‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 128 sur 137 · CHAPITRE I\. — CIIAIFFAGE ET ASSAINIS?.EMENT DES ATELIERS · texte numérisé non relu

CHAPITRE I\. — CIIAIFFAGE ET ASSAINIS?.EMENT DES ATELIERS

car il y avnil do ^rnndos ilifficiiltés à vniiKMc, et le Imt ;i atteindre a été obtenu du prctnier cmi|t.

llni^naneries.

3174. On désigne ainsi les ateliers dans lesquels on élève les vers à soie ; je ne nrncciiporai point dt's détails de cette opération, je renvoie pour cela aux ouvrages spéciaux sur cette matière et aux mémoires publiés par les sociétés d'agriculture ; je ne parlerai que de la ventilation, Tune des conditions les plus importantes à remplir.

Une magnanerie est une vaste salle, dans laquelle sont placés des claies superposées, convenablement espacées, sur lesquelles les vers à soie se développent pendant une durée qui varie de 40 à 47 jours. M. Darcet et M. Robinet se sont occupés avec soin et talent de la disposition du cbaufTage et de la ventilation des magnaneries. Dans la disposition proposée par M. Darcet, les claies occupent toute la bauteur de la pièce, qui est divisée en trois étages par des planchers disposés seulement autour des claies, et ayant pour objet de faciliter le travail des ouvriers ; un calorifère placé au-dessous de la pièce amène, au niveau du plancber de la magnanerie, de l'air cbaud qui pénètre par un grand nombre d'orifices placés au-dessous des claies ; l'air chaud s'élève ensuite jusqu'au plafond qu'il traverse par un grand nombre d'orillces aboutissant dans un grand canal qui débouche dans la cheminée du calorifère ; suivant la température extérieure et l'âge des vers, l'air est plus ou moins échauffé ; la ventilation peut être activée par l'appel d'un ventilateur placé dans les combles. Ce mode de ventilation a plusieurs graves inconvénients : l'air chaud s'élève nécessairement parles chemins qui présentent le moins de résistance, et les claies supérieures ne reçoivent que de l'air déjà vicié par son passage à travers les claies inférieures, et si la magnanerie n'est pas divisée en plusieurs étages par des planchers qui obligent l'air à traverser les claies, l'air s'élèvera autour, et la ventilation, quoique très-puissante, n'agira nullement entre les claies.

317.^. Plus tard, M. \ribert a employé un autre mode de ventilation qui parait avoir donné de très-bons résultats ; cette nouvelle disposition, qu'il désigne sous le nom de ventilation renversée, consiste à faire arriver l'air cbaud par un grand nombre d'orifices placés dans le plancher, l'air froid par des orifices placés dans le plafond, et à faire sortir l'air par des cheminées d'appel dont les orifices d'accès

o84 LIVRE XV. — CHAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.

sont ail niveau du planclior ; les orifices d'accès de l'air chaud et de l'air froid peuvent être réglés à volonté.

317G. Pour comprendre les effets produits par cette disposition, il faut examiner deux cas : 1° celui où la magnanerie est disposée d'après la méthode de M. Darcet, où elle a plusieurs étages de planchers qui occupent les intervalles entre les piles de claies, de manière que l'air dans son mouvement de liant en bas ou de bas en haut soit obligé de les traverser ; 2° celui où les espaces qui séparent les piles de claies sont libres de haut en bas. Dans le premier cas, quand la ventilation a lieu seulement par de l'air échauffé, il se produit deux courants dans lesquels l'air doit être plus vicié que quand il s'écoule par le haut, à moins cependant que la ventilation ne soit beaucoup plus grande ; quand la ventilation a lieu par de l'air froid marchant de haut en bas, l'air est nécessairement vicié dans sa marche comme quand l'air chaud s'écoule de bas en haut ; quand la ventilation a heu à la fois par de l'air chaud et par de l'air froid, il y a des courants qui tendent à marcher en sens contraire, et on ne peut pas prévoir ce qui se passerait. Mais quand les espaces qui séparent les piles des claies sont libres ; si la ventilation a lieu seulement par l'air chaud, il s'élèvera entre les piles, et en descendant, il se répandra uniformément dans toute la section de la magnanerie, et la ventilation sera très-efficace ; elle le sera moins quand elle sera uniquement produite par de l'air froid marchant de haut en bas, parce que cet air s'écoulera presque uniquement dans les intervalles des piles ; enfin, si la ventilation avait lieu à la fois par de l'air chaud et de l'air froid ; elle serait probablement encore très-efficace parce que les deux courants descendants se propageraient partout.

3177. A mon avis, aucun de ces modes de ventilation ne renouvelle sûrement l'air qui se trouve entre les claies, et on n'y parviendra qu'en faisant mouvoir l'air horizontalement, attendu que l'air éprouve trop de résistance à traverser les claies, qui en général sont couvertes de feuilles de mûrier. La disposition qui serait la plus convenable consisterait à diviser la magnanerie par des planchers occupant les espaces qui séparent les piles de claies, et à construire contre les murs latéraux, en face, deux cloisons distantes des murs de 0",25 à O^.SO formées de planches horizontales non jointives ; ces deux cloisons formeraient deux caisses^communiquant l'une avec la chambre à air chaud, l'autre avec la cheminée d'appel partant du sol ; les ouvertures latérales étant disposées de manière à pouvoir être réglées afin de rendre la ventilation uniforme dans toute la hau-

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