CHAPITRE XIII. — AMÉLIORATIONS DANS LES GÉNÉRATEURS
sible de réduire beaucoup leur poids, sans diminuer leur effet. On pourrait, en se servant de ces matières, employer aussi un enduit plastique, formé de terre ou de sable mêlé d'un peu de plâtre et de paille hachée ou de bourre. Il y a des enduits plastiques spéciaux qui peuvent servir pour les conduites de vapeur ; parmi ces derniers, on peut citer le ciment non conducteur de Spence, qui paraît être d'un bon emploi. On a aussi proposé le liège pour cet usage : ce corps paraît présenter l'inconvénient de perdre sa cohésion et de s'émietter, de se réduire en poussière sous l'influence de la chaleur des conduites.
1474. Quand les surfaces sont planes ou qu'elles appartiennent à des cylindres de grand rayon, les quantités de chaleur transmises sont à peu près en raison inverse des épaisseurs; dans tous les cas, on pourrait facilement calculer les quantités de chaleur transmises, au moyen des formules que nous avons données dans le livre YI.
1475. Il y a aussi, par la surface des fourneaux, une perte notable de chaleur, qu'on parviendrait difficilement à réduire au moyen d'enduits isolateurs. Une autre cause de perte est due à l'air qui passe à travers les joints des briques et les briques elles-mêmes quand les murs sont trop minces ; elle ne saurait être évitée d'une manière absolue par l'emploi d'un enduit extérieur, attendu que les inégalités de dilatation de la maçonnerie et de l'enduit produiraient toujours des fissures. Cette dernière cause de perte de chaleur, qui n'existe pas dans les générateurs à foyers et à circuits intérieurs, ne pourrait être supprimée que par une enveloppe métallique, séparée de la maçonnerie par un intervalle rempli d'une matière non conductrice et non combustible.
Ciénérateurs de bateaux.
1476. Pour les bateaux, les chaudières tubulaires sont maintenant, comme je l'ai déjà dit, préférées aux anciennes chaudières à carneaux, parce qu'elles pèsent moins, qu'elles tiennent moins de place, qu'elles permettent d'élever un peu plus la pression de la vapeur et d'obtenir un plus grand effet utile du combustible. On évite, en partie du moins, les incrustations par des extractions convenables. Mais il s'en forme encore, à la longue, aux extrémités de& tubes, où le mouvement de l'eau et de la vapeur éprouve plus de résistance que dans le reste de la chaudière. En outre, un peu de négligence de la part du chaulTeur pour eff'ectuer les extractions peut
compromettre la chaudière, en déterminant la formation d'une couche assez épaisse de dépôts qu'on ne peut enlever que par un travail long et pénible, ou par des moyens dangereux et qui nécessitent même quelquefois l'enlèvement des tubes et la démolition partielle de la chaudière ; l'emploi d'un foyer et d'un faisceau tubulaire amovible semble donc être un des plus grands perfectionnements qui paraissent pouvoir être faits aux chaudières marines.
1477. Il faut éviter les surfaces planes et cherchera les remplacer par des surfaces cylindriques, et, s'il est possible, par des cylindres à section circulaire, qui, comme dans les chaudières de Cornwall, offrent une grande soUdité.
Pour les machines de bateaux, encore plus que pour les machines fixes, il serait important de dessécher la vapeur; car il paraît que l'entraînement de l'eau se produit plus facilement, surtout à l'embouchure des rivières, quand les eaux sont bourbeuses ; et cette eau entraînée, en opposant de très-grandes résistances aux mouvements des pistons, a produit quelquefois de graves accidents, la rupture des cylindres ou des tiges. Un fait remarquable, et qui mérite d'être signalé, c'est que ces entraînements d'eau se manifestent principalement dans les chaudières neuves, et disparaissent quelquefois lorsque leurs surfaces intérieures sont couvertes d'une légère couche d'incrustations.
On pourrait aussi produire un tirage mécanique, comme pour les générateurs fixes ; il en résulterait une économie notable de combustible, parce qu'on pourrait refroidir complètement l'air brûlé (S73).
Si les générateurs étaient à haute pression, à 4 ou 5 atmosphères, l'eau d'alimentation pourrait être chauffée en parcourant un cyUndre d'un assez grand diamètre, disposé comme les réchauffeurs des générateurs fixes, dans lequel les dépôts s'effectueraient presque en totahté, si le cylindre avait un grand diamètre, et que la vitesse de l'eau y fût très-petite.
Ciénérateurs des locomotiTes.
1478, Ces générateurs sont disposés d'une manière si avantageuse pour le service, qu'il est peu probable qu'ils éprouvent de grands changements dans leur disposition. Mais ils me paraissent suscepti-
'bles de plusieurs améliorations dans les détails.
D'abord, il n'est pas douteux qu'on ne parvienne à leur faire produire un plus grand effet utile, en augmentant l'étendue de la surface