CHAPITRE VI. — CALORIFÈRES A EAU CHAUDE A BASSE PRESSION
mes de vapeur, et l'eau de condensation était à 45°. Les figures 517 et 518 représentent une coupe verticale et une coupe horizontale de l'appareil. AA est un réservoir dont le fond est garni de douze tubes en cuivre ; il est placé dans une chambre en bois GG, ouverte en haut et en bas ; chacun de ces tubes en renferme un autre C, concentrique, qui s'élève au-dessus du réservoir ; à la partie inférieure, l'intervalle des tubes concentriques est fermé, et de petits tubes D, D... établissent une communication entre ces espaces annulaires et un tube I à trois branches horizontales H, H, H. L'eau chaudeest élevée dan s le réservoir A, au moyen d'une pompe, et s'y maintient à une hauteur sensiblement constante, au moyen du robinet à flotteur E, et du tuyau F qui sert de trop-plein ; l'eau chaude descend par les douze conduits annulaires, passe par les tubes D dans les tuyaux H, par lesquels elle s'écoule ; tandis que l'air extérieur monte dans les tuyaux C et se répand dans les greniers. Ces tuyaux renferment des plaques de zinc qui s'échauffent principalement par le rayonnement des tuyaux enveloppants, et qui transmettent ensuite cette chaleur à l'air par le contact.
1999. Les calorifères à eau chaude sont quelquefois placés dans les pièces mômes qui doivent être échauffées. Dans les serres, l'appareil se compose de la chaudière, et d'un tube peu incliné qui part du sommet de la chaudière, parcourt la longueur du bâtiment, et revient au bas de la chaudière.
2000. Chauffage des habitations par la circulation de tcau chaude. — Pour un bâtiment renfermant plusieurs étages, l'appareil comprend la chaudière, le tuyau d'ascension, le vase d'expansion, un certain nombre de poêles placés dans les pièces, et des tuyaux établissant la communication du réservoir avec les poêles. Ordinaire-
Péclet. II. 36
Fig. 517 et 518.
ment les poêles d'un môme étage se trouvent dans un même circuit communiquant avec le vase d'expansion et avec le bas de la chaudière.
La détermination des dimensions des différentes parties des appareils, pour obtenir un effet donné, est une question assez compliquée, si on veut la traiter d'une manière générale , mais qu'on peut facilement résoudre dans chaque cas particulier, de manière à obtenir une approximation suffisante.
2001. Les dimensions des chaudières doivent toujours être calculées pour le cas le plus défavorable, c'est-à-dire pour celui où il y a le plus de chaleur à produire. La surface de chauffe se calculera comme pour les chaudières à vapeur ; mais ici toute la surface de la chaudière devient surface de chauffe, et par conséquent, pour la production de la même quantité de chaleur transmise , la surface totale de la chaudière est plus petite que pour les générateurs. On parviendrait facilement à refroidir l'air brûlé à 100°, en plaçant le tuyau d'ascension dans la cheminée. Comme dans ces chaudières il ne se forme point d'autre dépôt que celui du carbonate de chaux tenu en dissolution par un excès d'acide carbonique qui se dégage au premier instant du chauffage, on peut employer des formes quelconques de chaudières. Dans certaines circonstances, les pressions qu'elles doivent supporter sont très-faibles; c'est ce qui arrive toujours quand les circuits n'ont qu'une petite hauteur et que les vases d'expansion sont ouverts. Quand le contraire a lieu, les pressions peuvent être très-grandes ; car chaque hauteur de 10 mètres dans la colonne d'ascension correspond à peu près à une atmosphère, et la pression pourrait être augmentée par la fermeture du tuyau d'ascension. Dans tous les cas il faut employer des chaudières de tôle, et la meilleure disposition consiste à la former de deux cylindres concentriques, avec foyer intérieur, et à faire passer ensuite l'air brûlé sur la surface extérieure. On pourrait aussi placer dans le cylindre intérieur des tuyaux courbes communiquant avec la chaudière en deux points inégalement élevés.
La figure .519 représente une coupe d'une chaudière verticale : A, foyer; BB, chaudière annulaire; C, C, tuyaux pleins d'eau fornîant des appendices à la chaudière ; D , tuyau d'ascension de l'eau chaude ; HE, tuyau de dégagement de l'air brûlé; FF, canal de desT cente de l'air brûlé ; G, canal conduisant l'air brûlé à la cheminée. Cette disposition a l'avantage de diminuer le volume de l'appareil de chauffage direct, par suite la perte de chaleur à travers la ma-