‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 107 sur 298 · CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR. 17'J · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. — DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR. 17'J

tre un certain nombre dans la Prusse Rhénane et en Belgique.

1369. Dans un autre modèle anglais, on a pris la chaudière Cornwall à un seul tube de l'",l5 à l'",20 de diamètre, en le terminant, à une assez grande distance de la grille, par la plaque tubulaire ordinaire dans laquelle est implanté un faisceau tubulaire de 90 à 100 tubes plus courts que dans le cas précédent; la chambre elliptique de combustion du cas précédent se trouve ici supprimée.

Ces deux modèles de chaudière ne se voient pas fréquemment en Angleterre.

1370. On trouve quelquefois un modèle de chaudières analogue où la grille est placée dans un tube elliptique qui se prolonge un peu au delà de celle-ci, de façon à faire une chambre de combustion, trop courte cependant, dont la plaque tubulaire n'est plus qu'en partie hors de la vue du feu. Cette forme oblige à surcharger le foyer d'armatures. Le faisceau tubulaire, semblable aux précédents, est à la suite du foyer.

On a souvent placé dans les tubes intérieurs des chaudières du système Cornwall des tubes transversaux placés obliquement et en chicane : ces tubes, de Galloway, sont coniques et évasés vers la partie supérieure ; ils mélangent les gaz et augmentent un peu le rendement des générateurs; on peut aussi leur assigner une certaine utilité en ce qu'ils servent d'armatures et augmentent la résistance à l'écrasement du tube dans lequel ils sont placés.

M. Fairbairn propose de couper les tubes intérieurs des chaudières en tronçons d'environ 3 mètres de long, réunis par des cornières rivées qui forment nervure et augmentent la résistance ; mais ce procédé donne une surépaisseur et des têtes de rivets exposées au feu. Il nous paraît préférable d'employer un procédé qui a été indiqué pour la première fois, en 1849, dans un brevet au nom de MM. Mazehne frères, et qui consiste à relever extérieurement des pinces sur le bord des tronçons, en interposant entre elles une rondelle de fer qui forme nervure et sur laquelle sont rivés les deux bords relevés des tôles ; par ce moyen, la nervure et les têtes de rivets sont dans l'eau et ne sont pas exposées aux coups de feu.

1371. On peut faire au modèle Fairbairn et aux similaires les mêmes objections qu'au type des locomotives. Le faisceau tubulaire compacte est également inaccessible au nettoyage, le volume d'eau tîst réduit, mais la plaque tubulaire y est préservée contre les coups de feu.

LIVUE VU. — VAPORISATION.

1372. On appelle chaudières lubulaires à retour celles dans lesquelles les tubes ne reçoivent l'air brûlé qu'à son deuxième parcours, en retour du coté du foyer. Cette disposition a son point de départ dans les chaudières tubulaires de la marine, où la nécessité d'avoir des chaudières assez courtes la fit imaginer. Toutefois, dans ces dernières, on voit encore le faisceau compacte de tubes, comme dans les locomotives; le type des chaudières à retour, que nous allons décrire et qui est du à MM. Laurens et Thomas, diffère de tous les autres par un certain nombre de conditions essentielles.

Dans ce type les auteurs se sont proposé plusieurs buts à atteindre : rendre le foyer et le faisceau tubulaire amovibles, c'est-à-dire pouvant être retirés pour faciliter la visite et le nettoyage ; remplacer le faisceau tubulaire compacte des locomotives par un arrangement des tubes qui rende la surface extérieure de ceux-ci accessible ; ob tenir dans la chaudière un volume d'eau qui soit indépendant du développement de la surface tubulaire et auquel on puisse donner l'extension propre à éviter les variations de pression qu'un débit variable de vapeur rend si fréquentes dans la généralité des applications

Fig. 288.

Fiij. 289.

industrielles. La chaudière représentée fig. 288, 289 et 290 se compose de deux parties : l'une «ô ce? comprenant la calandre et les

Fig. 290.

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