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ronoiivclle ainsi l'air abondammonl et rapidement sur tous les points. Au nioiuonl do la rcntivo des ('lèves, ou ferme les orifices supplémentaires et le régime se rétablit presque immédiatement.
liaisons d'éducation.
3099. Dans toutes les grandes maisons d'éducation, les lycées, les collèges, les pièces qui sont occupées longtemps par les élèves en repos, doivent être cliaullées pendant Ihiver, et celles où le séjour est prolongé, comme les salles d'étude, les amphithéâtres et dortoirs, doivent en même temps être ventilées, parce que le volimie d'air de ces pièces est insuffisant pour la salubrité; aussi, (piand on entre le matin dans les dortoirs, on y trouve un air tellement vicié, qu'il est impossible de supposer que la santé des enfants n'en soit pas altérée. Un système général de chaufTage et de ventilation, soit par l'eau chaude, soit par la vapeur, serait préférable à des chauffages partiels ; mais il y aurait beaucoup de perte de chaleur si le chauffage avait lieu par l'eau chaude et s'il était permanent, parce que les pièces ne doivent pas être occupées d'une manière continue. Un système général de chauffage ne pourrait être économique que par la vapeur, parce qu'il pourrait être établi presque instantanément dans chaque pièce.
3100. Pour les salles d'étude, la méthode de chauffage et de ventilation la plus simple consiste à employer un poêle en métal ou en terre cuite, sans circulation intérieure, d'une forme quelconque, et recouvert d'une enveloppe ouverte par le haut, l'intervalle du poêle et de l'enveloppe communiquant avec l'air extérieur, comme pour le chauffage des salles d'école (3070). Le tuyau du poêle traverserait la cheminée d'évacuation: enfin, la partie inférieure de la cheminée serait percée d'un ou de plusieurs orifices garnis de registres pour régler la ventilation. Un petit foyer additionnel établi au bas de la cheminée servirait à augmenter la ventilation quand celle qui est produite par le chaulfage est insuffisante.
Pour les classes, qui sont toujours pourvues de gradins, il faudrait employer la disposition que nous avons indiquée (2721), en parlant du chauffage et de Tassainissement des grands amphithéâtres.
3101. Partout, les dortoirs sont insalubres, et par de trop petites dimensions et par un trop grand nombre de lits. Le séjour des enfants dans les dortoirs est au moins de 7 heures ; par conséquent,
quand il n'y a pas de ventilalion, en comptant sur 6 mètres cubes d'air par individu et par lieuro, il devrait y avoir au moins 42 mètres cul)es de capacité par lit ; si on sup|>ose que le dortoir a 3 mètres de hauteur, un lit doit correspondre ù 14 mètres carrés de surface, et il est rare que dans cet espace il n'y en ait pas 3 ou 4 ; souvent même, les dortoirs sont beaucoup plus bas que nous ne l'avons supposé, et les lits sont presque en contact. Mais, quelles que soient les dimensions des dortoirs et la distance des lits, on peut toujours les rendre parfaitement salubres par une ventilation convenable. Le chaulfage et la ventilation pourraient se faire de la même manière que dans les écoles et dans les salles d'étude (3070) ; le veilleur surveillerait facilement le petit nombre de foyers des dortoirs : on pourrait même employer du gaz dans les villes où il est bon marché. Ce serait encore plus simple que des foyers à alimentation continue. Pour la ventilation d'été, l'air pénétrerait par les mêmes orifices, et le petit foyer additionnel produirait la ventilation ; des orifices convenablement placés, près du plancher et près du plafond produiraient souvent, par suite de réchauffement de l'air intérieur par la respiration, un renouvellement d'air suffisant.
3102. Je viens de dire que l'on pourrait employer le gaz d'éclairage, dans les villes où il coûte peu, comme foyer d'appel. On comprend qu'en remplaçant un petit foyer à la houille, par un ou plusieurs becs de gaz, il serait très-facile d'utiliser la lumière de ces becs pour l'éclairage en même temps que leur chaleur pour échauffer l'air aspiré, car il suffit pour cela de composer de vitrages une portion des parois de la cheminée d'évacuation, à la hauteur où cette cheminée renferme le foyer à becs de gaz : dès lors, dans les quelques cas qui peuvent se présenter surtout pour les maisons d'éducation, où l'on a besoin de lumière à proximité d'une cheminée d'appel, la ventilation devient très-simple et aussi très-peu coûteuse.
Il y a bien longtemps qu'à l'École centrale j'ai fait installer des lampes pour ôter la mauvaise odeur de deux cabinets d'aisances ; et dans la deuxième édition de cet ouvrage j'avais indiqué l'usage d'une lampe à double courant d'air, placée dans une cheminée d'appel, mais en limitant cet usage aux petites ventilations : il est évident que la combustion de l'huile comme celle du gaz, ne produit de l'effet pour l'ascension de l'air qu'à raison de la chaleur développée ; et que du moment où cette chaleur doit être tant soit peu considérable, il faut se garder d'employer un combustible aussi cher que l'huile ou le gaz, à moins toutefois, qu'exceptionnellement la position de la
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clicmiiit'i' (ra|t|it'l ne iicrmcllc d'iililiM'i- I;i linnirrc prodiiili; |i;ir I(^s laiiipt's ou les Ihh's de j^m/.
310:^. Les fournoaux do cnisino sont laicmciit liicn disposas. .M.iinli'iiaiil. nii riii|i|oii' i^M'iiôralciiiciil dos luiiiiicaiix on l'onlo, qui soivonl on inÔMio tonips à la cuisson dos aliujonls ot au chaulTagG de l'eau nocessaire à diiïérenls services, (les fourneaux, comme je l'ai dit (2124), sout réellement économiques, mais ils échauffent beaucoup trop les cuisines, surtout si les parois ne sont pas recouvertes intérieurement de briques, et rarement la ventilation est convenable, de sorte que les cuisines sont très-insalubres, surtout pendant l'été. Il serait avantageux de recouvrir les fourneaux d'une hotte conduisant l'air au dehors ou mieux dans une cheminée d'appel à chaleur perdue des foyers.
Les cabinets d'aisances laissent aussi beaucoup à désirer; mais sur ce point je n';ii rien à ajouter à ce que j'ai dit en parlant des écoles primaires.
3104. On se préoccupe beaucoup, et avec raison, des conditions hygiéniques des écoles primaires ; il serait plus important encore de se préoccuper de celles des lycées et collèges où l'élève vit complètement et n'a que de rares sorties. Jusqu'ici ces préoccupations ne paraissent pas avoir été absolument celles de l'Administration, et presque tout reste à faire à ce sujet. En ce qui regarde les externes des lycées surtout, les conditions sont déplorables et l'on pourrait citer tel lycée d'externes de Paris, auquel la plus pauvre école de village pourrait faire envie. Rien d'installé pour la ventilation; des classes nombreuses dans lesquelles un poêle sans enveloppe, chauffé au bois, distribue parcimonieusement la chaleur qui ne devient souvent suffisante, en hiver, que par un calfeutrage absolu des ouvertures et par la présence même des élèves; pas de vestiaire, les élèves arrivant du dehors par tous les temps, ayant reçu en hiver la neige ou la pluie, n'ont d'autre ressource que de s'asseoir sur leur vêtement de dessus souvent saturé d'eau. Qu'on imagine ce que peut produire d'accidents de toute espèce cette situation de quarante ou cinquante jeunes gens, enfermés pendant deux heures dans une salle de dimension restreinte, où se répand l'odeur des vêtements mouillés, où les haleines se mêlent ; il y a là, encore une fois, une situation à laquelle l'Administration de l'instruction publique a le devoir le plus absolu de remédier; il serait, en effet, urgent qu'elle voulût bien profiler des travaux faits à cet égard
dans les écoles primaires en les appliquant aux établissements d'instruction secondaire.
3105. Collège Rollin à Paris. — La ville de Paris, en reconstruisant à nouveau le collège UoUin, y a fait établir un systèmed'ensemblc pour le cbaufl'age et la ventilation. L'élude et l'exécution des dispositions employées à cet effet ont été faites par MM. Geneste et Herscher.
Le collège Rollin, construit avenue Trudaine, à Paris, se compose de quatre corps de bâtiments parallèles reliant les deux bâtiments placés en façade et laissant entre eux trois grandes cours; les deux cours extrêmes sont divisées en deux parties très-inégales par un bàtim nt parallèle aux façades ; l'ensemble de ces bâtiments forme en plan un carré un peu allongé et fournit en longueur un développement de 800 mètres environ. Il ne faut pas oublier que le chauffage d'un lycée présente de grandes irrégularités ; il faut, en effet, chauffer alternativement les classes et les études pendant le jour et chauffer pendant la soirée les dortoirs et les cellules. En raison de cette irrégularité môme, l'emploi de la vapeur est nettement indiqué lorsqu'il s'agit d'un chauffage d'ensemble.
3106. Le chauffage se fait au moyen de deux couples de générateurs installés dans des caves isolées des bâtiments et produisant la vapeur nécessaire. Chaque générateur se compose de deux corps vaporisateurs de O^jôO de diamètre qui reçoivent directement l'action du foyer et de trois bouilleurs réchauffeurs de O^jSO de diamètre, disposés pour une circulation méthodique de l'eau et de la fumée. Toutes les communications entre les bouilleurs et les vaporisateurs sont établies hors feu. Dans le foyer une voûte en briques réfractaires garantit, au coup de feu, les vaporisateurs contre le rayonnement direct au foyer.
Les générateurs sont réglés à une très-faible pression, qui ne dépasse pas 0'',5 (pression effective). L'alimentation se fait au moyen de bouteilles ou récipients dans lesquels on introduit l'eau de condensation recueillie à la sortie des purgeurs des appareils de chauffage.
3107. La répartition de la vapeur est effectuée par deux colonnes distributrices partant des générateurs et s'élevant directement dans les combles où elles se développent en pente régulière sur toute la longueur des bâtiments. Ces colonnes sont soigneusement enveloppées pour combattre, autant que possible, les causes de condensation. Les colonnes de distribution peuvent communiquer entre elles par
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une conduite inlerniédiairo permeltant de combiner l'aclion des générateurs selon les exigences du service, et njùnie, au besoin, de desser\ir tout l'ensemble des locaux avec un seul couple de générateurs, suivant les variations de la température exlé"rieure.
3108. Les conduites de distribution alimentent, sur leur parcours, une série de tubes verticaux descendant des divers étages et desservant les poêles de chauffage. La vapeur et l'eau de condensation circulent normalement de haut en bas ; un collecteur à échappement libre reçoit les tuyaux de retour descendants et ramène l'eau de condensation dans les récipients destinés à l'alimentation.
3109. Les tubes verticaux, alimenlanl les poêles de chauffage, sont munis chacun d'un détendeur de pression (1077) qui règle la pression dans les tubes et dans les appareils à quelques centimètres de mercure au-dessus de la pression atmosphérique ; on est ainsi mis à l'abri des chances de fuite et d'explosion. De plus, la répartition de la vapeur se fait sur tous les points avec une pression égale, (juels que soient les distances et le nombre des locaux desservis.
31 10. Entre chacun des poêles et le collecteur des eaux de condensation se trouve placé un piirr/eiir a///o;?i<?//^w^ (1969) de petite dimension qui extrait l'eau condensée dans l'appareil sans laisser passer la vapeur ; par cette disposition, on utilise complètement la vapeur au chauffage et on évite toute contre-pression dans les tuyaux de retour.
31il. L'air qui se trouve dans la circulation avant le chauffage se purge à l'aide d'un appareil spécial pendant réchauffement des poêles (I980j.
311 2. Les poêles à vapeur se composent de corps cylindriques de petit diamètre, réunis en nombre plus ou moins grand suivant l'importance des locaux à chauffer; ils sont installés dans des enveloppes munies de grilles à grand débit afin de faciliter l'émission de l'air chauffé tout en utilisant le rayonnement direct. Ces enveloppes empêchent, en outre, les élèves de venir se brûler au contact des parois directement chauffées par la vapeur.
3113. Pour les classes elles études, le chauffage se fait par émission d'air chaud et par le rayonnement à travers l'enveloppe, les surlaces de chauffe étant placées dans la salle même. L'air pur et froid, jiris au dehors, est amené par un conduit spécial, débouche sous le poêle, s'élève en s'échauffanl et se distribue dans la salle. L'air pur est fourni dans chaque salle à raison de 15 mètres cubes par
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heure et par élève ; on pouriait d'ailleurs, en cas de besoin, augmenter cette proportion.
3114. L'air vicié est évacué par des orifices ménagés soit sous les amphithéâtres pour les classes, soit au bas des murs pour les études. Ces orifices communiquent par un conduit de section convenable avec les gaines d'évacuation réservées dans la construction.
3115. Pour les dortoirs et les cellules, le chauffage est, au contraire, en général, indirect. Les poêles sont installés dans les couloirs en dehors des cellules. L'air pur, amené aux poêles par des conduits installés dans l'épaisseur des planchers, s'échauffe et se répand dans les couloirs; la chaleur se distribue dans les cellules par des ouvertures ménagées à cet effet à la partie supérieure. Cet air chauffé descend par suite de l'aspiration produite dans chaque cellule, au travers de grilles placées près du sol et communiquant parle plancher avec les cheminées générales d'appel. Les poêles des dortoirs, placés aussi dans les couloirs, sont munis spécialement de vases d'eau à l'intérieur, afin d'emmagasiner une certaine quantité de chaleur, ce qui permet de suspendre chaque nuit le chauffage des chaudières à vapeur sans arrêter pour cela le chauffage et la ventilation des dortoirs (1981).
3116. L'évacuation de l'air vicié est produite ou simplement aidée, suivant les saisons, par l'emploi de brûleurs à gaz établis dans les cheminées d'évacuation qui débouchent au-dessus des bâtiments. Des registres permettent d'affecter ces cheminées alternativement au service diurne ou nocturne, c'est-à-dire à la ventilation des classes ou des dortoirs.
On a pu, à l'aide de cet ensemble de dispositions, satisfaire complètement aux conditions multiples que présentaient le chauffage et la ventilation du collège Rollin.