‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 176 sur 298 · CHAPITRE VI. — ÉVAPORATION PAR LA VAPEUR · texte numérisé non relu

CHAPITRE VI. — ÉVAPORATION PAR LA VAPEUR

conduisant mal la chaleur ; mais il faudrait reconnaître par expérience l'influence que pourrait avoir, sur la qualité du produit, le renouvellement rapide de l'air, et vérifier s'il ne se produirait pas un phénomène analogue à celui qui a été constaté en faisant passer l'air à travers le liquide (1S98), et, en outre, s'il n'y aurait pas beaucoup d'eau entraînée mécaniquement.

1630. Cône évaporatoire de M. Lambeck. — Cet appareil, représenté en coupe verticale [fig. 365), se compose de deux troncs de cône verticaux, concentriques, AA, BB, de 4 à 5 nxètres de hauteur ; l'espace annulaire qui les sépare est fermé en haut et en bas, et rempli de vapeur venant d'une chaudière ou d'une machine sans condensation. Le cône intérieur est garni de neuf cônes tronqués d, dentelés à leur partie inférieure et fixés sur une seule tige CC, qui permet de les enlever tous à la fois pour les nettoyer. Le cône extérieur est également garni de neuf cônes tronqués e, disposés en sens inverse des premiers, et dont la surface est dentelée à la partie supérieure. Le liquide à évaporer est fourni par un réservoir F, dont le niveau est maintenu constant au moyen d'un robinet à flotteur «; il est de là conduit par le tuyau E dans le vase D, qui le distribue sur la surface du cône intérieur au moyen d'un grand nombre d'ouverture, et par le tuyau G dans le vase annulaire H, qui le répand sur le cône extérieur. Ce dernier vase H est garni d'un grand nombre de robinets r, r', pour régulariser l'écoulement sur la surface du cône, ou seulement d'une ouverture annulaire dentelée. Les deux robinets Z> et c règlent la distribution du liquide dans les deux vases D et H ; ils sont solidaires et manœuvres par deux tiges /et/' fixées aux extrémités d'une aiguille mobile sur le cadran L. Le liquide .se trouve uniformément réparti, au moyen des deux séries de cônes d et e, sur les surfaces intérieure et extérieure qu'échauffe la vapeur; et s'il n'était pas maintenu en ébullition, l'activité de l'évaporation serait augmentée par le mouvement ascensionnel du mélange d'air et de vapeurs. Le liquide concentré sur la surface extérieure est reçu dans le vase M qui le conduit, par le tube 0 et le canal I, dans le réservoir K, où arrive aussi le liquide concentré par la surface intérieure.

Cet appareil, basé sur le même principe que celui décrit n» 1597, a été étabU dans plusieurs fabriques de sucre ; il produit beaucoup d'effet; mais on n'a pas mesuré la quantité de vapeur condensée dans l'intervalle des deux cônes qui transmettent la chaleur ; et c'est le rapport de cette quantité de vapeur à celle qui a disparu par l'éva-

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poralion qui aurait été la mesure de l'effet utile produit ; je suis convaincu que, si ces expériences avaient été faites, on aurait trouvé une grande différence entre les quantités de vapeur condensées sur

Fig. 365.

les faces intérieures et celles que produisent les faces extérieures, et que les mêmes surfaces de chauffe, en double fond ou en serpentin comme dans les dispositions ordinaires, produisent beaucoup plus d'effet utile. Aussi ne convient-il que pour utiliser des vapeurs à basse pression.

1631. Une autre disposition pour la concentration des dissolutions sucrées a été présentée à l'Exposition universelle de 185S. Cet appareil se compose d'un cylindre vertical en cuivre, ouvert par les deux bouts, de 3 mètres de hauteur et O'^.SO de diamètre, renfermant un

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