‹ Traité de la chaleur considérée dans ses applications. 4. éd. publiéeChapitre 284 sur 298 · CIIAP. VI. — CALORIFÈRES A EAU CHAUDE A BASSE PRESSION · texte numérisé non relu

CIIAP. VI. — CALORIFÈRES A EAU CHAUDE A BASSE PRESSION

!""• de surface ; elles sont en communication par deux angles oppo-

Fiçi. 514.

ses avec deux tuyaux horizontaux. On fait les joints en interposant

Fig. 515. Pi9' ^16-

entre les collets une toile en fil de fer, enduite de mastic rouge ; ce mode de jonction a très-bien réussi. Ces appareils, quoique entière-

ment dépourvus de compensateurs, ne perdent pas, et les joints n'ont jamais besoin d'être réparés.

1996. Il y aurait un grand avantage à placer, entre les canaux rectangulaires parcourus par l'eau, et au milieu de leurs intervalles, des lames de tôle verticales qui s'échaufferaient par le rayonnement des surfaces de fonte et qui transmettraient ensuite la chaleur à l'air par le contact.

On peut facilement se rendre compte de la faible influence des variations de température sur les tuyaux de chauffage : supposons qre le tuyau inférieur horizontal communiquant avec le bas de la chaudière soit fixe; pour une variation de 100", la partie supérieure du tuyau d'ascension de l'eau chaude s'élèvera de 0°',0012 par mètre ; l'ensemble des tuyaux de descente s'élèvera moins; car si l'on suppose que l'eau rentre dans la chaudière à 30°, la température moyenne serait de 65°, et l'élévation par mètre, de 0,0012 . 0,65 = 0'",0008.

Ainsi il y aurait, dans le tube de communication du tuyau ascendant à l'appareil de chauffage, une flexion de 4 dixièmes de millimètre par mètre, flexion que peut très-bien supporter ce tuyau, s'il est assez long et surtout s'il est en tôle, pourvu que la hauteur de l'appareil soit peu considérable. Dans toutes les dispositions, si l'appareil de chauffage avait une grande hauteur, il faudrait faire le tuyau de communication en cuivre, et lui donner la forme d'une S, afin de faciliter le mouvement provenant des inégales dilatations des appareils de chauffage et de refroidissement.

1997. Il serait facile de disposer ces appareils de manière que le chauffage fût continu, ou du moins de manière que le foyer n'eût besoin d'être alimenté qu'à des intervalles assez éloignés. Toutes les dispositions que nous venons d'indiquer pourraient aisément être employées, ainsi que celles qui sont relatives aux calorifères à air chaud, en remplaçant les canaux destinés au chauffage de l'air par des canaux remplis d'eau qui communiqueraient avec la partie supérieure et la partie inférieure des réservoirs communiquant eux-mêmes avec la partie supérieure et la partie inférieure des tuyaux destinés au chauffage de l'air extérieur.

1998. MM. Thomas et Laurens ont construit, il y a un certain nombre d'années, dans une raffinerie de sucre, un calorifère à eau chaude, disposé d'une manière particulière. Ils avaient pour but d'utiliser la chaleur des eaux de condensation de deux appareils d'Howard, et de faire servir plusieurs fois la même eau à la condensation de la vapeur. On condensait par heure à peu près 900 kilogram-

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