CHAPITRE X. •— DISPOSITIONS DES GÉNÉRATEURS A VAPEUR
le faisceau tabulaire, mais les tubes ^, t^ qui le composent, sont courbés en syphon et mieux disposés ; ils font redescendre la fumée dans la caisse circulaire no formant soubassement, la fumée passe ensuite dans la cheminée pq. C'est donc une chaudière à retour qui donne de meilleurs résultats que la précédente ; les tubes étant coudés peuvent obéir, dans une certaine mesure, aux mouvements qui résultent de la dilatation ; mais on est obligé de les faire en cuivre rouge et de les baguer aux deux bouts. AB est la calandre extérieure ; mlik, le chaudron sur la paroi latérale duquel est rivée la tubulure GED, formant le gueulard du foyer ; cette tubulure est également rivée sur la calandre AB ; t,t les tubes-syphons en cuivre sont bagués dans la plaque annulaire hi, qui est fixée au chaudron ; il n'y a donc rien, et il ne peut rien y avoir d'amovible dans ce modèle du brevet originel de Chevalier.
Fig. 297 et 298.
Fig. 299 et 300.
J 41 2. Les figures 299 et 300 montrent l'amovibilité appliquée à une chaudière verticale. La calandre extérieure ou le vaporisateur peuvent être amovibles, suivant le dispositif adopté, dans ce modèle, par MM. Laurens et Thomas. C'est une chaudière à retour de flamme,
dans laquelle la première plaque lubulaire et les joints des tubes ne sont pas exposés au rayonnement de la grille. Ici, c'est la calandre évasée mnoo' qui est amovible. Le vaporisateur abcdef, placé verticalement, est muni de tubes en fer, qui ramènent, en retour, l'air brûlé dans la boîte à înmé^pq; il est à dilatation libre ; le soubassement hi lui est uni par un boulonnage avec la plaque tubulaire d'en bas ; il porte une bride en cornière pour recevoir une bride correspondante de la calandre mnoo' ; le joint se fait par boulons comme nous l'avons expliqué pour la chaudière horizontale du même type ; la chambre à fumée ef, de laquelle part la guirlande de tubes tt, est traversée par le bouilleur g ; le foyer est excentré, et la boîte à fumée pq n'a pas besoin de passer sous la porte du foyer, ce qui rend le dessous de la grille accessible au chauffeur ; la cheminée ss prend la fumée dans la boîte pq par une tubulure r qu'on peut munir d'un registre. La flamme n'entre pas de suite dans les tubes; le retour et la chambre à feu ef, en ralentissant son mouvement, favorisent la combustion des gaz et une répartition plus régulière de ceux-ci dans tous les tubes. La calandre extérieure mnno' est évasée afin d'obtenir une plus grande surface libre de l'eau et de faciliter la circulation de l'eau et de la vapeur ; l'alimentation a lieu dans le soubassement hi ; le tuyau v, qui passe dans l'eau de la chaudière et sort en x du soubassement, est la prise de vapeur. Un autre tuyau semblable v' sortant en ar' pourrait se terminer par une tubulure qui porterait les soupapes de sûreté, placées ainsi à la vue du chauffeur. Le tuyau V pourrait servir en même temps au même objet, si l'on divisait les deux soupapes; mais la pose de celles-ci sur la calotte de la calandre mobile n'est point un obstacle à la manœuvre de cette dernière, au cas où on ne voudrait pas poser les soupapes en xe,ix'.
1413. Si dans les figures 301 et 302 on suppose que les petits bouilleurs évasés m,n,o n'existent pas, on aura le modèle primitif de la chaudière non-tubulaire. Plus tard, afin d'aug- Fig. 301 et 302. meutcr la surface de chauffe, on a fait traverser le corps intérieur fghi par deux ou trois bouilleurs m, n,o, contenant l'eau comme la chaudière; ce système de
petits bouilleurs transversaux avait été appliqué en Angleterre par M. Galloway aux tubes intérieurs des chaudières du type Cornwall. Dans toutes ces chaudières, la cheminée X;/ passe partie dans l'eau, partie dans la vapeur ; cette dernière partie est sujette à se détériorer ; aussi a-t-on proposé de faire sortir la fumée par une tubulure latérale, restant sous l'eau et traversant la calandre abcd^ pour aboutir à la cheminée placée hors de la chaudière. Pour consolider le corps fghi, on le relie par des étrésillons à la calandre abcd. Les foyers de toutes les chaudières que nous venons de décrire sont munis de portes qu'on n'a pas représentées dans les figures.
1414. Les chaudières verticales, surtout quand elles ne sont pas à retour, ne donnent pas une aussi grande utihsalion que les chaudières horizontales, et on ne comprend leur emploi qu'au point de vue du moindre emplacement qu'elles exigent; ce qui, dans certaines circonstances, peut les faire préférer.