‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 51 sur 137 · III · texte numérisé non relu

III

ciiAi'iTiii'; IV. — iii:i'iitiiiiissi;.Mi:Nr dks iioiti-s. im;. i(;;{

"••■'iiil.'iiir .l.iiis les sl.illcs iiiir l.'iii|.ci;iliiiv cmiN ciiiihlc ,.|, x |;,,| îiiriwr p.ir (lr> oiinciIiiivs coiivciialilciiiciil (lis|Mis('('s un cniir.ini «1 air Croid (»I)|(miii en cliass.iiil an iik.ncii diiM M-iiliLilciir d, dans lin sysirnic liihiil.urc |»;ii't'ouni dans un sens |i,ii- r.ijr ,>\ cil sens inverse pai- un lii|niil(> incong(daljle arlineirllcnicnl refroidi.

C'est sur des principes anah»giies qu'a été aménagé le <( Frif/ori/if/t/r' „. navire ein|)loyé par une compagnie lianeaise organisée par M. Cil. Tellier |)orir le transport de la viande Iraiclie entre Buenos-Ayres et la France.

Ce navire est à vapeur, de (j:i métrés de long, sa machine a 100 chevaux de force. L'appareil s|)éoial pour la prudiirtinn dn Iroid se compose de trois machines à vapeur actionnant chacune un cylindre dé compression ; la commande se fait au moyen rlnii arhre doublement coudé (h; façon à faire coïncider la j^liis grande

Fi'j. G05.

pression de la vapeur dans la machine qui est à détente avec le plus grand efr..it de compression dans la pompe. A côté des pompes de compression se li-ouve établi un J(mi de corps cvlindriques traversés par 200 tubes dans lesquels circule un liquide incon-^elable (chlorure de calcium) : c'est dans ces cylindres que se vaporise l'ether méthylique, qui est repris par les pompes (;t refoulé dans un condenseur entouré par de l'eau froide qui circule; l'éther liquéfié est ensuite renvoyé dans les corps cylindriques. Des dispositions particulières d'isolement ont dû être prises : 1° parce que les chaudières et la machine du propulseur occu|.aient un espace de 20 mètres de long placé entre les appareils producteurs du froid et la chambre destinée à la conservation des viandes ; 2° parce que le navire construit en fer devait naviguer dans iim; eau dont la température moyenne est de 15 à 20''. La dissolution froide de chlorure (le calcium qui a traversé les faisceaux tubulaires des frigorifères,

traverse la chambre des machines dans des tubes parfaitement isolés et se rend dans la cliambre de froid où elle se déverse dans six cylindres de 2'", 25 de hmitour et de O^JO de diamètre, contenant chacun 2'] tubes de 0"',0S de diamètre traversés par de Tair fourni par des ventilateurs. L'air en se refroidissant laisse condenser l'eau qu'il contient, et les poussières, les germes organifjues qu'il renferme se déposent en même temps pour la plupart. Cet air sec et purifié est rejeté dans la chambre occupée par les viandes pour être repris par les ventilateurs et accomplir à nouveau la môme circulation. Dans ces conditions, la viande entretenue à une température constamment voisine de 0, mais supérieure à 0, ne se congèle pas et par suite ne s'altère pas ; la vie organique n'est que suspendue, et la viande se retrouve exactement dans les mêmes conditions que la viande fraîche si on la ramène à la température ordinaire. Après la traversée accomplie par le Frigorifique jusqu'à Buenos- Ayres, la viande emportée d'Europe présentait exactement l'aspect et la qualité de la viande fraîche : elle avait pourtant perdu un peu de son poids, 10 p. 100 environ ; mais cette dessiccation partielle lui avait donné des qualités de conservation à la température ordinaire que n'a pas naturellement celle de l'animal fraîchement tué.

Le problème du transport de la viande n'exige pas seulement que le froid soit maintenu à bord du navire ; mais il faut que le froid se conserve dans le transbordement et dans le transport depuis le port d'arrivée jusqu'aux lieux de consommation, où il sera même encore nécessaire d'assurer la conservation de la viande avant sa mise

en vente.

M. Ch. Tellier étudie des appareils nouveaux dans lesquels il se propose, au moyen de la triméthylamine, d'utiliser la vapeur perdue des machines à haute pression pour la production de la glace. Nous ne pouvons nous prononcer sur ce procédé qui n'est encore qu'à

l'étude.

2334. Les appareils construits par MM. Lienard et llugot appartiennent au même type que le précédent ; seulement le liquide employé estl'éther proprement dit ou le sulfure de carbone. Ils se composent d'une pompe placée sur un socle ; celui-ci est une bâche dans laquelle circule de l'eau froide et qui reçoit le condenseur tubulaire. Un tuyau nnmi d'un robinet de distribution met en communication le condenseur avec le congélateur placé au-dessous dans une cave ; ce congélateur est formé d'un système tubulaire qui reçoit le liquide vaporisable à l'intérieur et qui plonge dans une bâche contenant de

CIIAlMTHi: IV. — UEKROIDISSKMENT DES CORPS, ETC. KJo

l'iMU salre ; un luyaii l'ail (■<»iniiiiiiii(iii('i riiilriit'iirdii faisfcaii liihiilairc avec la jm>iii|m' i|iii aspiic les \a|it'iiis.

'l'.i'So. Laftpaivil de .MM. llaniil l'iclet cl ('.'" L'iiiploit; ll'^ iiiriiics (»r{;an('S et des dispositions analogues à celles pi-écédenuncnl déeriles. Mais le liquide vidalilisable est l'acide sulfureuv.M. l'ictel pié[>ar(! cet acide eu Taisant arriver dans une cornue en fonte cliaullée au ui(»\en d'un Ion ci' a lioiiillc ou à coke des \apeurs de soufre et un lilel eoiiteuu (facide suifurirpie (pii, réagissant l'ini sur l'autre, fournissent l'acide sulfureux; le gaz se rend dans une colonne ascendante où il laisse déposer le soufre et l'acide sulfurique en excès, et passe ensuite dans un laveur incliné où circule en sens inverse un courant d'acide sulfurique qui le dessèche; après quoi, il se rend dans un gaznnu'tre à huile où il est repris par une pompe qui le comprime dans un serpentin entouré de glace ; le liquide obtenu est emmagasiné dans des bonbonnes en cuivre garnies d'un robinet hermétique.

L'appareil lui-même représenté fig. 606 se compose d'un réfrigérant tubulaire cylindrique placé horizontalement dans une cuve en tôle dans laquelle se trouve placé un liquide incongelable, soit de l'eau salée, soit une solution de glycérine. Un agitateur formé d'une hélice mise en mouvement par le moteur chasse le hquide de' la bâche dan^ l'intérieur des tubes du faisceau et multiplie le contact de ce liquide avec le réfrigérant. L'acide sulfureux liquide se volatihse dans le réfrigérant et refroidit ie liquide de la bâche ; la vapeur formée est aspirée par une pompe qui la comprime dans le condenseur ; celui-ci est un cylindre tubulaire identique au réfrigérant ; un courant d'eau ordinaire passe continuellement dans les tubes pour enlever la chaleur résultant de la compression et de la liquéfaction du gaz.

La ponq)e est à double etTet, elle est en fonte ; le piston est métallique et sans garniture ; l'acide sulfureux sert lui-même de lubrifiant; la pouq)e peut être actionnée directement par la tige du piston d'un cylindre à vapeur ou au moyen d'une transmission.

Afin d'éviter réchaufl"ement du cylindre de la pompe, on le fait à double enveloppe et l'intervalle entre les deux enveloppes est parcouru par un courant d'eau ; dans les machines les plus récentes la tige du piston de la pompe est creuse et elle est aussi parcourue intérieurement par un courant d'eau froide.

Deux manomètres sont en communication l'un avec le réfrigérant l'autre avec le condenseur ; le premier doit indiquer en marche re-

gulière une pression (h; 2 atmospluTCs, lo second une pression (le 0,4 (l'iilni(isplièr(! seulement.

Afin (le maintenir celle (lillerence de |)ressi(in, en lè^le ronver-

'■T:";m!m¥'7iw

ture d'un robinet placé sur le tube qui part de la partie inférieure du condenseur et qui amène dans le réfrigérant le liquide formé.

CILM'lTUi: IV. — IlEFROIDISSEMliNT DES COiU'S, ETC.

ilo luliincl est à Irois voies et porniel dt* iiit'Itic le rélVi^t'iMiil rn i'niiiiiiiiiiicalion |i:ir niic iiihiiliirt' l;il('>r;ili> .incc lt>s ItonlxiniH's i|iii conlioniieiil raciiNi suHïnvii.x, lorscju'il s'agit de melln; 1 ■ai)[iar('il fii inarclie ou lorsqu'on veut renouveler l'acide sulfureux dont il •'>! impossible d'éviter la perte d'une façon absolue. Afin de diiuinucr autant que possible celte jierte au passage de la tige du piston de la i)iunpe, on lui fait traverser un double slul'fing-box et l'intervalle est en communication par un petit tube avec le tube d'aspiration de la pompe de façon à éviter les fuites en y maintenant une pression plus faible que celle de ratmosplière. Dans les fortes macbines, le condenseur est placé à côté du réfrigérant et non point au-dessous.

Dans les appareils de 2o kilogrammes à Ibeure, on prépare des blocs de 7 kilogrammes ; dans les appareils de '60 kilogrannnes à Ibeure et au-dessus, le poids des blocs est porté à 15 kilogrammes. La cbarge en acide sulfureux est de 25 kilogrammes pour la machine de 25 kilogrammes de glace à l'beure.

Les a\antages réclamés par l'inventeur pour cette machine sont demployer un liquide non combustible, inaltérable, de n'avoir point de graissage spécial, de marcher à de basses pressions et de n'employer qu'un espace restreint. D'après l'auteur le prix de la glace serait de un centime le kilogramme.

Pour obtenir la glace transparente, on double le temps nécessaire à la congélation de la glace opaque en doublant le nombre des récipients employés pour la fabrication.

Le tableau suivant donne les différents types de grandeur des machines établies par la maison Pictet et C'% avec l'indication de la force motrice, de l'emplacement et de la quantité d'eau de condensation nécessaires.

MMKHOS.

riiODlCTION

.\ LHICl lu:.

t\lfHr,F,ME«.

.le i;ii\nE>SATlo>yixv ininutc.

luuCF.

Page 1