‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 268 sur 298 · CHAPITRE V Chauffage de l'air par la vapeur · texte numérisé non relu

CHAPITRE V Chauffage de l'air par la vapeur

1925. Les appareils de chautîage à vapeur consistent toujours, 1" en un générateur de vapeur avec tous ses accessoires ; 2" en tuyaux qui conduisent la vapeur dans les capacités où elle doit être condensée : 3° en appareils de condensation ; 4" en tuyaux destinés à ramener à la chaudière l'eau qui provient de la condensation de la vapeur ou à l'évacuer au dehors. Dans le livre VII, nous avons donné tous les détails nécessaires sur la disposition des chandièresà vapeur, et, par

conséquent, nous n'avons rien à dire sur cet objet ; mais nous examinerons avec soin toutes les autres parties dont se compose un chaufTago à vapeur.

1926. Ordinairement, les grands chaulîages à vapeur ont lieu par des tuyaux parcourus par la vapeur et placés dans les salles qui doivent être échautrées ; plus rarement la vapeur se condense dans des vases de différentes formes également placés dans l'intérieur des pièces; enfin, dans quelques circonstances, la vapeur est employée à chauffer l'air de ventilation. Nous nous occuperons successivement de ces trois espèces d'appareils.

1927. Tuyaux de conduite de vapeur. — Les tuyaux qui sont destinés à conduire la vapeur de la chaudière aux appareils de condensation, doivent être disposés de manière à n'occasionner euxmêmes qu'une faible condensation ; on ne peut cependant employer que des métaux dans leur construction ; mais on les recouvre de matières qui transmettent difficilement la chaleur.

Différents moyens ont été proposés pour préserver les tuyaux du refroidissement, nous avons indiqué n" 1473 les principaux d'entre eux. Le moyen qui nous paraît le plus efficace consiste à placer, quand on le peut, les tuyaux dans des caisses renfermant une matière peu conductrice.

1928. Il faut éviter de donner aux tuyaux de conduite, sur une ou plusieurs parties de leur trajet, la forme d'un siphon renversé, parce que l'eau résultant de la vapeur condensée s'y accumulerait, et produirait une pression qui pourrait avoir des inconvénients. Dans le cas où l'on serait obligé d'employer cette forme, il faudrait prendre des dispositions pour enlever l'eau qui pourrait s'y accumuler.

1929. Le diamètre des tuyaux de conduite peut être déterminé au moyen des formules que nous avons données dans lehvre II. La formule (464) donne la vitesse d'écoulement en supposant que la vapeur conserve la densité qu'elle avait dans le générateur, vitesse d'où l'on peut déduire le poids de vapeur écoulée, en faisant abstraction de la chaleur perdue dans le trajet. Mais la vapeur éprouve dans le chemin une détente qui augmente sa vitesse réelle ; on ne s'écartera pas beaucoup de la vérité en supposant que la détente soit complète, c'est-à-dire qu'à l'extrémité de la conduite la tension de la vapeur soit égale à celle de l'espace dans lequel elle se rend.

1930. Les tuyaux de conduite de vapeur et les tuyaux de condensation sont en fer ou en cuivre pour les petits tuyaux, et en fonte

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