CHAPITRK IV. — CHAUFFAGE ET VENT. DES SALLES DE UÉLMO.N
souterrains do 3", 70 de Iwiiitciir finiii.iiil im <j;rand réservoir diins lequel l'air se rafraicliil un peu eu été et se réciiauiïe un peu en luver ; de là il se rend au ventilateur par le conduit A. La section de ce conduit a 2'",3G de diamètre ; au i)oint où se trouve le ventilateur elle s'élargit et son diamètre est alors de 3"°, 45 ; elle se rétrécit ensuite et la section se réduit à 4""", 42 ; cette section devient ensuite rectangulaire et le canal ^ ient déboucher dans une chambre placée sous la salle où il se divise en trois canaux ; celui du milieu B a S""", 14 de section et mène l'air dans la chambre placée sous le parterre et les loges, et les deux autres canaux CC, placés sur les côtés et ayant {'"'^,23 de section chacun, le conduisent dans la chambre circulaire placée sous le couloir des loges.
2G86. L'espace inférieur placé sous le plancher de la salle est partagé en trois étages DD, GG, FF ; c'est dans l'étage inférieur DD qu'arrive l'air du ventilateur; de là, il se rend directement par des tuyaux G de O'",04 de diamètre dans l'étage supérieur et par des orifices annulaires ménagés autour de ces tuyaux, il pénètre dans l'étage moyen (chambre de chaleur), dans lequel se trouvent des tuyaux de vapeur destinés à chaufTer l'air pendant les temps froids de l'année ; cet air échauffé passe par d'autres orifices annulaires ménagés aussi autour des tuyaux G dans la chambre de mélange FF, où il se mêle en quantité convenable avec l'air froid venu d'en bas, afin d'obtenir la température à laquelle il doit pénétrer dans la salle.
2fi87. L'espace annulaire qui est placé sous le couloir des loges est aussi divisé en trois étages D'D', E'E', F'F' répondant aux mêmes conditions que les trois étages de l'espace central. De la chambre de mélange de celui-ci l'air passe avec une vitesse de 0",30 à travers le plancher percé du parterre, sous les sièges du parterre et sous ceux des loges du parterre, de la première galerie et de la seconde ; de la chambre de mélange de la partie annulaire l'air se rend à la troisième et à la quatrième galerie. Cette séparation de l'alimentation des rangs supérieurs a pour but d'en assurer l'efficacité.
2688. L'air amené par des canaux verticaux H dans les couloirs des loges I, I, entre ensuite dans ces loges par des ouvertures pratiquées dans leur porte même.
2689. L'air amené de la chambre de mélange annulaire, aussi par des canaux verticaux J, J, aux galeries supérieures pénètn» dans la chambre creuse placée sous les sièges disposés en amphiihéàtre et arrive au public à travers les parois verticales de ces gradins.
2G90. Les sections d'introduction sont réparties de la façon suivante :
Couloir du parterre 2""* >^6
Loges de parterre 2 ,76
l" rang de loges '^ >'"
3e galerie - »'^
Parterre ^^ '^^
2691 L'air vicié s'échappe par l'ouverture du lustre sous l'influence de l'appel qui résulte de la chaleur du lustre et des sowioihrenner. De plus aux amphithéâtres de la troisième galerie et de la quatrième, où un grand nomhre de personnes se trouvent réunies et 011 le plafond s'élève vers l'arrière, l'air vicié est enlevé à travers des canaux qui partent de la partie supérieure du pourtour du mur de fond et débouchent au-dessus du plafond dans la cheminée centrale ; celle-ci a 4'", 08 de diamètre et le courant de sortie est maintenu en rapport avec celui de l'air introduit parla machine au moyen d'une valve. La surface libre de passage de la rosace centrale du plafond n'est que de 4 à 5 mètres carrés. Mais à cette surface s'ajoute la section de sortie des amphithéâtres, etc.
2692. La pression dans l'intérieur de la salle n'a pas été mesurée, mais on a pu la constater. Dans le fonctionnement normal, il n'existe aucmie différence de pression dans la salle, il n'y a d'ailleurs aucune difficulté pour faire varier la pression dans la salle ; on tend à la maintenir égale ou un peu supérieure à la pression extérieure. Il suffit pour cela que la quantité d'air qui arrive soit égale ou un peu supérieure à celle qui sort de la cheminée. La vitesse d'entrée de l'air dans la salle est très-variable, elle est comprise entre 0",i et 0'",3 ; la température dans la cheminée varie entre 30° et 38°. La température du parterre varie suivant les saisons et le fonctionnement des appareils entre 18 et 23°.
2693 . Pour la ventilation d'été, indépendamment des accès d'air que nous avons indiqués, on peut faire arriver de l'air froid par le haut et à travers le plafond ; à cet effet on a disposé sous le canal circulaire qui fournit l'air aux loges, un autre canal K dit canal d'été qui a 2"% 45 de section et qui est alimenté d'air pur par une valve placée derrière
CIIAPITKE IV. — CHAl'FFAGK ET VENT. DES SALLES DE HÉTNION. MU
le vtMilil.-itoiir et nu-dossoiis de lui. A rliaciin (losijualn' anj^Ios d»' la salle se trouve un puits vertical L de 4'", 90 de section qui porte lair Irais dans la partie creuse du plafond ; de là l'air passe dans la salle par une ouverture MM de 0'",62 de large et qui règne au pourtour de la salle.
2()94. La brochure de M. Sicard de Sicardsburg rédigée au cours de l'exécution des travaux ne donne qu'une description approximative des dispositions adoptées. A raclièvemenl des travaux, des essais superliciels ont été exécutés pour se rendre compte de ce qu'il y avait à faire pour la mise en marche des appareils ; mais on n'en a tiré aucune conclusion au point de vue des efl'ets obtenus, se réservant de faire des expériences plus complètes et plus méthodiques pour lesquelles on a fait des préparatifs considérables, mais auxquelles on a dû surseoir jusqu'à présent ; le volume d'air vicie qui s'écoule par la cheminée n'a pas été mesuré.
2095. QiK^'ifl^' i^ semble résulter de tous les renseignements particuliers que la ventilation de l'Opéra de Tienne est complètement satisfaisante, il est impossible d'établir sur des données nettes et scientifiques les conditions exactes de celte ventilation ; mais en terminant ce qui concerne ce théâtre, nous appellerons l'attention sur ce qu'il y a de réellement remarquable dans les dispositions adoptées.
L'emploi simultané de la pulsion pour l'introduction de l'air cl de l'appel pour l'évacuation permet de maintenir la pression de l'intérieur égale à celle de l'extérieur et par suite d'éviter toute rentrée de l'air par ces voies anormales et permet de régler exactement les volumes d'air introduits.
La séparation de l'alimentation des étages inférieurs de celle des étages supérieurs permet de satisfaire d'une façon plus complète aux besoins de ces derniers.
L'introduction de l'air frais au voisinage direct des spectateurs et la direction des courants résultant de la position des orifices d'entrée et d'évacuation place les auditeurs dans un bain d'air neuf toujours renouvelé, tandis que le système de l'évacuation au plus près des auditeurs les place évidemment d'une façon constante dans l'air présentant le maximum d'impureté, parce qu'il a la composition de l'air expulsé.
2G9G. La force mécanique qui sert à produire la pulsion est employée dans la journée à élever l'eau dans un réservoir placé à la base du toit et contenant 22"i mètres cubes. La vapeur peut être en même temps employée à chautîer les dépendances du théâtre peu-
' (lant les représentations ; un moteur de 6 chevaux fait mouvoir au besoin les machines du dessus ou du dessous de la scène. En cas d'incendie, on peut employer toute la force des machines à faire mouvoir des pompes puissantes de façon à supprimer tout danger dès Torigine même.
Le prix projeté pour cette installation était de 275,000 francs, et l'entretien devait s'élever à 100 francs par jour en hiver et à 40 francs en été, la quantité d'air qui devait être introduite dans la salle était, d'après les prévisions, de 94,500 mètres cubes par heure soit 35 mètres cubes par personne.
Hôtel continental; à Paris.
2697. Les grands hôtels de voyageurs présentent des conditions très-variées à remplir au point de vue du chauffage et de la ventilation ; le développement des fourneaux de cuisine y est considérable ; on y trouve de grandes salles où doit se réunir un public nombreux d'une façon régulière, comme celles qui servent à la table d'hôte, au restaurant, etc. ; d'autres eniin ne servent que d'une façon accidentelle et dans des occasions plus ou moins fréquentes, salles de noces, de concert, etc. ; puis viennent de nombreux couloirs et escahers, et enfm un plus ou moins grand nombre de chambres particulières servant d'habitation aux voyageurs.
Nous trouvons un exemple de la solution de ce problème complexe dans l'hôtel Continental, construction nouvelle édiliée par M. Blondel, architecte.
Le service de l'hôtel exige l'emploi d'appareils à vapeur pour un grand nombre d'usages : notamment l'alimentation des réservoirs à eau pour le service des ascenseurs des bains, des postes d'eau chaude, et les besoins en cas d'incendie, etc. Cette considération jointe à celle que nous avons exposée déjà plusieurs fois, à savoir la commodité que présente la vapeur comme véhicule de chaleur, l'ont fait adopter pour le chauffage de toutes les parties du bâtiment. La vapeur est enfin employée à mettre en mouvement les appareils mécaniques destinés à produire la ventilation.
Les installations de ces différents services ont été faites par MM. Geneste fils et Herscher frères.
2G98. Dans le carré qui s'étend sous le sol de la cour d'honneur de l'hôtel se trouvent placés les générateurs à vapeur et les appareils producteurs de la force motrice (fig. 677) ; en B, B sont les