CHAP. IV. — ÉVAP. D'UN LIQUIDE CHAUD PAR U^ COUR. D'AIR FORCÉ
cheminée d'écoulement de l'air chargé de vapeurs. Le ventilateur et la pouHe K sont mis en mouvement par un moteur quelconque.
On a employé, aux colonies, des chaudières de ce genre, mais sans soufflage ; c'est l'air appelé par le tirage du foyer qui circulait dans la chaudière autour de la cage mobile ; celle-ci se composait de baguettes en bois fixées sur trois ou quatre cercles posés sur l'arbre de rotation.
Fig. 351.
Fig. 352.
On pourrait aussi placer sur l'axe de rotation, et perpendiculairement à sa direction, des toiles métalliques circulaires à mailles trèslarges, que le mouvement imprégnerait sans cesse de nouveau liquide, et que le courant d'air serait obligé de traverser ; mais ce courant éprouverait plus de résistance, et le contact de l'air et du liquide n'aurait lieu que sur une plus petite étendue.
1596. Dans la disposition précédente, il serait plus avantageux, pour la facilité du nettoyage des toiles métalliques, d'employer les toiles planes et parallèles indiquées (1593). Il serait aussi préférable de placer les tubes de chauffage de l'air dans une enveloppe cylindrique verticale ; les tubes s'ouvriraient à chaque extrémité dans une caisse ; celle d'en bas recevrait l'air du ventilateur, et celle d'en haut verserait l'air chaud dans la chaudière ; la fumée arriverait autour des tubes par la partie supérieure et s'écoulerait dans la cheminée parla partie inférieure : on utiliserait ainsi beaucoup mieux la chaleur des gaz.
Au moyen de ces appareils, on peut évaporer rapidement un liquide par un courant d'air à une température donnée, en chauffant seulement le liquide ou l'air, ou tous les deux. Ces dispositions seraient
bien préférables à celle dont nous avons parlé (1572). Elles seraient surtout applicables à la concentration des sucs qui ne peuvent pas, sans altération, ou au moins sans perdre de leur arôme, supporter une température élevée.
1597. La figure 353 représente la disposition d'un autre appareil d'évaporation à courant d'air. A est un vase cylindrique vertical
fermé par les deux bouts, dans lequel on peut introduire de la vapeur par le tuyau a; b est un tube pour l'évacuation de l'air, et c le tuyau de retour d'eau; le vase est recouvert extérieurement de toiles métalliques. Le liquide à évaporer est amené d'une manière continue par le tube d; il arrive dans un vase e, percé sur le fond de très-petits trous, et dans lequel restent les matières que le liquide pouvait tenir en suspension ; de là il tombe dans un vase garni d'orifices à sa circonférence, et qui le distribue uniformément sur la toile métallique; le liquide concentré se réunit dans la rigole annulaire ^^ç', d'où il s'écoule par le tube h. Le cylindre A est environné du cylindre B d'un plus grand diamètre et beaucoup plus haut, par le bas duquel entre le courant d'air, poussé par un ventilateur ou aspiré simplement par l'effet de la chaleur. La gouttière annulaire kk reçoit l'eau qui se condense contre la surface intérieure du cylindre enveloppant. Cette disposition, imaginée pour la concentration des sirops par la vapeur perdue des machines, n'a été que rarement employée ; elle a plusieurs graves inconvénients, et notamment celui de ne pas permettre de nettoyer facilement la toile métallique. 11 est évident qne, si la vapeur qui arrive dans le cylindre A était à haute pression, l'appareil ne servirait qu'à évacuer les vapeurs.
1S98. Appareils de concentration par Vair chaud introduit dans le liquide. — Ce mode d'évaporation, proposé, en 1812, par Parmentier, se trouve décrit dans un ouvrage intitulé : Nouvel Aperçu des résultats obtenus de la fabrication des sirops et cojiserves de raisins dans le cours de r année 1812. Cet appareil consistait en un soufflet de forge, dont la tuyère communiquait avec un vase lenticu-
Fig. 353.