CHAPITRE III. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE RÉUNION
ricine, so trouvait mis en coimminicalion avec les couloirs au moyen trouverlures numies de jj'riiiage à mailles fines.
Voici les dispositions qui ont été prises à nouveau, et dont une partie, celle qui concerne la salle proprement dite, a pu déjà, par son fonctionnement, apporter une amélioration considérable dans le régime du théâtre.
267G. Les caves ont été réaménagées pour y préparer fair de ventilation. Celui-ci, pris sur la grande place de la Monnaie, est ■amené dans une sorte de vestibule ou réservoir A (fig. 67rj), sur Jequel s'ouvrent plusieurs chambres indépendantes les unes des
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autres ; ces chambres communiquent respectivement avec les diverses parties du théâtre; les unes, B, B, avec la salle au moyen d'ouvertures multipliées Z», b (fig. 076), réparties tout autour du plafond, et les chambres C, C (fig. 675), avec la partie supérieure du
cadre du rideau; d'autre part, les chambres D, D correspondent avec quelques salons spéciaux et quatre loges principales, et enfin les chambres E, E avec les vestibules, corridors et couloirs ; chaque chambre est munie d'une porte qu'on peut ouvrir à volonté, et pourvue d'une batterie de tuyaux à vapeur également indépendants, en sorte que l'air pur pris au dehors, étant amené par propulsion dans le réservoir A, on peut à volonté envoyer dans les diverses parties de la salle de l'air on quantité, et à température variable à volonté.
2677. L'évacuation de l'air vicié se fait de la salle en partie par la rosace du grand lustre F (fig. 679), au plafond, dont la section d'échappement peut être réglée à volonté, en partie par le fond des loges par les ouvertures d, d et en partie au moyen d'une série d'orifices e, e pratiqués tout autour du parterre et de l'orchestre ; ces bouches d'évacuation correspondent à des gaînes-collecteurs K, pour les dernières et L pour les premières, dans lesquelles l'aspiration est produite mécaniquement. Une plus grande force est dépensée pour l'introduction de l'air dans la salle par pulsion, de manière à éviter le plus possible les courants d'air violents, passant par les portes des loges et les couloirs du parterre et de l'orchestre. Dans ce dernier but également, les vestibules et corridors sont convenablement clos du côté de l'intérieur et abondamment chauffés pendant l'hiver. Outre ces dispositions, la salle est chauffée rapidement avant l'arrivée des spectateurs au moyen de bouches spéciales pratiquées dans le sol du parterre.
2678. Les appareils destinés à produire le chauffage et la ventilation sont installés dans le sous-sol ; ils comprennent deux générateurs M de petite capacité, fournissant la vapeur nécessaire au fonctionnement des appareils mécaniques qui mettent l'air en mouvement en même temps qu'au chauffage de l'air insufflé.
Les appareils destinés à fournir le mouvement de l'air pur aussi bien que de lair vicié comprennent une machine à vapeur actionnant une machine soufflante ; l'air comprimé se rend dans un régulateur de la pression 0, d'oùil est distribué aux injecteurs Q.
Des appareils spéciaux permettent à la vapeur de se distribuer sans difficulté et à basse pression. Les batteries de chauffage étant en outre indépendantes les unes des autres, on conçoit qu'il est aisé d'obtenir partout une température convenable en hiver. Malgré les difficultés de l'installation, on a pu, avec les dispositions que nous venons de décrire, obtenir une ventilation effective de 30 000 mètres cubes par heure.
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