DE LA NUTRITION
mie } et ce que rinjectioft démontre, les réactions inflammatoires le rendent plus évident encore* Souvent Texpanslon aponévroUquedu perforant, traversée, d'outre en outre, par un corps vulnérant ou en* tamée par rinstrumenl tranchant, se couvre d'emblée aux points de sa lésion, de granula lions bourgeonneuses, à la manière d*un tissu vascnlaire, et se cicatrise sans élimination des parties mortifiées : preuve de sa vitalilc assez puissante. Il est vrai de ilir(> que, uès-or- (liîuiirement, la mortification paiiiollc de ra|miu vrosc est la cons6qin'ijct^ li line lésion qu'ell^^ a subie par un ( oi [is vulnérant, mais, mémo dans ce cas, la puissance de ses actions vitales est encore démontrée par réuergie de la réaction qui se passe au pourtour de la partie mortiiiée*
Toutefois, qu'on ne s'y trompe pas, l'aponévrose plantaire ne fait pas à ce point exception aux lois qui président à l'organisation du tissu fibreux blanc, que totijours sa vitalité soit douée d'un degré suffisant d'énergie pour résister aux actions traumatiques.
Les cas ne sont pas rares où les lésions extérieures, en apparence les plus simples, sont suivies des accidents les plus graves, faute d'una réauhoii »uiiisamment énergique pour les réparer.
Ce que nous disons du teodon fléchisseur est applicable à l'extenseur, avec cette différence, que le tissu de ce dernier est beaucoup plus raréfié, plus traversé k son point d'insertion surtout, par des divisions artérielles, et que, conséquemment, les réactions inflam> matétres y sont plus actives et plus énergiques.
â** LIGAMENTS DE Là. AÉGlOlf OIGITALE.
Les ligaments de la région digitale ne comportent pas de eonsidé* rations bien différentes de celles qui appartiennent, dans Panatomie générale, aux organes de cet ordre.
Très-denses et très-résistants, comme leurs fonctions l'exigent, ils sont doués d'une vascularité Irès-boruée et conséquemment d'une vitalité peu étendue.
Ce délaut d'énergie vitale est rendu quelquefois malliwureusoment trop manifeste dans l'opération de l'extirpation du ûbro-cartilage de la phalange. Cette opération se trouve parfois compromise dans ses résultats, &ute d'un degré suffisant de réaction de la part du tissa du ligament latéral antérieur* Cependant, il n'est pas rare de voir cet organe entamé à sa surface, et même dans sa profondeur, réagir avec une énergie sulflsante pour se couvrir degranulatlons bour-
geoaneuses, (A mtriltuer pour sa pari à la (armaiioii (ie la okatrice soiu-outAaé»»
lii. — De la VÂCVtlf. DK NUTIUTiON DA^5> LES MEMBRANES TÉGUMEN-
TAli\CS UE LA RÉGION DIGITALE.
S*il est vrai, comme nous Tavons déjà exiirimé plusieurs ibis, <|U6 la vascalarité d^un organe donne la mesure de sa vilaliié dans VéM normal» et de sa puissance de réaction dans Vétat morbidie, on peut dire que e*est surtout dans les membranes té^uroentairesdu pied que
ces propriétés vitales sont élevées à leur plus haut degré. Ces membranes se trouvent, en effet, dan^ le^ coialilinns dcstriiL iui c les plus parfaites pour le développement et la innnifesiatiou dr I cner^'-ie vitale. Ccsl vers elle qu'aboulisseut en d» ruier lieu, coiihiic vei s leur point principal de destination, toutes les divisions terminales des artères digitales^ soitquet réunies parunranieautransTerseeMai^lomose circulaire, au-dessus de la cuttdure (carcto coroiiiMre tt^^fidel), elles dispersent, dans ce renflement > leurs racines deseendantes; s.oit que, émergeant de la scissure pré*plantaire, elles se distribuent en divisions ténues dans la membrane podoptiyUeuso; soit enûn que, décomposées par Tappareil diviseur que le çanevas intérieur de Tos présente, elles viennent sourdre à sa surface en divisions multiples, pour se disséminer dans les membranes podophylleuse et solaire.
Les membranes té.îrumculaires du pied doivent, à leur riclie coraplexion vasculaire, cette énergie de vitalité qui les caractérise, dont l'activité de leurs fonctions sécrétoires témoigne dans Tétat normal , et qui , ùfàm Véiài patkologiqtte, est rendue si manifeste par Vénergid de leurs réaçtions.
Telle est, en effet, la puissance de la faculté YégétaUve dana les membranes t^guentaires seos^comées qu'elles reproduisant, 6 la manière du polype, une partie de leur substance, lorsqu'elle a été détruite dans un point j et qu'elles la reprodiiisi-nt toiyours intégralement avec sa forme et ses propriétés foociionuellcs, si la destruction est supcrlicielle, et toujours avec sa fouciion, mais aoa plus dans sa forme, lorsque la destruction est plus profonde. Mais nous couâacrerons un chapitre spécial d'anatomie et de pbysiologiia patbologiques à Tétude de ces remarquables ptiénomènes-, noua noua bornons toi À ce aimple exposé.
C«st mm à rénergle des pfopriétéa vitales, dans les membranes
os LA LOGOMÛTIOir*
légumcalaircs du pie(], qu'il faut atlribuer la facilite avec laquelle l'inflammation s'y développe, la rapidiU' do sa marche, la promptitude do sa diflusion, la fréquence des complications profondes qui Tac- ( OU) iiugiient, raclivilé des sécrétions morbides dont elle est la source 5 en un mot, toute la série des phénomènes patliologiques si g^ravcs souvent, et si souvent compliqués^ dont ies tissus intra cornés sont le théàtie, et qui doivent faire Tobjei de nalre élude spéciale dans la troisième partie de ce travail.