CHAPITRE IV. — HKFROIDISSEMENT DES CORPS, ETC
vani la natiiic du refroidissement (|iie Idii vent opérer. Quand il s'a-^t de la rahiicalioii de la jïlace, il est formé d'une caisse à parois épaisses, en bois doublé de métal et qui est rcmpli(; d'un bVfuide non congelable qui peut être soit de la glycérine, soit un liquide alcoolique, soit enfin une dissolution de cblonue de calcium. Dans cette caisse sont rangés verticalem.Mit des serpentins formés de tid)es horizontaux, dont l'une des extiémilés communique avec le disli'ibuteur S et l'autre avec le tube de retour 6'ô ; entre les serpentins
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sont placés des vases longs et étroits, cylindriques ou prismatiques, et contenant l'eau à congeler. Dans les serpentins du congélateur l'ammoniaque li(|uéliée absorbe de la chaleiu- et se vaporise de nouveau: elle se rend dans le récipient d'absoiption D, par le tube b'b qui est muni d'un robinet R et qui plonge jusqu'au fond du récipient ; celuici est muni d'un purgeur d'air dd' , qui vient plonger dans un vase J plem d'eau et destiné à arrêter l'ammoniaque; dans ce même récipient arrive, par un tuyau yy', le liquide épuisé d'ammoniaque venant de la chaudière et dont nous donnei-ons plus bas le parcours; ce liquide arrive refroidi au sommet du récipient et tombe dans un vase placé à la partie supérieure ; ce vase est percé de trous, de sort-e qu<' reau traverse en pluie l'ammoniaque gazeuse qui remplit le récipient et tombe saturée à la paifie inférieure, où elle est reprise par un
tube qui ramène à la pompe P, qui l'envoie à la chaudière. Comme dans cetlo redissoliiliou du gaz il y a un dégagement de chaleur considérable, on reiVuidit le récipient D en faisant circuler de Teau dans un serpentin alimenté par le réservoir F; cette eau se rend par le tube j:j:' dans le cylindre G.
Le liquide appauvri par son ébullition dans la chaudière et la dissolution ammoniacale reconstituée dans le vase D sont soumis à une circulation inverse pendant laquelle ils font l'échange de leur température. Yoici comment se fait cette circulation : le liquide appauvri sort de la chaudière par le tube ee\ qui plonge jusqu'au fond de cette chaudière et circide dans deux serpentins concentriques placés dans le vase E ; ce vase est formé de deux cylindres concentriques, et c'est dans l'espace annulaire que sont placés les serpentins qui sont parcourus de haut en bas par le liquide appauvri, tandis que la dissolution ammoniacale envoyée par la pompe pénètre par le tuyau qq dans l'espace annulaire qu'elle parcourt de bas en haut ; elle sort ensuite par le tuyau //' qui la ramène à la partie supérieure de la chaudière et la distribue sur les plateaux de rectification. Quant au liquide épuisé, il sort des serpentins et se rend par un tube z dans un autre serpentin placé dans le vase G, et où il continue de se refroidir au contact de l'eau qui circule dans ce vase. Le tuyau qui amène à la chaudière le liquide ammoniacal et celui qui enlève le liquide épuisé sont munis tous deux de robinets pour régler l'écoulement du liquide. Le maintien de la dilTérence des pressions dans la chaudière d'une part, et dans le congélateur et le vase d'absorption d'autre part, est, comme nous l'avons vu, le résultat de la façon dont on règle l'écoulement des hquides et du gaz ; c'est donc de l'exécution de ces robinets que dépend la bonne marche de l'appareil ; aussi MM. Mignon et Rouart ont-ils combiné avec le plus grand soin des robinets fort sensibles et manœuvrables aux plus basses températures.
Ces appareils doivent être entièrement en fer, pour éviter l'attaque du cuivre par l'ammoniaque. Les constructeurs sont arrivés à exécuter à peu près d'une seule pièce chacun des serpentins dans lesquels s'accompUssent la volatilisation, la liquéfaction, l'absorption et l'échange de température des liquides.
Pour déterminer la quantité de chaleur nécessaire à la marche de l'appareil, on remarque que l'ammoniaque doit être vaporisée dans la chaudière sous une pression de 8 atmosphères, tandis qu'elle se vaporisera dans le congélateur sous une pression d'une atmosphère