‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 108 sur 298 · CHAPITRE X. DISPOSITIONS DES GÉNÉRATÏIURS A VAPEUR. i · texte numérisé non relu

CHAPITRE X. DISPOSITIONS DES GÉNÉRATÏIURS A VAPEUR. i

accessoires' ordinaires d'une chaudière, formant un système fixe, l'autre g h iklm comprenant toute la surface de chauffe intérieure et qui est amovible ; cette amovibilité est obtenue par des moyens simples qu'une longue pratique a consacrés.

La chaudière dont nous donnons la description présente les conditions dans lesquelles MM. Laurens et Thomas l'ont constituée en dernier lieu. Le diamètre du joint n o de la partie fixe et de la partie amovible est notablement moindre que dans le modèle primitif, dans lequel ce joint était égal en diamètre à celui de la calandre elle-même. Ce modèle, dit à joint réduit, diffère encore du premier type adopté par d'autres perfectionnements qui en facilitent la construction (1).

1373. Le foyer intérieur est placé dans le tube central Im, terminé en tête par la plaque emboutie fg et en bout par la chambre à fumée ih. De cette chambre parlent les tubes tt(\\\\ ramènent l'air brûlé dans la boîte à fumée /}^ qui coiffe l'avant du vaporisateur. Celle-ci est terminée à sa partie inférieure par une buse qui jette la fumée dans un carneau entourant la calandre extérieure pour la chauffer sur les 2/3 de son pourtour, ou immédiatement dans le carneau allant dans la cheminée commune d'une batterie dechaudières, si les circonstances l'exigent. Les tubes ne sont point disposés en faisceau compacte, le nombre en est limité, ils sont en fer et ont O^jOS de diamètre extérieur, souvent même ce diamètre est de 0'°,10.

1374. La* chambre hi est spacieuse et n'a pas besoin d'armatures, à cause de sa forme. Les gaz du foyer n'entrant plus dans les petits tubes, à l'issue même du foyer, ont le temps de se brûler, le renversement de la flamme derrière la grille favorise leur mélange et leur combustion ; ce que ne ferait point un foyer élevé à flamme droite.

1375. Le vaporisateur est réuni au corps de chaudière par un joint unique no, ce qui lui donne toute liberté de dilatation. Deux cornières en fer rivées, l'une sur la tête du vaporisateur, l'autre sur la tubulure qui rétrécit la calandre, servent à faire le joint à l'aide

(1) Dans le brevet primitif pris de concert par MM. Laurens, Thomas et Pérignon, brevet qui concernait aussi les locomobiles, le joint avait le diamètre de la calandre extérieure ; c'est encore ainsi qu'on le voit disposé sur les nombreuses locomobiles^ munies de cette chaudière ; pour celte application, il y a avantage à prendre aussi la. chaudière à joint réduit, puisqu'une locomobile de 20 chevaux, par exemple, n'aurait, guère que le joint d'une machine ancienne de 8 chevaux.

d'un boulonnage ; pour le rendre étanche, les contacts sont dressés et on interpose entre eux, soit une rondelle de caoutchouc, soit une baguette en cuivre doux, soit simplement de la filasse et du mastic rouge. Le joint n'étant pas exposé au feu ni au contact de la fumée ne fatigue pas plus que celui d'un cylindre à vapeur de même diamètre. Aussi, il y a peu d'exemples qu'il ait manqué, quoique ces chaudières, pour les usines, marchent à 6 ou 7 atmosphères, c eid sont deux dômes de vapeur qu'on met dans les grosses chaudières pour éviter les dénivellements de l'eau ; les tubulures dont ils sont munis latéralement servent à fixer le tuyau de dépôt de la vapeur. 11^76. La calandre ab est prolongée au delà du vaporisateur pour constituer une réserve d'eau à la température de la vapeur, afin d'obvier aux variations des pressions qui ont lieu dans les chaudières tubulaires à volume d'eau faible relativement à leur surface vaporisatrice. On ne saurait atteindre le même résultat par un réservoir de vapeur.

En efïet, 1 mètre cube de vapeur en réserve ne fournira que les 1000 litres de vapeur qu'il représente, tandis qu'un mètre cube d'eau dans la chaudière, à la température de celle-ci par conséquent, donnera instantanément, si la pression fort usitée de 6 atmosphères baisse de 1 atmosphère, 5,420 htres de vapeur, et 14,250 litres si l'abaissement de la pression était de 2 atmosphères ; cette limite est fort acceptable dans un grand nombre de circonstances. Dans ce dernier cas la température de la vapeur n'est descendue que de 159" à 144", soit de 15", dans le premier cas elle s'abaisserait seulement de 7°. La réserve d'eau, ce volant de la chaleur, est aussi nécessaire pour les moteurs que pour les chauffages et les évaporations. L'avantage de cette réserve d'eau sur la réserve de vapeur de même volume est donc dans le rapport de 14 à 1 ; ce qui explique les difficultés pratiques que présentent les chaudières tubulaires à faible volume d'eau, et les modifications incessantes qu'on y apporte.

1377. Pour opérer le nettoyage de la surface de chauffe de cette chaudière, il faut faire sortir, en partie seulement dans le plupart des cas, le vaporisateur. A cet eflet, deux rails fixés sur le fond de la calandre et sur lesquels repose la chambre ht, permettent de faire glisser le vaporisateur, simplement à bras pour les chaudières moyennes, et à l'aide d'un palan pour les grosses, aussitôt qu'on a défait le joint no.

Comme dans toutes les chaudières, c'est la partie chauffée, le foyer principalement, qui occasionne les réparations et les chôma-

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