CHAPITRE V
Chauffage des bains.
208G. La quantité de chaleur à produin^ par lunire est facile à calculer dans chaque cas en parlicidiei'. Li; volume d'eau renfermé dans une baignoire est d'environ 280 litres, la température à peu près de 30". I{n désignant par t la tenqx'ralure de l'eau froide, la quantité de chaleur employée au chaullage de l'eau sera de 280 (30 — /). En prenant /=12° qui représente à peu près la température moyenne annuelle à Paris, la quantité de chaleiu" absorbée serait de 280°. 18 = oOiO ; ce qui est à peu près la (pianlilé de chaleur qu'on utilise par la bonne combustion de 1 kilogramme de houille.
22 LIVRE XII. — CHAUFFAGE DES LiOlIDES.
Au prix actuel de ce couibuslible, la dépouse de chauffage varierait de Ofr. 03à0fr. Oo.
2087. Voici quelques renseignements sur un des plus grands étajjlissements de bains de ]*aris non situé sur la Seine. Chaque bain renferme 280 litres d'eau. La tempéralure moyenne des bains est de 30° en hiver et de 28" en été. L'établissement donne par jour 80 à 100 bains eu hiver, 180 à 200 en élé. Dans une année, on a chaulTé 35796 bains pour lesquels on a brûlé 318 voies de bois pélard de 750 kilogrammes, à 30 francs ; en ajoutant au prix d'achat 445 francs de frais de voiture et de transport, la dépense totale de combustible s'est élevée à 9985 francs, et pour chaque bain 0 fr. 28. Depuis on a remplacé le bois par la houille, dont la voie de 15 hectolitres ras pesant de 1 ,000 à 1200 kilogrammes a été payée 58 fr. 20, et le prix moyeu du bain, déduit de la consommation moyenne de trois années, pour 170000 bains, a été réduit à 0 fr. 186. Au prix du bois, en supposant qu'il contienne 33 p. 100 d'eau, le prix de 1000 unités de chaleur serait de 0 fr. Olo, tandis que pour la houille la valeur de 1000 calories serait seulement de 0 fr. 007, un peu moins de moitié ; si la houille employée avait été de bonne qualité et si la combustion avait été faite dans.de bonnes conditions, le prix d'un bain chauffé à la houille aurait été de 0 fr. 140.
2088. D'après les renseignements recueillis par M. Darcy, ingénieur en chef des ponts et chaussées [Rapport de la commission chargée en 1850 d étudier la question des bains et lavoirs publics), dans l'établissement thermal d'Eughien, la dépense moyenne annuelle par bain, y compris ie combustible nécessaire pour élever l'eau à 15 ou 20 mètres de hauteur, a été de 0 fr. 23 ; c'est la moyenne de 4 années ; la dépense minimum d'une année a été de 0 fr. l6o. Dans deux autres étabhssements situés dans l'intérieur de Paris, la dépense était seulement de 0 fr. 125. La différence entre le résultat du calcul et des expériences en grand résulte du chômage pendant lequel la température de l'eau doit être maintenue constamment au même point. Aux bains d'Eughien dans les mois de mai, juillet et octobre, les prix de revient du chauffage d'un bain sont 0 fr. 40 ; 0 fr. 157 ; 0 fr. 363 ; pendant le premier et le dernier mois il y avait peu de baigneurs, et beaucoup plus dans le second. A l'hospice de la Salpêtrière, où il n'y a point de chômage, le prix de revient de chaque bain est de 0 fr. 10 ; l'excès de prix sur celui qui résulte du calcul provient de l'interruption forcée du chauffage pendant la nuit. Dans les établissements de Paris, en ajoutant à la dépense de chauf-