‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 191 sur 298 · CHAPITRE VIII. — APPAREILS A EFFETS MULTIPLES · texte numérisé non relu

CHAPITRE VIII. — APPAREILS A EFFETS MULTIPLES

1656. Dans les premières dispositions adoptées par M. Pecqueur en 1829, cet ingénieur employait des appareils analogues à ceux dont il est parlé n° 1625, afin de laisser aux tubes la liberté de changer de forme et de longueur sans que les joints fussent altérés.

Dans son brevet de 1834, l'appareil est disposé comme l'indique la figure 379. L'ensemble des vases évaporatoires forme un cylindre vertical ouvert à la partie supérieure, divisé, par des plaques transversales en cuivre, un peu bombées en dessus, en quatre chambres intérieures A, B, C, D, formant autant de chaudières partielles; celle du bas est chauffée par de la vapeur qui circule dans un double fond ; des tuyaux garnis de robinets établissent des communications d'une chaudière à la suivante, et permettent de les remplir par celle du bas au moyen de la pression de la vapeur, ou par celle du haut par le seul poids du liquide; des robinets de décharge non indiqués dans la figure, excepté pour la première, permettent de les vider. Au-dessous du fond de chacune, se trouve une plaque de cuivre mince, ayant la forme d'une surface de révolution , fixée contre les

bords du cylindre, s'abaissant progressivement au delà et se relevant au miheu de manière à s'approcher très-près du fond de la chaudière supérieure, point où elle est percée d'un orifice ; de petits tubes en cuivre viennent aboutir très-près de la partie la plus basse de ces plaques, et se prolongent en dehors, où ils sont garnis de robinets qui communiquent avec l'espace où le vide se produit. Si l'on suppose les quatre chambres A, B, C, D, pleines du hquide à concentrer, le vase supérieur E plein d'eau, le vide établi, et qu'on fasse arriver de la vapeur dans le double fond du vase A, l'ébullition se manifestera bientôt. Les vapeurs viendront se condenser sur le fond du vase B ; et l'eau provenant de cette condensation se réunira dans les parties basses du double fond; le liquide de B entrera en ébuUition, et les mêmes phénomènes se produiront successivement dans C et D ; et, après un certain temps, les liquides des vases L, B, C, D se trouveront en pleine ébullition, mais à des températures décroissantes. Cet appareil, bien disposé sous le rapport des

Fig. 379.

principes, laisse beaucoup à désirer sous le rapport des détails. Son principal inconvénient est de ne pas présenter assez de surface de condensation.

1657. M. Pecqueur a proposé depuis, en 1849, un appareil d'une autre disposition, représenté en coupe verticale dans la figure 380. Pour ne pas trop augmenter les dimensions de la figure, j'ai supprimé le second condenseur, qui est identique au premier, et le dernier, qui ne diffère des précédents que par l'absence de la coupole, attendu que le liquide qu'il renferme, et qui est toujours de l'eau pure, est soumis à la pression de l'atmosphère. Yoici la description de l'appareil prise dans le brevet.

« Le générateur se compose d'un cylindre A, monté sur une semelle en fonte aa ; d'une cloche D, dont le sommet est percé de trous où sont ajustés des bouilleurs rf, </, d, d, lesquels sont fermés en bas et ouverts en haut ; du couvercle E, d'une cheminée ee', d'un cendrier F, d'un foyer G; de deux cloisons g, g' ,g" enterre réfractaire, pour obUger la flamme à lécher les surfaces de la cloche et des bouilleurs avant de se rendre à la "cheminée ; d'un flotteur /, d'une soupape /', d'un tuyau /". Le flotteur, la soupape et le tuyau ser-

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