‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 252 sur 298 · SÉCHAGE DES MATIÈRES PULVÉRULENTES · texte numérisé non relu

SÉCHAGE DES MATIÈRES PULVÉRULENTES

1850. La ligure 423 représente la disposition d'une louraille continue, construite dans une grande brasserie de Louvain par M. Lacambre, ingénieur distingué, et auteur bien connu par ses travaux sur la fabrication de la bière et la distillation. L'orge est séchée sur des cadres en fer inclinés A,A..., garnis de toiles métalliques, mobiles autour de leurs centres, auxquels la tige verticale BB imprime des secousses continues qui font tomber l'orge, successivement d'un cadre sur l'autre ; chaque châssis I dépasse le précédent de ()'",! 2. L'orge est amenée d'une manière continue à l'extrémité la plus élevée des deux châssis supérieurs par des tuyaux C. DD est un plancher sur lequel l'orge tombe après sa dessiccation. L'espace E est occupé par les calorifères; l'espace voisin par un tarare destiné à nettoyer l'orge desséchée.

Les deux calorifères ont ensemble 100 mètres carrés de surface de chaulîe ; on y brûle 450 kilogrammes de houille en 12 heures, et on sèche 50 hectolitres de malt, renfermant chacun de 27 à 36 kilogrammes

d'eau. Chaque kilogramme de combustible évapore donc de l",? à 2", 2 d'eau. D'après M. Lacambre, pour dessécher 100 hectolitres de malt, on consommait de 1100 à 1200 kilogrammes de houille dans les anciennes tourailles à 2 étages, et seulement 900 dans l'appareil que nous venons de décrire .

1821. Dans ces différents modes de dessiccation, la chaleur est fort mal employée, car on n'utilise qu'une très-petite partie de celle que produit la combustion; en outre, les appareils me semblent difficiles à conduire et à diriger, de manière à graduer le séchage et à atteindre à la fin la température déterminée par la nature de la bière qu'on veut produire. On arriverait certainement à de meilleurs résultats en opérant la dessiccation dans des vases de quelques mètres carrés de section, à double fond, le fond supérieur étant formé d'une toile métallique serrée, et l'intervalle des deux fonds recevant un courant d'air chaud lancé par un ventilateur, courant dont on pourrait à volonté régler la vitesse et la température. Cette disposition permettrait de faire varier l'épaisseur de la couche de matière.

Fig. 423.

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