CHAPITRE V.— CHAUFFAGE DE L'AIR PAR LA VAPEUR
Fig. 500.
pape C ferme l'extrémité du tube B quand ce tube est plein de vapeur ; lorsque l'eau s'y accumule, sa température s'abaisse, il se contracte et son extrémité ne repose plus sur la soupape : il en résulte une issue par laquelle l'eau s'écoule lentement, mais le tube se réchauffant par la présence de la vapeur, l'allongement se produit de nouveau, et ainsi de suite. Cet appareil présente évidemment cet inconvénient, que la dilatation et la contraction successives du tube amènent bientôt un changement de longueur de ce tube; il est vrai qu'on peut remonter la soupape au moyen de la manivelle H, ce qui permet de régler l'écoulement ; mais le changement de longueur du tube doit être aussi accompagné d'une déformation d'où il peut résulter que le tube et la soupape peuvent n'avoir plus au bout d'un certain temps qu'un fonctionnement imparfait. 1968. Le ballon allemand (fig. 500), employé surtout dans les fabriques de sucre, pour les retours d'eau des chaudières à cuire dans le vide, se compose d'une caisse A cyHndrique, qui reçoit un tuyau B en communication avec l'appareil à purger et le tuyau C de purge ; ce dernier se recourbe verticalement dans l'axe de la caisse et se termine à une petite distance du fond où il s'appuie sur le fond d'un cylindre D ouvert par le haut et muni de guides que traverse le tuyau de purge. Cela posé, l'eau de condensation vient d'abord remplir l'espace annulaire laissé entre les deux cylindres et soulève le cylindre D qui, flottant, vient fermer l'extrémité du tuyau de purge, puis l'eau s'accumulant passe par-dessus le bord supérieur du cylindre D, tombe dans ce cylindre dont elle augmente le poids ; quand ce cylindre est presque plein, il redescend en vertu de son poids et l'orifice ouvert du tuyau de purge laisse passer l'eau de retour; le cylindre D, étant ainsi délesté, remonte, referme l'oriOce du tuyau, et ainsi de suite.
1969. Le purgeur automatique de MM. Geneste fds et Herscher frères, est plus spécialement employé pour le cas des chauffages à vapeur ; il est représenté figure 501 : dans une boîte en fonte se . trouvent un flotteur C et un contre-poids D placés aux extrémités d'une tige fixée sur un arbre horizontal ; cet arbre porte un pignon qui engrène avec une crémaillère à l'extrémité de laquelle est fixé un tiroir E qui démasque un orifice de sortie B ; l'appareil se réunit eu A
à la conduite de vapeur; quand l'eau monte dans la boîte, elle produit sur C une poussée qui fait ouvrir le tiroir, alors le niveau descend, et le poids P descend avec lui et referme le tiroir,
1970. Ilest toujours avantageux de se servir, autant qu'on le peut, des eaux de retour pour l'alimentation de la chaudière; car, nonseulement on utilise la chaleur que renferme cette eau, mais on évite encore les dépôts qui se forment toujours quand on emploie de l'eau qui n'a pas été distillée, dépôts qui exigent des nettoyages fréquents et qui produisent une altération rapide des chaudières. Maintenant, dans les grands chauffages, de petites machines à vapeur spéciales sont préférées aux autres modes d'alimentation.
1971. Il est bon, autant que possible, de faire circuler la vapeur dans le même sens que l'eau de condensation et, pour cela, de distribuer les pentes de telle façon que la vapeur aille en descendant dans les tuyaux de conduite ; cette disposition facilite l'écoulement de l'eau.
1972. Régulateurs de pression. — Dans un grand nombre d'industries où le chauffage s'exécute à la vapeur, il est nécessaire d'obtenir dans les appareils chauffés une pression et par suite une température constante, quelle que soit la pression dans le générateur. Cette condition est tout aussi indispensable à remplir lorsqu'il s'agit du chauffage de l'air, et chacun des appareils qu'il s'agit de chauffer doit être dans les mêmes conditions par rapport à la vapeur, quelle qu'en soit la distance au générateur. On emploie dans ces différents cas des appareils qui ont pour effet de maintenir la pression de la vapeur constante et qu'on nomme régulateurs ou détendeurs de pression.
1973. Le régulateur de M. Rolland consiste en un récipient posé sur la conduite et dans lequel l'arrivée de la vapeur se fait par un tube supérieur percé d'orifices latéraux ; à la partie supérieure du