‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiée (volume 2)Chapitre 90 sur 137 · CHAPITIIK V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES ÉGLISES · texte numérisé non relu

CHAPITIIK V. — CHAUFFAGE ET ASSAINISSEMENT DES ÉGLISES

chaltMir >(> lroiiV(» iirompttMnpnt dissc-minro pnr la masse, à raiisc do la grande facnltt' di^pt'isivc de l'air, d'autant jdiis que les iiioum'iiifiit^ lundiiils dans ciMte masse, par dill'érenles causes dont nous allniis parier, tendent enctire à en mêler les dilIV'i'entes parties.

275s. Mouvenioits dr l'air ihms l'édi/icc. — Contre toutes les surfaces intérieures des murailles, et à une assez grande distance, la température de l'air est constamment inférieure do 0°,7o à i°,fiO à celle de l'air dans la partie centrale ; par conséquent il existe un courant d'air froid qui descend le long des murailles : c'est une conséquence nécessaire de leur mode d'écliaulTement. Une autre circnnslance, eertaineiiKMil très-inflMente, produit encore des mouvements très-variés dans la masse dair : ce sont les courants par les fissures des fenêtres. La somme totale de ces fissures disséminées sur une très-grande étendue présente, comme nous l'avons dit, l'énorme surface de 14 mètres carrés ; mais comme les orifices sont très-petits, ils produisent incomparablement moins de ventilation qu'un orifice unique de même section ; en outre, comme ces orifices sont à des hauteurs très-inégales et distribués à droite et à gauche, non-seulement ils servent à l'écoulement de l'air introduit, mais un certain nombre doivent donner accès à l'air extérieur, même quand celui-ci est calme ; il est évident que sous l'influence d'un vent qni serait perpendiculaire à une des faces, l'air extérieur entrera par les orifices de cette face et l'air intérieur sortira par la face opposée, parce que derrière cette face la pression atmosphérique sera diminuée.

2759. Prises d'air intérieures. — M. Grouvelle n'a disposé qu'un petit nombre de prises d'air intérieures, et elles ne produisent que peu d'elTet. C'est une circonstance fâcheuse, car, au point de vue hygiénique, il n'y aurait eu aucun inconvénient à reprendre de l'air dans le vaisseau pour l'échauffer de nouveau, et il en serait résulté une notable économie.

2760. Facile propension de l'eau à circuler. — La moindre différence de niveau et de température suffit pour établir un mouvement piononcé niême dans les tuyaux étroits. Sous la circulation principale du calvaire, qui a 0'°,I2 de diamètre, est embranché à angle droit un tuyau de 0'",08 de diamètre et de 23 mètres de longueur, replié sur lui-môme et qui revient sur la conduite principale à0°',30 du point de départ ; l'inclinaison de ce tuyau est très-faible, et pourtant la circulation s'y etrectue très-bien.

2761. Pour mettie en évidence les variations de température qui

ont eu lieu à rintérieiu" et à roxtérieur de l'église pendant la diuve de ces expériences, qui ollrcnt un véritable intérêt pour létude des grands chauffages, M. Pottier, d'après rindicaiion de M. Thomas, a représenté ces températures par des coui'bes.

Dans les figures G79, G80 etG81, les temps sont comptés sur la ligne AB. Les intervalles ab représentent une durée de vingt-quatre heures. Les températures correspondantes sont indiquées pardes lignes perpendiculaires; la ligne horizontale ponctuée CD correspond à 15 degrés. La courbe supérieure représente les températtu'es moyennes intérieures, dans lesquelles les températures de l'air chaud à 2 mètres au-dessus des bouches entrent pour 1 : II. La courbe iumiédiatement au-dessous représente les températures moyennes indiquées par des thermomètres placés non loin des bouches de chaleur. La troisième courbe indique la température des faces intérieures des murailles. Enfin la quatrième courbe, celle qui offre le plus de sinuosités, représente les températures extérieures. La teinte qui s'étend jusque la courbe la plus élevée indique la durée du chauffage. La teinte noire foncée pjacée au-dessous du rectangle indiquant les jours représente la consommation de combustible ; elle est proportionnelle chaque jour à la surface du rectangle teinté ; lorsqu'il n'y a pas eu continuité dans la consommation, elle a été réduite à ce qu'elle aurait été si la consommation eût été uniforme pendant vingt-quatre heures. Les nombres placés dans les rectangles teintés représentent les consommations moyennes de combustible par heure.

Dans la \^^ semaine, du 17 au 24 nov., la consommation a été de ooCO kil.

— 2<= — du 24 novembre au I" déc, elle a été de. . . oo60 — - 3« — du 1" au 8 décembre, de 2080

— 4^ — du 8 au lo décembre, de 1200

— 5« — du lo au 22 décembre, de 1885

— %^ — du 22 au 29 décembre, de 4735

— 7^ — du 29 décembre au 5 janvier, de -iôSO

— 8" — du ."> au 1 2 janvier, de 3770

Enfin, dans la 9" semaine, du 12 au 18 janvier, de 1700

Ainsi la consommation totale a été de 32170 kilogrammes en 63 jours, ou, en moyenne, de 510 kilogrammes par jour, du 17 novembre au 5 janvier.

Les températtires ont été, en moyenne, de 12" 2 à l'intérieur, de 4° 5 à l'extérieur, et par conséquent l'excès moyen s'est trouvé environ de 8°; pour une température intérieure constante de 10°, et une température moyenne extérieure de 6°, et par conséquent un

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