‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 14 sur 298 · CHAPITRE I. — DES GÉNÉRATEURS DE VAPEUR EN GÉNÉRAL · texte numérisé non relu

CHAPITRE I. — DES GÉNÉRATEURS DE VAPEUR EN GÉNÉRAL

(lu forage et du poinçonnage, mais à un degré moindre. La per apparente produite par le poinçonnage serait d'environ 12 p. 100 et se trouve sensiblement supprimée en enlevant au foret, autour du trou poinçonné, une zone de 2 millimètres de largeur. Il paraît donc que dans le cas du fer l'effet produit, quoique moindre, s'étend plus loin que pour l'acier. Pour le fer, comme pour l'acier, le recuit au rouge-cerise fait disparaître les effets du poinçonnage.

Pour le fer donc aussi, le forage serait à préférer au poinçonnage. On obtiendrait d'ailleurs ainsi plus de précision dans la répartition des trous, ce qui donnerait un rivetage plus régulier et meilleur.

Il est bien certain qu'on affaiblit la tôle de fer par les procédés ordinaires de Iq chaudronnerie et que, dans le cas du façonnage des pièces compliquées, on devrait opérer par grandes surfaces. C'est ainsi qu'on est parvenu à exécuter avec des tôles ordinaires des fonds de chaudière en les portant à la température convenable et les emboutissant d'une seule pièce, tandis qu'en opérant par parties, on les manque souvent et l'on arrive rarement à trouver les tôles assez bonnes. 1060. Doit-on river les tôles d'acier avec des rivets d'acier ou au avec des rivets de fer? Ce que nous avons dit des inconvénients résultant des actions exercées par chocs immodérés dans le travail tle la tôle d'acier, indique suffisamment les difficultés que présente le rivetage en acier. Cette opération produirait sur les rivets d'acier les effets signalés pour la tôle. Une machine à river qui agirait par pression hydraulique sur les rivets d'acier chauffés au rouge-cerise, éviterait probablement les inconvénients inhérents aux modes usités. On est donc conduit à ne pas les préférer pour le moment aux rivets en fer; ceux-ci offriront plus de sécurité en apportant toutefois à l'opération du rivetage et du parage les précautions qui éviteront les mauvais effets précédemment constatés.

Les rivets d'une chaudière, dans l'état normal, résistent à la traction ; de plus ils doivent offrir à la rupture transversale une résistance égale à celle des tôles qu'ils rapprochent. En réglant leur diamètre d'après cette base, on peut dire que les rivets pour une tôle d'acier déterminée seraient ceux qui conviennent à la tôle de fer à laquelle elle est substituée. La rivure à deux rangs, en quinconce, s'impose dès que les rivets deviennent trop gros.

Les grosseurs de rivets généralement admises sont pour les tôles de fer :

Épaisseur des tôles...

gmm

Qinm

IQmm

1 {mm

Diamètre des rivets. . .

1061. Jusqu'à ce jour la chaudronnerie en tôle d'acier ne s'est pas répandue en France ni en Belgique : les mécomptes éprouvés au début, les inégalités de qualité de la matière, et le prix élevé du produit que ne compensait pas la diminution d'épaisseur et par suite de poids, résultant de l'emploi de l'acier, en ont été les causes. D'un autre côté, nos tôles de fer ordinaires sont généralement meilleures que les similaires d'Angleterre et de Belgique.

Les mêmes causes ne paraissent pas s'être rencontrées en Angleterre et en Allemagne, puisqu'on trouve en ces pays un assez grand nombre de chaudières en tôle d'acier.

L'abaissement actuel du prix de ces tôles en permettrait sans doute l'emploi, mais il règne toujours à leur égard une certaine méfiance ; les produits ne sont pas constamment de qualité égale. Un autre motif d'hésitation provient de la nécessité pour les ateliers de chaudronnerie de modifier leur outillage et de former le personnel à d'autres procédés de travail.

Les chaudières en tôle d'acier, qui existent dans les usines, se sont bien comportées, et il n'y a pas de raisons pour qu'elles résistent moins bien au feu que celles de fer. Elles n'ont pas présenté les ampoules et les défauts de soudure qui se manifestent assez souvent dans les tôles de fer ordinaires, quand elles sont fortement chauffées.

1062. Le cuivre présente une résistance à la rupture qui est égale à 25 kilogrammes par millimètre carré, sa résistance est donc moindre que celle du fer ; sous l'influence de la chaleur sa résistance diminue rapidement. Des expériences faites par l'Institut de Franklin en Amérique ont fourni pour la valeur de la résistance aux différentes températures les nombres suivants :

Tipératures.

Diminution de résistance.

On voit que le cuivre perd environ 6 p. 100 de sa résistance à la température d'ébullition, 12 à IS p. 100 à la température de l'eau des chaudières à vapeur et toute sa résistance vers 700% quoiqu'il ne fonde que vers 1150".

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