CHAPITRE XII. — VENTILATION DES NAVIRES. ."•'••T
plélemont l'appel suivant les liesoins; 2° j»ar pulsion el .tu inovcn de vciitilaltMirs mis en action ])i\v la iiiacliino du navlir mi |mi- nue jit'lilo niarliino s|t(''i-ialo.
3205. Lo général Morin donne dans son manuel du rIiaulla«;o cl de la vcnlilalion la dosciiplion de la ventilation par apjK'l du navire /r (itlrmlos, tiausporl-éfurie, établie par M. Jk'itin, ingénieur de la marine ; au fond des stalles se trouvent des ouvertures prali- ([uées dans la paroi du navire et qui communiquent avec le vide que laisse la membrure ; ce vide est en communication avec un canal praliipié longiindiualement de cliaque côté du navire dans la cale et (pii se rend dans une cliambre numie de foyers d'appel; cette cliauibre se prolonge verticalement i)ar une enveloppe cylindrique qui entoure la dicminée ; l'espace annulaire qu'elle laisse entre elle et la cheminée sert de ciieminée d'appel ; d'après les expériences faites à CJierbourg, poiu* une consommation variant de 20 à 40 kilogrammes par heure, on obtenait un excès de température dans la cheminée d'appel, sur la tem|)érature extérieure, variant de 14", i à 18\8 et le volume d'air évacué variait de 27 7o0 mètres cubes à Sa '^V)'^ mètres cubes par heure, soit une évacuation variant de 1 387 mètres cubes à 884 mètres cubes par kilogramme de charbon brûlé.
320G. Nous trouvons un exemple du second procédé dans la ventilation des cabines et dortoirs du steamer Gennania, décrite dans XEnrieneer de juin 1875, page 419. La ventilation est effectuée par une soufflerie rotatoire de Root, établie sur le pont du navire et mise en mouvement par deux machines de Drotherhood et lïardingham ; à chaque extrémité de l'arbre de la soufflerie est attelée une de ces machines ; la soufflerie fournit 1 15 mètres cubes d'air par minute ; des conduites de tuyaux dirigent l'air dans chaque chandjre.
3207. (Jn trouve dans la lieiiie des sciences médicale , loin, X, une traduction d'un mémoire de M. Hugo Scnftleben sur la ventilation dans la marine marchande, dans lequel sont exposés les ]>rocédés les plus généralement employés et les conditions auxquelles ils doivent satisfaire. L'auteur indique comme condition indispensable que l'air iiii|iur qui s'échappe ne se mêle pas à l'air frais qui afflue du dehors; cet inconvénieiil, dit-il, est inévitable dans le système fondé exclusivement sur la pulsion. 11 y a dans celle dernière affirmation une erreur manifeste, le mélange sera en effet absolument impossible si des orifices et des canaux de sortie de l'air de section suffisante ont été ménagés. L'auteur reproche encore
o98 LIVRE XV. — CnAUFFAGE ET VENTILATION DES LIEUX HABITÉS.
au *>ystème de la pulsion (rintroduire dans les cabines de l'air froid qui peut être dangonMix pour les voyageurs. C'est là une supposition toute gratuite, il est évidout que la pulsion se prête aussi bien que l'appel à l'échaulTement préalable de l'air de ventilation, il suffit pour cela d(; disposer le canal d'introduction autour delà clieniinée de la machine ou mieux de cliaull'er directement l'air au moyen d'un poêle à vapeur à tuyaux alimenté par la vapeur de la machine. Ajoutons que la pulsion se prête d'une façon bien plus efficace que l'appel à la bonne répartition de l'air neuf en tous les points ventilés.
On ti'ouve dans ce mémoire quelques détails sur une pompe à eau et à mercure servant à produire automatiquement l'assèchement et la ventilation de la cale des navires à voile ; cet appareil inventé par M. Thier et employé aux États-Unis fonctionne sous l'influence du roulis du bâtiment par le déplacement alternatif de l'eau et du mercure disposés dans des compartiments fermés placés aux extrémités du diamètre transversal du navire.