‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 226 sur 298 · DISPOSITIONS DES SECHOIRS A AIR CHAUD · texte numérisé non relu

DISPOSITIONS DES SECHOIRS A AIR CHAUD

instantanément l'eau qui reste adhérente à l'intérieur des fùls après leur lavage, sans échaulïer le bois lui-même, et par extension il a servi à résoudre le problème du dégoudronnage des tonneaux à bière. L'appareil se compose [fig. 404) d'un foyer cylindrique A en terre réfractaire, portant une grille à la partie inférieure et fermé par un couvercle hermétique en fonte B. Les produits de la combustion suivent à la sortie du foyer le parcours CFNH; le tuyau C traverse une boîte L dans laquelle arrive de la vapeur par le tuyau e, cette vapeur se dessèche dans cette boîte et suit ensuite le tuyau X pour sortir par un orifice placé dans Taxe du tuyau FH ; cet orifice a un millimètre de diamètre, et le jet de vapeur qui s'en échappe détermine un tirage actif dans le. tuyau FH et par suite dans le foyer, les gaz

Fig. 404.

«'écoulent dans le tuyau FH à une vitesse de 50 mètres par seconde ; l'extrémité N du tuyau est percée d'orifices par lesquels s'échappe le mélange de gaz et de vapeurs à une très-haute température ; c'est sur cet ajutage N que s'enfile la bonde du tonneau ; celui-ci se trouve desséché si rapidement par l'arrivée des gaz chauds, que le bois qui forme la paroi du tonneau n'a pas le temps de s'échautTer sensiblement.

Cet appareil forme un chalumeau dont le diamètre peut atteindre 6 centimètres et qui peut recevoir un grand nombre d'applications, toutes les fois, par exemple, qu'il s'agira d'obtenir de hautes températures localisées.

1755. Conditionnement des soifis. — Dans le langage de l'industrie, conditionner nnQmhimve. textile, c'est déterminer la quantité

d'eau qu'elle contient. Cette opération est évidemment d'autant plus importante que la matière est d'un prix plus élevé. Elle s'exécute partout sur la soie, en desséchant complètement un certain nombre d'échantillons. C'est à M. Talabot qu'on doit les premiers bons appareils de conditionnement. Ils consistaient en deux cylindres concentriques en tôle, dont l'intervalle était constamment rempli de vapeur

d'eau. L'échantillon était suspendu au centre du cylindre intérieur, aune balance très-sensible , et la partie supérieure était fermée par un couvercle ; la matière à sécher, chauffée par le rayonnement de la surface intérieure et par les courants qui s'établissaient dans le cylindre , finissait par atteindre une température un peu supérieure à 100°, et la vapeur produite s'échappait par une fente étroite, ménagée dans le couvercle. L'opération était terminée quand la balance, remise de temps en temps en équilibre par la suppression de poids, finissait par y demeurer d'une manière constante ; ce qui indiquait évidemment que le corps ne perdait plus d'eau. Cet appareil a été modifié par M. Persoz : la vapeur est remplacée par l'air chaud, qui circule d'abord entre les deux enveloppes, et parcourt ensuite le cylindre intérieur de haut en bas. La dessiccation est ainsi rendue plus rapide, parce que la surface du cylindre intérieur est portée à une plus haute tempé-

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