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CHAPITRE VI. — CIIAUFFA(;K et assainissement des HOPITAUX. oO'J

bàlimoFit dos varioleux; il reroit en plus (jiuilre braiiflieiiienls e,«,<?,g |t(>r|»('ii(liciilairos pdiir los qiialro hâlimciits principaux, (les derniers tuyaux uni U^JJtiO do diainèlre. Sur chacun d'eux se Irouvenl luancliés des tubes de 0'°,030de diamèlre qui louinissent chacun la vapeur à un des ap|>areils de chaulla^n". (les liiyaux montent au-d(îvanl de clHupie appareil dans le collrage dont iiuus avons parlé; l'eau de retour s'échappe par un tuyau de cuivre de 0'",020 de diamètre qui vient se réunir à un tuyau disposé parallèlement à la conduite de vapeur et qui a 0°,0t de diamèlre ; les tuyaux de retour qui S(! réunissent délinilivenient en un tuyau de U'^Oo de diamèlre ; il y a en plus au milieu deux branhcements de vapeur de O'",03o pour le chauffage de la cheminée et un de 0°',02 pour le chauffage du réservoir d'eau des bains d'oflice.

3021. Après s'être échauffé au degré convenable après son passage autour du ealorilére et son mélange avec l'air rroid, l'air neuf monte dans des conduits pratiqués dans l'intérieur d(>s murs et arrive dans les salles; la section de ces gaines est de 0"',20 sur 0",20; l'air s'y meut avec une vitesse de I'°,oO; l'air pénètre dans les salles par des repos de chaleur demi-circulaires, placés aux extrémités de ces salles ; ces tambours ont 0",ijU de diamètre et 1 mètre de haut; ils portent une grille en fonte à la partie supérieure et des bouches latérales ; l'introduction de l'air neuf se fait encore dans les salles par des bouches placées dans les pieds-droits des cheminées placées au milieu des salles ; ces cheminées, chauffées à la houille ou au bois, ne sont pas comptées dans le chauffage, elles ne servent qu'à égayer l'aspect des salles.

3022. L'air vicié est évacué au moyen de gaines, dont la section est de O'",3o; sur O^jlS ces gaines sont au nombre de quatre dans chaque trumeau pour desser\ir chacun des quatre étages de salles; elles sont percées d'orifices en bas et en haut ; les premiers servent pour la ventilation d'hiver, les seconds pour la ventilation d'été. L'air s'échappe des salles avec une vitesse de 1 mètre ; comme chaque salle contient 28 lits, c'est 2800"°' qu'il faut évacuer par heure, ce qui correspond pour une vitesse de 1 mètre à une section de 0",82; or il y a de chaque côté de la salle sept conduits d'évacuation, soit en tout quatorze, ce qui donne pour chacun d'eux une section de 0""',0o9 ; celte section a été réduite à 0"%0;32.j ; on était, en etfet, limité par la largeur et l'épaisseur des trumeaux ; cet affaiblissement de section est compensé par l'évacuation qui se produit par la porte de service qui donne sur l'escalier, par la cage du monte-charge et par la che-

510 LIVUE XV. — CHAUFFAGE lilT VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.

minée qui se trouve au centre de la salle. L'air évacué par les gaines en poterie dont nous venons de parler arrive à nn cofTre d'évacuation situé sur le faux-plancher du comble au-dessus de la salle de rechange. Chaque bâtiment a deux coffres longitudinaux placés, nn de chaque côté et à la base du rampant du toit ; chaque coffre est divisé en quatre compartiments longitudinaux par des cloisons horizontales, chacun de ces compartiments servant pour les gaines d'un même étage, La section de ces coffres est telle que Tair n'y prend pas une vitesse de plus de 1 mètre à 1"',20. De cescolFres d'évacuation l'air se rend, pour chaque bâtiment, dans une cheminée centrale de G mètres de hauteur et de 4'",S0 de diamètre, à la base de laquelle se trouve un calorifère à tuyaux semblables, quant à sa disposition, à ceux que nous avons précédemment décrits, mais qui comporte vingt-quatre tuyaux en été ; ce calorifère est chauffé à 80° au moyen de la vapeur seule ; on n'emploie pas d'eau pour ne point surcharger le bâtiment. L'arrivée de l'air neuf et l'évacuation de l'air vicié, dans le pavillon des varioleux et dans celui des femmes en couche, se fait d'une façon absolument semblable.

3023. Indépendamment des tuyaux de vapeur dont nous avons parlé plus haut, la conduite principale fournit : 1" deux branchements de O^jOS de diamètre dans la communauté par le chauffage spécial de ce bâtiment ; 2° deux branchements aussi de 0'",03 se rendant dans chaque bâtiment de bains, pour le chauffage de l'eau de seize bains dans chacun d'eux ; 3° un branchement deO'°,03 pour le chauffage de la chapelle. Les retours d'eau suivent, pour chacun de ces cas, les tuyaux de vapeur parallèlement; on leur donne 0",02 de diamètre.

3024. Pour le chauffage de la chapelle et celui de la communauté, le calorifère se compose d'une bâche contenant de l'eau et'dans laquelle se trouve placé un serpentin à vapeur. De cette bâche partent des tuyaux de circulation en font lisse de 0",20 de diamètre intérieur ; cette circulation se fait dans des caniveaux en meulière, hourdés et enduits en ciment ; le caniveau est recouvert de grilles en fonte dans les parties à chaulfer et fermé à la partie supérieure pour les autres.

La cuisine se fait à la vapeur par les procédés que nous avons indiqués n° 2129 ; M. Piet, qui a construit les appareds, a supprimé les crans d'arrêt qui permettent de donner aux chaudières une inclinaison quelconque, et les a remplacés par un arc denté monté sur l'arc des chaudières, et sur lequel on agit au moyen d'une vis sans fin ; on obtient ainsi un mouvement plus doux et un arrêt plus sur.

CnAPITRE VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES IIOl'ITAUX. oH

3023. Nous terminerons en (l«''crivant une disposilion très-heureuse lie l'éclairiige des salles pendant la nuit; cet éclairage se fait au gaz de telle façon que les produits de la combustion sont immédiatement rejetés au dehors. Chaque salle est éclairée par deux appareils disposés de la façon suivante : le tuyau à gaz descend du plafond verticalement et se termine par un porte-bec j)lacé à 2'", 25 au-dessus du plancher de la salle. 11 est entouré d'un tuyau de0",5 de diamètre qui porte à la partie inférieure un globe en verre dépoli de O'",4o de diamètre, entourant le bec et ouvert par le bas pour laisser pénétrer l'air de combustion ; à la partie supérieure, ce tuyau s'ouvre sur une rosace en bronze, fixée au plafond et qui ferme une petite chambre d'évacuation pratiquée dans l'épaisseur du plancher supérieur; latéralement celte chambre reçoit un conduit en poterie Doultun de 0'",08 de diamètre intérieur et qui mène les gaz à travers lépaisseur du plancher dans la gaîne de ventilation de la salle qu'éclaire l'appareil.

3026. Le chaulîage a été installé dans cet hôpital par MM. Gaillard et llaillot sur les indications et les plans, et sous la direction de M. Ser, professeur à l'Ecole centrale, ingénieur de l'Assistance publique.

• IVouvel IIutol-Dieu de Paris.

3027. Le nouvel Hôtel-Dieu de Paris se compose de deux corps de bâtiment longitudinaux, allant du Parvis Notre-Dame au Quais dans lesquels se trouvent les amphithéâtres et des chambres d'isolement de deux, quatre et huit lits. Sur le quai, les deux bâtiments sont réunis par la chapelle ; sur le parvis par un péristyle, circonscrivant ainsi une cour d'honneur inaccessible aux voitures et bordée d'un saut de loup éclairant le sous-sol du bâtiment dans lequel se trouvent réunis les services : chemin de fer, cuisines, bains généraux, pharmacie, chambres des élèves de service. De ces deux bâtiments partent des ailes transversales, à savoir : en façade sur le parvis, un pavillon pour l'administration de l'hôpital ; à droite et à gauche mi pavillon contenant les services du bureau central d'administration des hôpitaux de Paris ; en façade, sur le quai à droite, un pa\illon recevant la communauté et la lingerie; à gauche, un autre pavillon servant au noviciat et renfermant au rez-de-chaussée, la salle des morts et en sous-sol, les pompes, les machines et les ventilateurs.

De chaque côté entre les pavillons qui forment les façades se trou-

vent placés trois pavillons de malades laissant entre eux des cours plantées de 32 mètres de long, sur 32 mètres de large, qui servent de promenoirs pour les pensionnaires qu'on regarde comme guéris.

La cour qui avoisine le pavillon des machines a reçu en sous-sol les chaudières placées contre le bâtiment longitudinal.

Le chauliage d'un pavillon de malades se fait au moyen de six appareils à six tuyaux à très-peu près semblables à ceux que nous avons décrits pour riiùpital Ménilmontant ; il y a mélange d'air chaud et d'air froid comme dans les derniers, de façon à obtenir un chauffage au degré convenable.

Le chauffage des deux corps de bâtiments longitudinaux se fait au moyen d'appareils à trois tuyaux convenablement répartis dans le sous-sol, suivant les besoins.

Les quantités d'air fournies sont les mêmes que celles de Ménilmontant : la prise d'air se fait par deux larges baies percées dans la façade sur le quai et à une certaine hauteur; l'évacuation se fait d'une façon tout à fait analogue par des gaines placées dans les trumeaux et des coffres placés dans les combles, ces derniers aboutissent à une cheminée centrale chauffée à la base par un appareil à tuyaux comme à Ménilmontant.

Le chauffage et la force motrice sont obtenus au moyen de quatre chaudières du système Laurens et Thomas.

Les appareils de chauffage, les chaudières, les machines, etc., de cet hôpital ont été installés par la maison Durenne de Courbevoie sur les plans et indications de M. Ser, professeur à l'École centrale, ingénieur de l'Assistance publique.

La cuisine se fait à la vapeur comme à l'hôpital Ménimontant et les appareils sont les mêmes.

3028. Au point de vue des principes généraux du chauftage et de la ventilation, nous indiquerons ce que présentent de tout particulièrement satisfaisant les dispositions adoptées dans les deux nouveaux hôpitaux dont nous venons de parler.

Au point de vue du chauffage : emploi de calorifères à eau chaude, chauffés par la vapeur ; ce qui permet d'avoir une douce température des surfaces de chauffe ; mélange d'air chaud et froid en quantités variables permettant d'atteindre facilement la température désirée et de la rendre constante. Ces dispositions écartent complètement les objections faites contre le chauffage à l'eau chaude relativement à la difficulté de faire varier le chauffage selon la température extérieure.

CllAPITlŒ VI. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT liES IlOPITAl X. Ml.'l

Au jioiiil (le Mil! (le la voiililatioii, l'emploi siinullaiié de la |iiilsiiiri o\ (le 1 appel assiii'c à la fois raliincnlaliuii vu air neuf cl J'cNaciiatioii (le l'air vicié, en inôino leiiips (pi'oii peut régler la lucssioii intérieure (le façon à éviter toute rentrée d air par les voies non prévues.

Ilûpitaiix t'traiiererB.

3020. A^i/'/e d'o/iâics (/'Osna/fnir/t [Ihinovre). — Nous omjjruntons à la Revue de la Société des ingénieurs et architectes de Hanovre (vol. XXII, 1876), la description des procédés employés pour le chaufTage et la ventilation de cet asile :

Le programme comportait un établissement pour 230 aliénés, moitié hommes et moitié femmes ; il y a deux bâtiments isolés, un pour chaque sexe ; entre ces deux constructions sont placés les bàtimeuls de service ; le tout est entouré de cours et de jardins spacieux.

Au i"" juin 1874, il y avait 14o hommes et 141 femmes; on estime qu'on pourrait élever la population des aliénés à 33G. L'établissement présente une superficie de 4 liectares par 100 aliénés ; celte superficie est plus faible que celle de la plupart des asiles similaires d'Allemagne.

La superficie des salles est de 35""' par malade ; dans les autres asiles d'Allemagne, elle varie de 47 à (jO'"t.

Dans le service des gâteux, des épileptiques et des fous furieux, le chaufTage est fait au moyen de la vapeur et la ventilation se fait par pulsion ; dans les autres services, le chauffage et la ventilation se font au moyen de poêles-calorifères ; dans les chambres, on chauffe au moyen de poêles ordinaires.

3030. T.e chauffage à vapeur est du même type que celui que Bacon a établi à la maison d'aliénés de Hambourg; il procède évidemment du chauffage Perkins (2024), l'appareil consiste en des tubes séparés et inclinés dont le diamètre externe est de 0'",30 et le diamètre interne de0",20. Ces tubes sont remplis d'eau sur le i/6 de leur longueur ; après avoir été remplis, ces tubes sont fermés et soudés, la partie inférieure repose dansunfoyer etla partie supérieure est placée dans une chambre dans laquelle circule l'air de la ventilation ; le foyer est séparé de la chambre à air au moyen de deux plaques de fonte percées de trous pour le passage des tuyaux et dont l'intervalle est rem[»li de terre réfractaire. La sui'facc de chauffe des tuyaux est réglée de telle façon que les locaux puissent être chaufles à 19", l'air PÉCLET. m. 33

extérieur étant à — 25° avec une alhnentation d'air neuf de 80°" par aliéné et par heure.

3031. La pulsion est produite au moyen de deux ventilateurs de 1 mètre de diamètre, munis de trois ailes inclinées environ à 15° et ayant en largeur O^/tO environ ; ces ventilateurs sont mus par une machine à vapeur, à la vitesse de 500 tours par minute, ils aspirent l'air neuf au moyen d'une cheminée très-élevée et le mènent par des galeries souterraines en maçonnerie jusqu'aux calorifères centraux.

On règle la température par la conduite du foyer, par l'admission plus ou moins grande de l'air chaud obtenue au moyen de registres, par la vitesse plus ou moins grande donnée à la machine et enfin par la variation dans les proportions de l'air chaud et de l'air froid introduits dans les chambres de mélange placées au-dessus des calorifères.

L'air vicié est évacué par des orifices placés en face des bouches d'introduction de l'air neuf et par des gaines verticales qui s'élèvent au-dessus du toit.

3032. D'après leD'Meyer, conseiller sanitaire de l'établissement, voici quels sont les résultats de ce mode de chauffage et de ventilation après six années d'exercice.

L'emploi de la pulsion combinée avec le chauffage est satisfaisant, l'air des calorifères centraux est chauffé de 90 à 100° ; il suffît de vingt à vingt-cinq minutes pour chauffer les plus grandes salles de 174"°, à 17 ou 20° même parles plus grands froids; le renouvellement de l'air est puissant ; les odeurs des gâteux et autres sont vite chassées. Lorsque le vent souffle fortement contre les orifices d'échappement de l'air vicié, il est utile d'ouvrir les portes donnant sur le corridor. L'avantage particulier de ce mode de ventilation est qu'il n'y a pas de courants d'air désagréables devant les fenêtres et les portes parce que l'air, en vertu de sa pression, tend à s'échapper par ces ouvertures.

Les orifices d'admission de l'air placés d'abord à O'^jSO au-dessus du sol ont été reportés à 2 mètres de hauteur ; ils étaient le réceptacle d'aliments, d'ordures, de déjections des aliénés et devenaient un foyer d'infection.

La ventilation en été peut être maintenue aussi active qu'en hiver et se fait avec de l'air rafraîchi sur son passage à travers les galeries souterraines.

Le système de chauffage n'a pas présenté de résultats aussi satisfaisants que celui de la ventilation : il y a eu de fréquentes explo-

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