‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 117 sur 298 · LIVRE VIT · texte numérisé non relu

LIVRE VIT

VAPORISATION

On applique à des chaudières fixes, aussi bien qu'aux chaudières locomobiies, un système tubolaire vertical. Nous parlerons de ces installations spéciales lorsque nous nous occuperons des chaudières verticales.

1408. On s'est beaucoup occupé aussi de l'installation de machines à vapeur ou locomotives routières ; mais on n'a rien fait de particulier quant à leurs chaudières ; on en est resté aux modèles usités pour les locomobiies. Quant aux machines pour labourer, on les a munies des chaudières de locomotives.

1409. Chaudières verticales. — Il n'y a guère d'autres chaudières verticales, à foyer extérieur, que le modèle de bouillote de la figure 251 qui ne s'établit que sur des dimensions plus ou moins restreintes

et de plus quelques chaudières chauffées par les chaleurs perdues des fours à réchauffer ou à puddler. La généralité des chaudières verticales est à foyer intérieur. Elles sont toujours d'une assez faible puissance et portent, le plus souvent, le moteur de petite force qu'elles desservent. Celui-ci est appliqué, soit contre leur calandre, soit sur un bâtis en fonte qui encadre le tout. Elles sont tubulaires ou non tubulaires. 1410. La plus ancienne de ces chaudières est représentée figures 295 et 296, la coupe verticale passe par la porte du foyer, la coupe horizontale passe par le faisceau tubulaire. Celui-ci est formé de tubes n, n, implantés sur la calotte du chaudron fghi qui contient le foyer, et qui passent partie dans l'eau, partie dans la vapeur, de telle sorte qu'ils ne sont pas soumis sur toute leur longueur aux mêmes conditions de transmission de la chaleur. La partie qui se trouve dans la vapeur peut s'échaulTer et même rougir, si on pousse trop le feu, ce qui, en l'absence de toute liberté de dilatation, fatigue les tubes et leurs joints dans la plaque cd, inconvénient qui compense bien, et au delà, l'effet que peut produire cette disposition comme séchage de la vapeur. Plusieurs boulons, tels que o, o\ relient les deux fonds cd et hi. La flamme ou la fumée vont directement à la cheminée mn.

1411. Les figures 297 et 298 représentent le système de L. Chevalier (de Lyon). Le plafond des chaudières mlik reçoit bien encore

Fig. 295 et 200.

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