent mauiiestes à rintèrieui , et surtout à Tex-
PHTSIOLOa»
tèrieur de ees organes. Avee qoHle flMsiitté» par «xeAipte, TMa»* matioo qui a ftil esplosioo dans les artieolatioBs» ne pénètre^-eHe pas, par voie de etniiauité raeolaire, jusque dans le tissu spongieux
de ces os !
Combien plus fn^ ju* nies encore ne sont pas les déformations de leurs surfaces extérieures, déterminées, soiL par rinflammaiion du périoste, soit par des aberrations de la force végétative inhérente au tissu osseux, indépendamment de celle qu*ii puise dans ses rapports avec le périoste lui-même*
^otts- ne citons ici ces exemples d'altérations si communes dans les deux premiers rayons phalangiens, que pour donner une preuve de la tirés-grande vitalité dont ils sont doués, vitalité de beaucoup inférieure, cependant, à celle de la troisième phalangequi,àcetégard, occupe dans le système osseux un rang tout exceptionnel.
IL ^ Dë la faculté de tlUTRITIOH DAHS LE TISSU FIBBO-CAETIIlA- OINlBUX 1ÊLA8TIQUE 91 LA TROlSiftMB PRALAHOÏ, BIKS LES TB1VB0N8 tr DAMS LES LTOAUCIfTS.
1*" APPAK£1L FIBEO- CARTILAGINEUX ÉLASTIQUE.
L^énergie vitale n'existe pas au même degré dans les différentes parties de Tapparell flbro-cartilagineux complémentaire de la trei* sfème phalange.
Un la rencontre très-dévcloppée dans les renflements bulbeux du coussinet plnntoirc, moindre dans le corps pyramidal, et a ua degré moindre encore dans les plaques des cartilages latéraux.
Étodions cette propriété dans ciMcune de ces parties composantes.
à. ftnVFLBIlKlfTS tOLBBtt OIT COViSfABT PLAIftAtBB.
Le tissu des renllfments bulbeux, composé, comme nous l'avons vu dans ranalomie, d^inc substance jaunâtre homogène, souple au toucher, très-élastique et de composition fibreuse, reçoit de chaque côté une artère assez volumineuse, émanant du tronc des digitales, <|Ui se ramifie, se divise dans sa profbndeur, et y tbrme, avec sa cêngénère, des anastomoses multiples. Aussi, le tissu des renQettientS biiltieux Jouit-il d*une vitalité très-active^ uniformément répandue dahs toute sa protondeur, en raison même de rhoinogénéité dé sa substance, et qui, mise en jeu par Tinflammation, y manifeste son énergie par la rapidité des phénomènes de réparation dont il est le siège. Traversé d'outre en outre par des instruments vulaérautsi
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wfÊfè^ tetmé, débuHpar obntaBfoiiB, MinôHléilsIiilèB m de foyers purnlents, le tissu des renflettenis Iralbeux se «fcatHse la pliis grande fécilHè.
b, COftPS (raAlHDAL DD G0US8IMST PLAIfTAIRB.
Le corps pyramidal reçoit aussi des artères digitales deui ra» meaux spéciaux, qui l*eiilaceat dans Pécharpe parabolique de leur anastomose, et envoient, dans sa profondeur, une multitude de
divisions ténues, qui y forment un réseau très-riche, de concert avec quelques arlères solaires divergentes, et avec d'autres divisions émanant plus profondément des anastomoses transverses des digitales. La vitalité y existe donc» à un degré assez développé, mais elle n'est pas uniformément répartie dans toute sa profondeur, comme dans l'épaisseur des renflements bulbeux.
Formé de tissus hétérogènes, le corps pyramidal manifeste son activité vitale d*une manière différente dans ses différentes parties composantes. Très-dèveloppèe, par exemple, dans la membrane cetlulo-fibreuse, qui forme sou revêtement le plus profond, et dans cette substance jaunâtre, d'apparence membraneuse, qui remplit les intcrvalles des intersoctions fibreuses , cette vitalité est beaucoup moindre dans ces intersections mêmes, et dans la membrane fibreuse blanche qui forme sa capsule extérieure, sur tout aux points de jonction de cette capsule avec le bord inleiieur des plaques cartilagineuses^ en sorte qu'il n'est pas rare de voir, lorsque l'inflammation se développe dans le corps pyramidal, une partie de sa substance se comporter à la manière des tissus les plus vasculaires, réagir avec énergie et subir les transformations qui accusent cette réaction $ tandis que, d*autre part, la partie fibreuse de sa trame semble demeurer inerte au milieu des tissus suractivés qui Tentourent, et souveni même s'y comporte comme un corps étranger qm doit être élimliiê pour que la cicatrisation soit possible. C'est surtout à k snite des contusions iiuo ces [thénomènes scmaniieslcnt. Les cntamurcs nettes, par instruments bien tranchants, du corps pyramidal, n'y déterminent d'ordinaire qu'une réaction uniforme.
e. cEismAaniATtem.
Assemblage et combinaison de deux tissus dissimilaîres, scfùsie rapport dè la densHë et de la strnctnre, le cartilage latéral de la troisième phalange ne possède pas une vitalité uniforme dans toutes les parties de son étendue et dtî pruiuadeur. Exactement propor-
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tlonnée à ]a laxité et à la meularilé des tism» cette propriété se montre plus développée dans les parties fibreuses dtt cartilage» ot les ramlflcalions très-ténues des divisions de la digitale sont visibles, à Tceil nn, sur la surface des coupes, que dans les couches exclusivement cartilagineuses, où la densilé de la substance est telle, qu'elle présente sous le irancbant du scalpel, une teinte mate uniforme, sans traces apparentes d'organisation vasculaire.
C'est donc principaleineul dans les couches profondes du fibrocartilage, que les propriétés vitales se montrent le plus actives, tandis que dans les coucbes superficielles elles demeurent toujours trèsobscures.
Ces difEérences d'activilé nutritive dans les tissus composants de la plaque cartilagineuse, peuvent être pressenties rien que par Taspect objectif que ses couches présentent à la dissection, mais elle* sont surtout rendues évidentes par l"état inilainmatoire. Tandis que la couche fibreuse de l'organe, injectée par l'inUainmation, se montre fortement vascularisée et granuleuse, la couche cartilagineuse, ou bien reste avec la teinte mate caractéristique de sa densité extrême et de son défaut de vascuiarité, nubien revêt des couleurs morbides qui démontrent que la vie s'est complément éteinte en elle, et que la cicatrisation ne peut éire obtenue que par leur élimination.
â** TENDONS DES PHALANGES (LXTENSEUBS £T FLÉCHISSEURS).
La graude vascularité et la rapidité des mouvements organiques qu^elle implique, ne sont pas compatibles avec les fonctions dévolues aux tendons dans l'organisation. Aussi le tissu de ces organes présente-t'il, en général, une très-grande densité et une sorte d'imperméabilité apparente au liquide sanguin. De 1è résulte la lenteur des actions nutritives de ces tissus dans les conditions normales, et les ditïicultés de leurs réactions inflammatoires dans les actions morbides. Les tendons des phalanges ne font pas absolument exception à celle règle. Leur tissu est doué d'une très-grande densité et d'une force de résistance extrême, ce qui exclut la possibilité d*ua trèsgrand développement vasculaire.
Cependant, ces organes semblent participer, dans une certaine limite, de la vascularité générale si remarquable dans tous les tissus qui composent rextrêmilé digitale du cheval. Des injections, même grossières, rendent facilement manifeste, à leur surfilée, un lacis anastomotique très-développé, comme nous l'avons vu dans l'anato-