‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 164 sur 298 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

Ëvaporation d'un liquide chaud, par un courant d'air forcé froid

ou chaud.

1592. Dans ce mode d'évaporation, on peut employer deux méthodes différentes : on peut faire passer l'air en lames minces sur le liquide, ou bien en très -petites bulles à travers le liquide; et, dans l'un et l'autre cas, on peut chauffer le liquide ou l'air, ou tous les deux.

1593. La disposition la plus simple pour évaporer un liquide chaud par un courant d'air forcé froid, est représentée dans les figures 349

Fig. 349.

b'ig. 350.

et 350. AA est une chaudière rectangulaire, fermée à la partie supérieure et latéralement par des planches ou des plaques métalliques, l'espace compris enire le niveau du liquide et la plaque supérieure

est ouvert en avant et communique par l'extrémité opposée avec une large cheminée ; le foyer chauffe directement la partie inférieure de la chaudière par rayonnement, et les parois latérales par le courant de fumée qui se rend ensuite par un tuyau de tôle dans la cheminée d'appel. Entre le niveau du liquide et la paroi supérieure de l'encaissement, se trouvent deux systèmes de toiles parallèles, de métal ou de chanvre, tendues et très-voisines les unes des autres ; ces deux systèmes de toiles sont fixés aux deux extrémités d'un balancier extérieur, de manière que, lorsque l'un est au-dessus du niveau, l'autre plonge dans le liquide. Par cette disposition, l'air est obligé de passer entre des lames mouillées très-rapprochées, et dont on renouvelle le liquide aussi souvent que cela est nécessaire. Cet appareil, peu pratique, n'est pas employé.

1594. On a proposé, dans le même but, d'employer une chaudière cylindrique horizontale, communiquant par la partie supérieure de l'un des fonds avec l'air, par la partie supérieure de l'autre avec une cheminée et renfermant un serpentin de même axe que la chaudière, animé d'un mouvement de rotation, plongeant par sa partie inférieure dans le liquide à évaporer et parcouru par un courant de vapeur à haute pression. Dans cette disposition, le liquide de la chaudière et celui qui mouille les surfaces du serpentin sont en ébuUition, et l'appareil ne sert réellement qu'à évacuer les vapeurs ; il ne rentrerait dans le cas que nous considérons qu'autant que la vapeur n'échaufferait le liquide qu'à une température inférieure à son ébullition ; mais alors l'appareil que je viens de décrire serait bien préférable, à cause de sa simplicité.

1593. Les figures 351 et 332 représentent une disposition analogue à cette dernière. La figure 351 est une coupe verticale de l'appareil dans le sens de la longueur, et la seconde une coupe suivant le plan XY. Les nappes mouillées sont placées autour d'un axe qui est animé d'un mouvement de rotation continu ; le mouvement de l'air est produit par un ventilateur, et la chaleur de la fumée, en sortant du foyer, est employée à chauffer l'air poussé par le ventilateur. A, foyer ;B, carneau à l'extrémité duquel la fumée se divise pour chauffer simultanément les deux faces de la chaudière ; D, caisse renfermant un grand nombre de tubes horizontaux, à travers lesquels s'échappe l'air lancé par le ventilateur E; la fumée circule autour des tuyaux pour se rendre dans la cheminée F ; G, chaudière dans laquelle plongent des toiles fixées autour de l'axe métallique HH, de manière à former plusieurs surfaces prismatiques concentriques ; I,

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