‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 213 sur 298 · CHAPITKE IV. — SÉCHAGE PAR LA CHALEUR · texte numérisé non relu

CHAPITKE IV. — SÉCHAGE PAR LA CHALEUR

l>arle tuyau 0 à une température de 130° environ, les tuyaux de l'espace C chauffés de manière à émettre sensiblement la même quantité de chaleur que le calorifère, les orifices c',d ei m' ouverts ; l'air chaud descendra dans la chambre A, le mélange d'air et de vapeurs s'écoulera dans la cheminée par les orifices m', à une température comprise entre 50 et 60°, avec un effet utile compris entre 0,75 et 0,80. Quand la température dépassera celte limite, l'air cessera

Fig. 391.

d'être saturé ; alors il faudra chauffer les tuyaux de l'intervalle 1), et faire sortir l'air par les orifices ?i' en ouvrant les orifices «', b, n' et fermant les autres communications avec la cheminée d'appel. Lorsque les matières de A et A' seront sèches, on interceptera la communication de A' avec B, on arrêtera l'écoulement de l'air chaud par le tuyau 0, on le fera arriver par le tuyau 0', on continuera à chauffer les tuyaux de D, et on fera sortir l'air par les orifices ?<, Les matières sèches de A et A' ayant été enlevées et remplacées, on conservera le même mode de circulation jusqu'à ce que l'air ait dépassé la limite de température correspondant à la saturation ; alors on chauffera les tuyaux de C, et on fera écouler l'air par les orifices m, et ainsi de suite. Si chacune des deux chambres était divisée en 3, 4, 5 parties égales, et si les séparations renfermaient des] appareils de chauffage identiques, il est évident que tout se passerai! comme si l'air chaud arrivait à des teinpératures de 450", 600° 750°, etc., et par suite les effets utiles s'élèveraient de 0,80 à 0,90. 11 y aurait en réalité peu d'avantage à augmenter le nombre des

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appareils de chauffage intérieur, et la disposition de la figure 391me paraît plus avantageuse à cause de sa simplicité.

ISéchag^e par le cliauflTage direct.

1726. Les séchoirs de cette espèce sont formés d'une chambre close, renfermant un calorifère placé à la partie inférieure et une ou •plusieurs ouvertures fermées par des soupapes légères. La chaleur produit d'abord une dilatation de l'air et une formation de vapeurs ; l'accroissement de pression qui en résulte ouvre les soupapes pour donner issue au mélange d'air et de vapeur ; après un temps plus ou moins long, les matières atteignent une température de 100°, et les vapeurs qui se forment se dégagent naturellement par les orifices. Lorsqu'il n'y a plus de dégagement sensible de vapeurs, les matières sont sèches, et on procède à leur enlèvement. En supposant que les matières à sécher soient disposées de manière que l'air et la vapeur puissent facilement circuler, et que les surfaces de chauffe soient à la partie inférieure, ce mode de séchage est plus avantageux que le séchage par l'air chaud, et d'autant plus que, par cette dernière méthode, le mélange d'air et de vapeurs est abandonné à une plus basse température.

1727. Il est évident que, lorsque les matières à sécher peuvent supporter une température supérieure à 100°, et qu'on veut sécher par l'air chaud, de manière que le mélange sorte à une température élevée voisine de 80°, pour obtenir un grand effet utile il est bien préférable d'opérer en vase clos, par la chaleur seule ; les appareils sont beaucoup plus simples, et on obtient un effet utile plus considérable.

1728. Il est important de remarquer que, dans tous les modes de séchage à l'air chaud ou par la chaleur seule, le mélange d'air et de vapeur, qui s'échappe à une température plus ou moins élevée, renferme presque toute la chaleur employée, et qu'on peut faire passer toute cette chaleur dans de l'air qu'on échaufferait à la même température, et qui pourrait ensuite être utilisé pour une dessiccation particulière ou pour d'autres objets.

1729. On pourrait aussi produire le séchage, en employant plusieurs fois de suite la chaleur de la vapeur, comme pour la distillation et révaporation. Le séchage devrait évidemment avoir lieu en vase clos ; les séchoirs seraient disposés comme les appareils d'évaporation à effets multiples ; les pressions intérieures des vases

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