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dérablement accrue a mesure que les phalanges se sont allongées et se sont inclinées davantage, puisque ce bras de levier bd, dans le premier cas, est devenu bd' dans le second, c'est-à-dire qu'il a doublé} exagération de puiasaoce énome contre laquelle les tendons ne peuvent flûre antagonisme» <ia'a?6C un bras de levier invariable ab, et qui accumule sur eux une somme d'elforts auxquels ils sont souvent incapables de résister* comme nous le démontrerons dans la patbolofîe.
Ainsi» à longueur égale d^ phalanges» la plus grande inclinaison sur le rayon du canon augmente considérablement le bras de levier de la force à laquelle les tendons font antagonisme ; et» quand
les phalanges ont une longueur exagérée, comme dans les chevaux
dits lonj,' jointes, les tendons ont alors à lutter contre une force bien plus puissante encore. Dans ce cas, la grande longueur réelle des rayons phalangiens et leur grande inclinaison, qui en est une conséquence lorcéc, donnent au bras de levier de cette force une étendue très-considérable, relativement à celle du bras de levier toujours invariable dans ses dimensions que représente Taxe des grands sé» samoides.
Mais ce n'est pas seulement lorsque les rayons pbalangiens ont une longueur exagérée» que le levier qu'ils forment par leur ensem* ble peut avoir de trop grandes dimensions» relativement au bras de levier des sésamoldes et à la force des tendons qui s*y attacbent. Dans un dwval» d^ailleurs barmoniquement conformé» et dont les rayons du pied ont une direction parfailemoit régulière» le bras de levier phalangien peut acquérir une longueur anormale, par le ISiit» soit de raccroissement exagéré de la totalité du sabot, soit de la trop grande longueur de la pince relativement au peu d'élévation des talons, boit, cnUn, des modifications que la forme, l'épaisseur et l'étendue du fer, considéré dans son ensemble ou dans quelques-unes de ses parties, peuvent imprimer à l'assiette du pied sur le sol.
On peut faire ressortir la vérité de ces propositions par une démonstration graplûque» comme dans les théorèmes précédents.
Dl LA LOGOKOnOK. MO
Soit, en effet, Figure IV, le proûl delà région du pied avec Feoyeloppe cornée qui entouré la troisième phalange.
LaJigne abc est le levier de Bourgelat, et bd représente la longueur du bras de levier de la puissance qui s'appHque en c, pour faire équilibre à celle des tendous appliquée en A. Supposons maintenant que l'angle pbc, qui uK^siire l^nnvprtiire dn boulet, demeure invariable, et que, par le fait d'un accroissement f^xagéffôi le sajK)t UNO soit dewaikmKf&\ Textrémité du le- «ier B€^a se placer en g'» et bd va devenir bd'. De même, al le sabol vient en o^'n", c' se placera en c'S et bd' deviendra BD^'f et ton* jma ainsi, la puissance du bras de levier de la force antagoniste des tendons augmentant à mesurt^ quo le sabot s*accrolt. - Mids la supposition que nous avons ftdte de rimmutalnUté de Viior gle du boulet est toute gratuite.
Il est évident qu'à mesure que le boulet s'accroît, l'effort exercé sur les tendons, (l< vi nauL de plus en plus considérable, ceux-ci cèdent, l'angle du boulet se ferme davantage, et la i^r indc iiirlinaiçon ({n'acquièrent les pha^ansfps vient augm^nlcr cncoro, comme cela est ëtiuontré Fiiriire li, la longueur du bras de [évier iulfirieur, •t conséqucmment l'intensité de la force qui s'y altaciie.
r.Un effet analogue est produit lorsque la partie antérieure du sabot ayant, da reste, sa longueur normale, on diminue considérablement Ifrhaotenr des talons, car le défaut de hauteur de cette région apour elfelde déterminer une Inclinaison plus forcée des pbaianges siur le h<^^„et iDonséquemment une augmentation de longueur du levier ^V^eUes^représentent. Supposons , par exemple , que la hauteur c d que meurent les talons , dans la Figuré V , ||j|^rédaite à c'd', l'angle a b c tendra, par ce fait, à se fermer et è'^enir a'b'çV ce qui convertii a hd en b'd', c'est-à-dire augmentera considérablement la io^ueur du bras de levier de la ioice anUgoniste des tendoas.
Fig.V.
Môme effet sera produit si on appliqué soua ia aabôt un fer plus épais 60 pince qu'en talons» ou prolongé au dalè da la limita de la paroi an annt» aar la Ira de laviar phalangian sa trouvera augmenté dans l'un at Tautte cas par la Hit, et de la plus grande inolinaison te plialangea sur la iMUlet, al de Padditiaii an eaM du prooesausde * fer, qui augmente matéridlement sa longueur.
lufarasiient, lorsque par suite d*une usure anormale ou dés procédés de la ferrure, la pince sera raccourcie, et que les talons auront acquis une grande hauteur réelle ou artillciclle, les phalanges tendront ù prendre, sous le canon, une direction qui se rapprochera de plus en plus de la ligne verticale, et le levier qu'elles représciitnnt sera proporUouiiCÎlemont diminué jusqu'à ce que, par la verlicalile complète, il soit compielemenl annulé -, la transmission du poids au sol s'opèrantdaas ce cas, exclusivement par la conliuuilé des os^ et les tendons ne fonctionnant plus comme appareils de suspension.
£nfin« si i'assiatta du aalMt sur le sol est tendue irréguUére par nnégalité dea hauteurs de ses parties latéraleei il est fM»iie de comprendre que les ligaments d'union des rayons aniéulairea aubirant «ne traction d*atttant plus Ibrle, que l*incUttaisôtt des stirflicaa artfaolairei, dans un sans ou dans l'autre, fera déverser sur ininau
sur Tautre côté, une plus grande sonimo de pressions.
U ressort des considérations daus lesquelles nous venons d'entrer» que l'ouverture de Tangle articulaire du boulet se trouve étroi-
lement dépendante de la long^enr, de la diveetioa et de rasaieUe du sabot sur le aolt pai8i|tte suivant les dimensions de iWgie et les hau« v teuts relattyes de ses parties, le levier phalan^n tend à deirenir plus ou moins oblique sous le rayon perpendiculaire du métacarpe» Cest donc de ^assiette du sabot sur le sol et de la normalité de ses
proportions, que dépend, dans l'articulatfon dtt boul^, la réparifUon liarmoniquedu poids du corps sur les os qui doivent le transmettre au sol par leur contin iilé, et sur les tendons y]\u doivent le suspendre et en aimuiei' racLiou pai' le jeu de ioiii- élasiipitô*, rcpailiUon dniii |;i iiisic^«.f» p«t p«;«enlie!!e à la conserval'mti il;\s membres dans kiii s apidiiilis ci dans leur intégrité, car, «^nivimi qu unu plus grande somme de la masse du corps sera irrég^ulièrement déversée ou sur les os, ou sur les tendons, les tendons ou les oSj les premiers, surtout, pourront être insuffisants pour cet excès de support^ et ainsi se trouveront compromises les conditions, soit dé souplesse, soit de résistance, dont rheureuse association font du membre du cheval un appareil si parfaitement construit pour la production de la force et ranmiUktioii des réactions.
Dans f état'dé nature, le sabot dd ebeval ast nalnlemi dans une
longueur régulière et toujours égale par les déperditions constantes
que Ini font éprouver les frottements de la marche-, et, consôquemment, la répartition du poids du corps se fait toujours dans ruriiculaliondu iiruili i, suivant les conditions normales de sa structure et 1rs nécessites de sa fonction, car jamais le levier plialangicn n'éprouve d^allongement exagéré par la présence d'un excès do corne à Tcxlrémilé du sabot.
Mais, dans l'état de domesticité, il n'en est plus de même; Tusuro régulière du sabot est presque constamment empêchée par Tinlerpottttiéb d*UU fer enlre la corne et le soL Le Sabot éprèùve, en conséquence, un allongement continuel que ne suffit pas à compeàser lu dittiimâon lente de Tépaisseur du l!^r par le frottement*; et peur. peu ^ Quelqua^ temps s*ècoule avant qu*un nouveau ièr soit appliqué Wtm hrpled, et que ^intervention du maréchal ait ftit disparaître l^èéÀht de corne que le sabot a acquis, Tartlculatlon du boulet ne
liftie pas à ressentir les effets des actions plttS VlolaUteS qu^ëltme sur elle la force antagoniste des tendons, à l'aide d'un levier plus ^uiss iiii. 1).^ \h cette gène, il" ibord, de la locomotion, puis cotio hé* silaiioi! ilo r i]i|)ui, puis < • iic douleur rp^»11f» do la région des tendons maaiiestée par ia ciaudicalioa, poiâ, ou tin do compte, ces altératioas
PHYSIOLOGIE
de ia structure des cordes tendineuses, ces déviations si complètes d^s aplombs des rayons phalangiens, ces allures irrégulières, inégales» raccourcies» empêchées, qui deviennent si souvent le triste apanage des ehevaux Mguéset ruinés sur leurs membres» par suite d'une répartition trop constamment inégale du poids du corps sur PappareQ tendineux du boulet,
La connaissance de cette étroite relation, entre Particulation du
boulet et Passiette du pied sur le sol, est un fait considérable qui domine tout 1 ai t du maréchal, cl seri de base aux différentes méthodes orthopédiques employées pour remédier aux défauts d'aj» inî) des membres du die val cl aux irrégularités de la locomotion -, mais nous devons nous bonior aujourd'hui à ce simple énoncé. Nous reviendrons sur ce sujet au chapitre de ia pathologie.