‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 166 sur 298 · GHAF. IV. — ÉVAP. D'UN LIQUIDE CHAUD PAR UN COUR. D'AIR FORCÉ · texte numérisé non relu

GHAF. IV. — ÉVAP. D'UN LIQUIDE CHAUD PAR UN COUR. D'AIR FORCÉ

laire percé d'un grand nombre de petits trous et plongé dans le liquide à évaporer. Depuis, plusieurs personnes ont pris des brevets d'invention pour le môme sujet ; un de ceux qui ont été appliqués est celui de M. Brame-Chevalier. Le principe de l'appareil est représenté figure 354. AA' est un générateur à vapeur; il renferme un

Fig. 354.

serpentin BB' communiquant par une extrémité avec un soufflet C, et par l'autre avec l'espace qui se trouve au-dessous d'un plateau horizontal percé d'un grand nombre de petits trous et placé dans la chaudière de concentration D, à une petite distance du fond. Le générateur fournit de la vapeur à une grille EE' plongée dans le sirop, et qui est destinée à en élever la température. Voici le résultat d'une expérience rapportée par M, Brame-Chevalier. La chaudière de cuite ayant été chargée de 50 kilogrammes de sirop clarifié à 36° du pèse-sirop,

la pression de la vapeur étant de 1 atm. -, l'opération, par l'action

seule de la vapeur, a été terminée en 56' ; la température du sirop était de 85° au commencement, et de 93° à la fin. Dans une autre expérience, dans laquelle on a fait passer de l'air à travers le sirop l'opération a été terminée en 28', et la température du sirop a varié de 70° à 72°.

M. Brame-Chevalier a monté sur une grande échelle des appareils destinés aux raffineries de sucre et aux fabriques de sucre de betterave. Ces appareils se composaient d'une machine soufflante destinée à comprimer l'air, d'un appareil pour le chauffer, et des chaudières de cuite, dont le sirop était chauffé à la vapeur et traversé par l'air chaud qu'on y injectait. Les appareils de M. Brame-Chevalier, quoique très-bien disposés et très-bien exécutés, on* complètement dis-

paru de l'industrie, parce qu'ils sont trop compliqués et d'un prix trop élevé, qu'ils consomment plus de combustible que les appareils qui évaporent dans le vide, et enfin parce que le sirop, à cause de sa viscosité, relient une grande quantité d'air qui nuit à la cristallisation.

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